Le 16 avril dernier, la Ligue 1 avait été le théâtre d’un piètre spectacle au stade Furiani à l’occasion du match entre Bastia et l’Olympique Lyonnais. Arrêtée à la mi-temps après de nombreux débordements venus des tribunes, la rencontre comptant pour la 33e journée de championnat ne sera pas rejouée. Hier, la commission de discipline de la LFP a en effet donné les trois points de la victoire aux Gones sur tapis vert. Une décision qui permet à l’OL de prendre quatre points d’avance sur Bordeaux. De quoi donner davantage d’air aux septuples champions de France dans la bataille pour la quatrième place, en attendant la prochaine journée de championnat (l’OL recevra Nantes dimanche prochain).

Invités à réagir sur l’annonce du verdict rendu par la LFP, les Lyonnais n’ont pas été surpris par leur victoire sur tapis vert. « C’est une décision juste. Je pense que tout le monde s’y retrouve. On a récupéré les trois points et eux évitent une sanction encore plus lourde. C’est une sanction logique. (...) Je ne me serais pas senti d’aller retourner jouer là-bas. Je n’ai pas envie. Oublier ? Non. C’est compliqué. Quand on est joueur professionnel, voir ce genre de choses c’est compliqué. », a ainsi déclaré Anthony Lopes en conférence de presse.

Lopes ne voulait pas rejouer à Bastia

Et si les propos de Lopes ont le mérite d’être clairs, Bruno Genesio a tout de même tenu à apporter quelques bémols à cette décision. « Pour nous, c’était important de prendre ces trois points. Compte tenu des événements, ça me paraît plutôt justifié, même si, malheureusement pour Bastia, c’est une poignée d’imbéciles qui pénalisent le club. Le problème n’est pas Bastia ou Lyon. Le problème est plus global. Il faut trouver des solutions pour éviter que ça se reproduise. Les joueurs de Bastia, notamment Leca, ont été plutôt exemplaires sur la suite. (..) De toute façon, on ne pouvait pas y retourner de suite. Je n’ai pas le sentiment d’être content. Je suis simplement attristé par ce qu’il se passe dans le foot. On est passionné par le sport. Une bande d’imbéciles noircissent ça. Je n’ai pas vécu ça complètement comme mes joueurs. Ils ont été plus traumatisés, c’était une bataille de rue. »

Et les Corses dans tout ça ? Alors que le club n’a toujours pas publié de communiqué pour exposer son sentiment face à la sanction, l’entraîneur du SCB Rui Almeida s’est exprimé à ce sujet ce vendredi en conférence de presse. « On va rester focalisés sur les choses que nous pouvons contrôler. (...) Sur les sanctions, on ne peut rien faire. Il faut regarder ce qu’on peut faire. (...) Je croyais qu’il restait quatre matchs à jouer. Il en reste trois. J’en jouerai trois. » Mais si le technicien portugais n’a pas voulu faire de vague, nous vous révélions hier que la formation insulaire ne compte pas en rester là et prépare déjà sa contre-attaque.