Ligue 1

OL : la diatribe délirante de John Textor qui fustige la DNCG !

Evincé en eau de boudin de la présidence de l’OL après une relégation administrative prononcée contre le club en juin dernier, John Textor est sorti du silence ce dimanche sur les ondes de RMC. Une sortie assez lunaire dans laquelle l’Américain explique qu’il n’a fait que sauver le club sportivement et que la DNCG n’a pas tenu ses engagements.

Par Chemssdine Belgacem
5 min.
John Textor président de l'OL @Maxppp

Depuis juin dernier, John Textor n’est plus à la tête de l’OL. Actionnaire majoritaire d’Eagle, l’Américain a été remplacé par Michele Kang qui a permis au club rhodanien de remporter son appel avec la DNCG et d’être maintenu dans l’élite après une relégation administrative prononcée contre le club suite à des bilans financiers désastreux sous la présidence de John Textor. Discret depuis son retrait de l’OL l’Américain s’est exprimé longuement sur les ondes de RMC au sujet de son départ et a tenu à se défendre sur son mandat. Et ses propos ont de quoi provoquer l’ire des supporters lyonnais tant le businessman continue de se dédouaner et explique avoir fait de bonnes choses à Lyon, quelques mois après avoir failli provoquer la chute du club.

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John Textor accuse la DNCG d’avoir voulu nuire à l’OL

Une version que conteste l’intéressé. Affirmant que le club avait largement les finances pour être maintenu dès le 24 juin, John Textor a expliqué au micro de «Rothen s’enflamme» qu’il n’avait pas compris la volte-face de la DNCG qui lui aurait donné son feu vert dès le 20 mai avant de changer d’avis un peu plus d’un mois plus tard : «le 20 mai, la DNCG nous donne son total feu vert en disant ‘John, tout va bien’. Les supporters peuvent m’en vouloir de ne pas avoir été bon un mois plus tard, mais il faut regarder ce qu’il s’est passé entre le 20 mai et le 24 juin. Le 20 mai, nous avons le feu vert. Nous n’avons fait qu’augmenter tous nos chiffres le mois suivant : nous avons rajouté 25 millions de cash supplémentaire, nous avons vendu Rayan Cherki pour 30 millions. Nous arrivons le 24 juin avec des chiffres encore meilleurs que le mois précédent. Il faut demander à la DNCG comment nous pouvons avoir le feu vert le 20 mai et nous sommes relégués le 24 juin.»

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Un épisode que n’a pas digéré l’intéressé. Décidément frustré et très remonté par la décision du gendarme financier du football français qui a acté son éviction de la présidence de l’OL, Textor a expliqué qu’il comprenait que les supporters l’aient pris en grippe suite à cette décision qu’il juge surprenante tant il a permis à Lyon d’assainir ses finances : «les réductions de dépenses ont été si importantes aux printemps 2024 et 2025. Donc quand vous arrivez au 30 juin 2025, vous avez une baisse de 40% de la masse salariale, une réduction importante grâce au travail accompli. Nous avons présenté à la DNCG, en mai et juin, un projet viable. Les supporters ne le savent pas. Tout ce qu’ils voient, c’est la relégation administrative, évidemment qu’ils sont en colère. Ce que j’ai dit, c’est que nous avions assez d’argent pour soutenir ce modèle, et c’est le cas.»

John Textor affirme qu’il a rendu l’OL meilleur durant son passage

En attendant, les bilans financiers de l’OL ne donnent pas raison à l’ancien président de l’OL. Fin novembre, l’Olympique Lyonnais a publié son dernier compte de résultat sur la saison 2024-25, soit le dernier sous l’ère John Textor. Et les chiffres ont de quoi faire peur, puisqu’ils montrent un résultat net déficitaire de 201,2 millions d’euros sur la saison 2024-25, contre –25,7 millions l’année précédente. Soit 176 millions de plus que la saison précédente. Du jamais-vu dans l’histoire récente de l’OL. Une réalité que dément Textor : «nous avons ramené des capitaux pour rembourser des dettes. Il y a des limites à ce qu’on peut faire concernant les profits et les pertes en France. Les pertes continueront pour ce genre de clubs, il faut toujours plus de capital. Ce que nous n’avons pas réglé… en même temps nous avons ramené des talents, nous avons réduit les dépenses mais nous avons eu des vents contraires. Nous avons perdu énormément d’argent sur la question des droits TV. Depuis que je suis arrivé, j’ai augmenté les revenus chaque année. Mais les supporters ne le savent pas.»

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Lancé dans un discours qui vise à le faire passer pour le grand sauveur d’un OL en danger à son arrivée, l’Américain a expliqué qu’il a simplement rendu l’OL meilleur durant son passage et qu’il a été forcé d’investir pour aider des Gones au bord du précipice après une fin de mandat difficile de Jean-Michel Aulas d’après lui : «si vous regardez les chiffres de 2023-2024 par rapport à ceux de 2022-2023, en prenant compte pour chacun d’eux des ventes de 40 ou 50 millions sur le mercato, si vous enlevez ces tours de magie de l’équation et que vous regardez le cœur des revenus de l’OL, c’est environ 250 millions d’euros. Sous ma présidence, ces chiffres ont augmenté à 270. J’ai en fait augmenté les revenus quand les droits TV étaient en train de dégringoler. J’ai rendu l’équipe meilleure, j’ai ramené la Ligue Europa. Nous avons augmenté chaque ligne comptable sur laquelle je pouvais agir».

Pour conclure, Textor a finalement fait comprendre qu’il était dos au mur et qu’il ne pouvait que composer avec les chiffres de l’ancien propriétaire, à savoir Jean-Michel Aulas. «L’interdiction de recrutement avait été décidée sur des chiffres de l’ancien propriétaire. J’ai dû composer avec ça. Devrais-je laisser l’équipe être reléguée ou mettre davantage d’argent ? Dans le foot, vous ne pouvez pas simplement vous débarrasser des joueurs, vous ne pouvez pas arrêter de payer les joueurs, ils ont des contrats, donc il faut des dépenses supplémentaires. Nos salaires ont augmenté à ce moment-là. Non seulement nous avons évité la relégation mais nous avons atteint la Ligue Europa». Des propos qui pourraient faire jaser chez les supporters lyonnais.

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