Cette fois, c’est enfin terminé. Refroidi par l’échec des négociations entre le FC Nantes et l’Olympique de Marseille lors du dernier jour du mercato, Valentin Rongier bénit depuis la possibilité pour un club de pouvoir engager un joker une fois le mercato achevé. Après une nouvelle journée intense entre les deux parties, le milieu de terrain a enfin pu officiellement signer en faveur de l’OM. Un dossier pénible sur lequel le président olympien Jacques-Henri Eyraud et son directeur sportif Andoni Zubizarreta auront tout le loisir de s’expliquer ce mercredi à partir de 12h30, heure à laquelle est prévue la conférence de presse de présentation du natif de Mâcon.

Engagé en échange d’un chèque de 13 millions d’euros plus deux de bonus liés à une éventuelle qualification en coupe d’Europe (et 50 % de la plus-value éventuelle dont la somme est plafonnée à 8 M€), Rongier se souviendra longtemps du départ de son club formateur. Waldemar Kita aussi. Pas mécontent d’annoncer aux médias hier soir dans la nuit qu’un accord de principe avait été trouvé, le patron des Canaris n’a pas lâché d’un iota face à Eyraud. Cependant, le dirigeant nantais n’a pas apprécié la façon de faire de ses homologues phocéens. Et il l’a fait savoir dans un entretien accordé à L’Equipe.

Kita n’a pas aimé la façon de faire de l’OM

« Dans les affaires, on n’est pas obligés d’être d’accord mais ce n’est pas pour ça qu’on ne peut pas respecter l’autre partie. (...) À un moment donné, Marseille nous a quand même un peu manqué de respect. Ce n’est pas comme ça qu’on fait. Je comprends qu’on puisse voir le joueur avant, s’il veut venir négocier certaines choses. Mais pas de cette façon. Ce n’est pas sérieux. » Déçu du comportement marseillais, Kita n’a pas oublié non plus d’adresser un petit tacle à son ancien joueur. La raison ? Le choix de Rongier de se rendre à Marseille lors du dernier jour du mercato alors qu’aucun accord n’avait été trouvé entre les deux clubs.

« Je n’ai pas souhaité qu’il parte tout de suite, mais je ne pouvais pas intervenir. Les joueurs font ce qu’ils veulent. » Une version contredite depuis hier par le clan du milieu de terrain qui affirme avoir eu le feu vert de Kita. Enfin, l’homme d’affaires franco-polonais s’est expliqué sur les 2 M€ de bonus « de pénalité » négociés avec l’OM. Obligé de négocier le départ de Rongier à la dernière minute, le FCN déplore le timing et affirme qu’il n’a pas eu le temps de se retourner pour engager un remplaçant. Et si certains observateurs s’étonnent de cet argument en raison du recrutement de Ludovic Blas, Kita confirme qu’il souhaitait surtout enrôler Adrien Trebel (Anderlecht). « Oui, c’était le garçon qu’on souhaitait absolument prendre. On n’a pas pu à cause de Marseille. C’est la raison pour laquelle on a ajouté aujourd’hui (mardi) des indemnités de pénalité ». Décidément, il y aura toujours un déçu dans cette affaire.

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