La victoire de ses hommes contre Northampton Town (3-1) en coupe de la Ligue anglaise n’y a rien changé. Depuis qu’il a été officiellement nommé entraîneur de Manchester United, José Mourinho n’a pas attendu bien longtemps pour faire parler de lui. Et comme bien souvent, le coach portugais aime se répandre dans la presse lorsque les choses ne vont pas. Quitte à égratigner certains de ses joueurs ou à faire de l’arbitre du match perdu l’un des coupables parfaits. Un festival de déclarations qui a débuté juste après le derby de Manchester perdu face à City (1-2) le 10 septembre dernier.

« Honnêtement, j’ai deux ou trois joueurs durant la première mi-temps qui, si le match avait eu lieu maintenant, je saurais exactement ce qu’ils allaient faire donc je n’aurai pas dû les faire jouer. Ils ne m’ont pas donné ce que j’attendais d’eux. C’est de leur faute. C’est aussi la mienne. Nous sommes très déçus du résultat, mais je suis aussi très déçu par deux décisions de Mark Clattenburg (l’arbitre de la rencontre, Ndlr). Il y avait un penalty et un carton rouge sur le tacle de Bravo. Il y avait aussi cette faute qui aurait dû nous donner un penalty. Même les meilleurs arbitres font des erreurs. » L’homme en noir, cible favorite du manager mancunien. « Pendant la première mi-temps, pendant environ 25 ou 30 minutes, on a vraiment mal joué, mais c’est quelque chose qu’on peut contrôler. On peut travailler dessus et nous améliorer, mais l’erreur de l’arbitre et du juge de touche, ce n’est pas sous mon contrôle. Je ne peux rien faire pour qu’ils progressent », a-t-il déclaré après le revers concédé sur le terrain de la modeste équipe de Watford (1-3).

Mourinho tacle les Einstein

Désigner un joueur coupable, un exercice que Mourinho maîtrise à merveille. Toujours après la défaite subie contre Watford (1-3), c’est le latéral Luke Shaw qui en a pris pour son grade. « Sur le deuxième but, Amrabat reçoit le ballon et notre latéral gauche (Shaw) est à 25 mètres de lui, au lieu de 5. Mais même à 25 mètres, il faut sauter et aller presser, mais non, nous on attend ». Critiquer publiquement un joueur, un choix sans doute fait pour piquer a vif l’intéressé, mais aux conséquences pas toujours assurées. Ses attaques envers Iker Casillas ou Sergio Ramos lors de son passage au Real Madrid en sont le parfait exemple.

Enfin, le Special One n’a pas oublié d’envoyer quelques piques aux médias et autres consultants. Chahuté après cette série de trois revers consécutifs, le Lusitanien n’a pas vraiment apprécié. « Nous avons eu une mauvaise semaine. Je sais que le monde est plein d’Einstein. Je sais qu’ils ont essayé d’effacer 16 ans de ma carrière. Ils ont essayé d’effacer l’incroyable histoire de Manchester United et de parler uniquement d’une mauvaise semaine avec trois mauvais résultats. Mais c’est le football d’aujourd’hui, c’est rempli d’Einstein ». Et nul doute que ces savants sauront en remettre une couche en cas de contre-performance face au champion d’Angleterre en titre Leicester samedi prochain.