Unai Emery se serait bien passé de la sortie médiatique de Thiago Silva après le match face à Amiens. L’entraîneur du PSG répond aux questions sur les retards d’Edinson Cavani et de Javier Pastore depuis la reprise des rencontres et il pensait avoir fait le tour de la question, jusqu’à ce que son capitaine relance le débat et pousse Javier Pastore à le contredire. Dès lors, il a encore dû commenter ce sujet en conférence de presse, à deux jours du déplacement à Nantes. « Les joueurs sortent pour parler aux journalistes, de l’actualité et du match. Les joueurs parlent librement des choses qui sont dans le groupe. Pour moi, c’est la normalité. Il faut continuer le travail, l’aspect positif, être ensemble. »

Pour l’entraîneur du PSG, il n’y a aucun problème au sein du groupe parisien. « Nous voulons maintenir la tranquillité, à l’extérieur et à l’intérieur. Les choses qui peuvent se passer, c’est vrai qu’en interne, nous parlons pour améliorer, pour avoir la normalité à l’intérieur. Pour moi et le groupe le plus important, ce sont les matches. Les joueurs qui arrivent en retard, c’est 10% des choses qui se passent. Le plus important, c’est qu’ils récupèrent pour revenir dans le groupe, qu’ils travaillent pour aider le groupe. » Emery préfère donc minimiser les récents événements, auxquels Antero Henrique a enfin réagi.

« Nous savons bien qui veut déstabiliser mais nous sommes forts »

Mais les dossiers chauds s’accumulent au PSG, avec également la Une de Marca au sujet d’un possible transfert de Neymar au Real Madrid l’été prochain. Pour Emery, il s’agit avant tout d’une manœuvre venant d’Espagne pour déstabiliser le PSG avant la double confrontation face au club merengue. « Je sais qu’à l’extérieur, ça peut déstabiliser, il y a un intérêt contre nous. Quand tu lis le premier journal d’Espagne, c’est pour parler du Real Madrid qui veut Neymar. Mais ça ne nous perturbe pas. Nous savons bien quel est notre chemin. Nous savons bien qui veut déstabiliser mais nous sommes forts. Les gens de l’extérieur qui veulent rentrer à l’intérieur du club, nous nous en protégeons bien. On va retrouver la normalité », a lancé Emery.

Ce qui n’a pas empêché l’entraîneur espagnol de faire une moue dédaigneuse lorsqu’une journaliste espagnole l’a invité à commenter la Une de Marca. Emery s’est alors levé pour quitter la salle. Nul doute que les médias espagnols s’empareront de cette réaction pour accentuer encore un peu plus la pression sur le PSG à quelques semaines de ce huitième de finale si important en Ligue des Champions.