Déjà assuré de terminer premier de son groupe A en Ligue des Champions, le PSG ne vit pourtant pas une période de tout repos. Déjà depuis plus d’un mois, le jeu n’est pas au rendez-vous. Même si Tuchel a un temps récupéré bon nombre de blessés, il ne parvient pas à mettre en place l’intensité souhaitée durant les matches. L’équipe se trouve régulièrement coupée en deux entre le noyau dur du collectif et les trois joueurs offensifs. Résultat, les trois attaquants jouent souvent une partition individuelle.

Thomas Tuchel semble également perdre doucement le fil et le contrôle de son vestiaire. Depuis quelque temps déjà, des bruits remontent à l’oreille des médias contestant les ordres du technicien allemand. Dernier exemple en date, la sortie tumultueuse de Kylian Mbappé à Montpellier. Alors qu’il ne restait que deux petites minutes de temps additionnel, le Français est sorti en montrant son mécontentement. Son entraîneur en personne est venu détendre l’atmosphère. Certains y ont vu une forme de soumission mais Tuchel a tenu à dégonfler la polémique naissante en conférence de presse ce mardi à la veille de la rencontre de Ligue des Champions face à Galatasaray.

Tuchel calme le jeu

« Ce n’est pas trop difficile (le cas Mbappé à gérer), mais il a une mentalité spéciale. C’est absolument normal. (...) Il veut toujours gagner, il n’aime pas sortir, mais il doit accepter. C’est mon choix, il doit accepter. C’est aussi nécessaire de montrer du respect pour les gars qui rentrent. Parfois, ce sont des changements tactiques. Je sais que le joueur n’aime pas, mais je ne le prends pas personnellement. Ce n’est pas grand-chose entre nous. Il était déçu, mais après une minute c’est totalement oublié parce qu’il aime Choupo-Moting aussi, pour moi, et il doit montrer du respect » a assuré le coach allemand.

Cette sortie à Montpellier est déjà la deuxième de suite pour Mbappé après celle contre Nantes (à la 78e minute) et cela commence à l’agacer d’être celui qui doit céder sa place pour le turn-over. Le PSG, et Tuchel, se seraient sans doute bien passés de cet épisode alors que le fond de jeu n’est pas au rendez-vous et que les négociations battent leur plein pour essayer de prolonger (sous contrat jusqu’en 2022) le champion du monde. Et même si le coach parisien souhaite arrondir les angles, il n’a pas encore décidé de faire jouer son joueur face aux Turcs. « On décidera demain matin. »