Tout vient à point à qui sait attendre. Cet adage, Eliaquim Mangala (29 ans) l’a fait sien ces derniers mois. Et le défenseur central français, arrivé à la mi-août libéré de son contrat par Manchester City, démarrera, sauf énorme surprise, le 8e de finale aller de Ligue des Champions du Valence CF sur la pelouse de l’Atalanta Bergame ce mercredi. Une première titularisation en C1 depuis le 6 décembre 2017 et une apparition avec Manchester City contre le Shakhtar Donetsk (2-1). Ezequiel Garay (33 ans) gravement blessé et Gabriel Paulista (29 ans) suspendu, il devrait donc être associé à un autre Tricolore, l’ancien Lyonnais Mouctar Diakhaby (23 ans), pour ce rendez-vous au sommet. Les circonstances offrent donc au joueur un retour sur le devant de la scène longtemps attendu.

Pendant de longs mois, le cas Mangala a été vu comme une énigme du côté de Mestalla. Jamais Marcelino, son entraîneur en début de saison, ne l’avait convoqué dans les 18 les jours de matches. Son successeur Albert Celades a lui aussi attendu de longues semaines avant de coucher son nom sur les listes de joueurs appelés. Lors d’une conférence de presse, fin septembre, ce dernier s’était montré plutôt clair. « L’explication est simple, des quatre centraux qu’il y a actuellement dans l’effectif, les trois que nous convoquons sont actuellement les meilleurs », expliquait-il. Ses partenaires, eux, louent son professionnalisme. « Mangala est un super professionnel : il arrive avant les autres à l’entraînement et reste à la fin des séances pour travailler encore », confie ainsi Geoffrey Kondogbia dans l’édition du jour de La Gazzetta dello Sport.

Il a travaillé et attendu son tour

L’international tricolore (8 sélections), lui, ne s’est jamais affolé. « Cette blessure m’a permis de me découvrir. J’ai totalement appris à lâcher prise. Je vais peut-être en choquer certains, mais, finalement, cette blessure, c’est comme une bénédiction », confiait-il récemment. Dès son arrivée, l’ancien du Standard de Liège s’est entraîné normalement et a suivi le programme convenu avec le club che - une sorte de préparation foncière - pour revenir au même niveau physique que ses partenaires. Conscient que ses coéquipiers en défense assuraient la plupart du temps, il n’a pas voulu brûler les étapes, ne se plaignant jamais. Il a continué à travailler durement pour être à 100% et pouvoir être le plus performant possible lorsque l’occasion se présenterait. Pleinement remis des pépins physiques, qui l’ont éloigné des terrains pendant près de deux ans, il est apparu à 5 reprises toutes compétitions confondues (4 titularisations).

Vendredi soir, contre l’Atlético de Madrid (2-2, 24e journée de Liga), il a commencé la partie. Un match plutôt correct vu son manque de rythme et la qualité de l’opposition. Face à l’attaque de feu des Transalpins (la meilleure de Serie A avec 63 réalisations au compteur), il subira un nouveau test grandeur nature. Quelques jours avant d’enchaîner, sûrement, une troisième titularisation contre la Real Sociedad (25e journée de Liga), Gabriel Paulista étant suspendu. Le moment idéal pour montrer que Valence, avec qui il s’est engagé jusqu’en juin 2021, peut compter sur lui. Longtemps attendue, l’heure d’Eliaquim Mangala est enfin venue. On se souviendra qu’à Porto, le natif de Paris avait profité de la blessure de l’un des titulaires, le Brésilien Maicon, pour enfin avoir sa chance avec les Dragões. Il n’avait ensuite plus bougé du onze type. Bis repetita ?