« Quand tu perds à la maison, les supporters ont le droit d’exprimer leur frustration, c’est totalement normal. On accepte, on peut seulement continuer à travailler. Les défaites sont ma responsabilité. » Tels sont les premiers mots d’André Villas-Boas au coup de sifflet final de la rencontre perdue par l’Olympique de Marseille face au Stade de Reims (0-2). Au-delà du score, la prestation olympienne a été inquiétante. « Inquiétant », ce n’est pas l’avis du coach. Interrogé au micro de Canal + à l’issue de ce premier revers de la saison, le Portugais a tenté d’expliquer les raisons de cette contre-performance.

« Le point fort de Reims cet après-midi, ce sont les transitions. Ils ont fait le jeu qui est le leur avec succès et efficacité, avec des transitions qui ont découlé sur les buts. Ce qui a manqué aujourd’hui à Marseille, ce sont des solutions en attaque (Germain a été transparent, Payet et Radonjic n’ont pas trouvé la solution). La possession, le jeu sur les côtés, pour entrer et trouver de la profondeur. On est tombé sur une équipe compacte, bien organisée défensivement, et qui s’est rapidement projetée en attaque », a-t-il d’abord constaté.

La volée de Kevin Strootman, un tournant

Plus que la belle prestation rémoise à l’Orange Vélodrome cet après-midi, qui fait écho à l’épopée champenoise entrevue la saison dernière (8e place finale), c’est la copie rendue par l’OM qui pose question. Un problème d’état d’esprit ? Face à cette question, AVB a coupé court. « Je ne suis pas d’accord. On n’a pas trouvé la solution offensive. Mais je ne suis pas d’accord sur le fait qu’on a eu moins d’envie. Ils ont bien défendu, avec un bloc très bien organisé. La fatigue mentale s’est ensuite fait sentir, » a-t-il tenté d’expliquer. Mais le score aurait pu être différent si Kevin Strootman n’avait pas trouvé le montant.

Sur l’action précédant l’ouverture du score rémoise de Boulaye Dia, le milieu de terrain néerlandais a repris un centre de Nemanja Radonjic et envoyé le ballon sur le montant du portier serbe du SDR, Predrag Rajkovic. Indéniablement le tournant de la rencontre. Le coach olympien est donc revenu sur cet épisode, qui aurait pu tout changer. « Le ballon de Kevin, cela aura pu être un but. On a frappé le poteau. Peut-être que c’est le tournant du match. Peut-être qu’il a été surpris d’être seul. Reims joue bien au ballon. On a payé après cette situation », a-t-il conclu. Désormais, André Villas-Boas et son équipe vont devoir rapidement tourner la page. Et il faudra se racheter dès samedi prochain à Nantes.

10% sur tout Foot.fr avec le code FM10