Pavel Nedved, Jan Koller, Tomas Rosicky... La sélection de République Tchèque a connu bien des talents durant cette dernière décennie. Un autre joueur s’est distingué, à savoir Milan Baros. Formé au Banik Ostrava, l’attaquant fait ses gammes dans cette écurie, auteur de 23 buts en trois saisons passées là-bas. Un bilan pas vraiment transcendant mais honorable, qui lui vaut d’attirer l’attention d’un grand d’Europe, à savoir Liverpool. Le natif de Valašské Meziříčí débarque à Anfield Road en même temps qu’un certain Nicolas Anelka et, si le Français ne brille pas sous les ordres de Gérard Houllier, lui a la cote chez les Reds, dont il portera le maillot quatre exercices durant.

Si, là encore, ses qualités de goleador ne sautent pas aux yeux avec seulement 27 réalisations, sa capacité à se battre sur le front de l’attaque et son activité lui valent d’être un joueur estimé, même sous la houlette de Rafael Benitez. C’est alors l’occasion pour lui de garnir son palmarès, remportant notamment la Ligue des Champions en 2005, soit une saison après avoir réalisé un Euro exceptionnel avec sa sélection nationale, meilleur buteur du tournoi en ayant trouvé le chemin des filets à cinq reprises. Mais toutes les bonnes choses ont une fin dit-on, et l’international tchèque (93 capes, 41 buts), quitte Liverpool pour Aston Villa. Une expérience pas vraiment inoubliable, et Baros finit par prendre la direction de l’Hexagone et de l’Olympique Lyonnais, John Carew rejoignant lui les Villans.

Et si, avec deux titres de champion et une Coupe de France, l’avant-centre peut se satisfaire de ce bilan, difficile pour autant de se réjouir de ses performances, lui qui n’a jamais vraiment convaincu, son plus grand fait d’armes restant même son excès de vitesse, flashé à 271 km/h au volant de sa Ferrari ! Prêté dans un premier temps à Portsmouth sans marquer le moindre but, il signe ensuite à Galatasaray pour se relancer. Auteur de 28 buts en trois saisons, l’attaquant peut avoir le sourire. Et pourtant, depuis le début de la saison, Baros n’a pas eu le moindre match à se mettre sous la dent. Et si un départ pourrait être à l’ordre du jour, l’ancien Gone s’occupe comme il peut en attendant, lui qui a ainsi offert 40 000 € à son club formateur du Banik Ostrava, désormais au bord de la faillite. Un beau geste.