C’est l’histoire d’une greffe qui a d’abord parfaitement prise, avant d’être rejetée. Nommé en 2016 à la suite de Guus Hiddink, qui avait joué le rôle d’intérimaire après le limogeage de José Mourinho, Antonio Conte avait réalisé des débuts fracassants en Premier League, face à une adversité redoutable, puisque Pep Guardiola et José Mourinho avaient été nommés dans les deux clubs de Manchester. Une première saison quasiment parfaite, avec le titre de champion à la clé, conquis notamment grâce à la refonte tactique réalisée par le tacticien italien.

Malheureusement, la deuxième saison n’a pas été du même acabit. Avec la Ligue des Champions au programme, les joueurs de Chelsea ont vite décroché de l’exigeante méthode Conte. Joueurs usés, management critiqué et tension avec la direction ont rythmé la deuxième année de l’ancien coach de la Juventus sur le banc londonien. Ses critiques récurrentes sur la gestion du mercato ont vite agacé Roman Abramovitch et il ne faisait guère de doute sur l’issue du feuilleton.

Conte a agacé Abramovitch

C’est aujourd’hui officiel, Antonio Conte n’est plus l’entraîneur de Chelsea, alors qu’il était présent lundi dernier pour la reprise de l’entraînement. « Chelsea et Antonio Conte se séparent. Durant son passage au club, nous avons gagné notre sixième titre de champion d’Angleterre et notre huitième FA Cup. (...) Nous souhaitons à Antonio du succès pour la suite de sa carrière », peut-on lire sur le communiqué du club anglais. La direction espérait le voir partir de son plein gré, mais Conte n’a pas été appelé ailleurs et attendait patiemment qu’on le limoge. Car Chelsea avait assuré ses arrières en se mettant d’accord avec l’entraîneur de Naples, Maurizio Sarri. Ce dernier était en salle d’attente depuis des semaines, et va donc pouvoir être officiellement intronisé.

La situation se décante donc enfin pour les Blues, alors que la saison de Premier League reprend dans 30 jours et que le mercato estival ferme ses portes le 9 août prochain. Chelsea va avoir du pain sur la planche pour rattraper son retard et initier les mouvements déjà validés par Sarri (on pense par exemple à Jorginho, ou encore Higuain et Rugani). Conte, lui, a vu le poste de sélectionneur italien lui filer sous le nez. Une année sabbatique semble se profiler.