Italie - Albanie : les notes du match

Par La Rédaction FM
11 min.
L'Italie contre l'Albanie @Maxppp

Tenante du titre, l’Italie faisait son entrée en lice dans l’Euro 2024 contre l’Albanie, sur la pelouse du Signal Iduna Park de Dortmund. Menée rapidement, la Nazionale a renversé la vapeur pour s’imposer dans cette 1ère journée du groupe B (2-1).

Après la flamboyante victoire de l’Espagne contre les Croates (3-0), l’Italie faisait maintenant son entrée en lice dans ce groupe B très relevé et devait se défaire de l’Albanie emmenée par l’ex-coach de l’OL, Sylvinho. Et si le Brésilien optait pour une composition classique par rapport aux derniers matches, Spalletti alignait d’entrée Di Lorenzo, Bastoni, Dimarco, Barella et Pellegrini. Et il n’aura pas fallu attendre bien longtemps pour voir le match s’animer. Grâce à une incroyable boulette de Federico Dimarco, Bajrami a mis seulement 23 secondes pour tromper Donnarumma et ouvrir le score. Une entame de match catastrophique, qui n’a étonnamment pas inquiété la Squadra Azzurra puisqu’un centre de Pellegrini trouvait la tête de Bastoni pour rapidement égaliser (1-1, 11e).

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Classement live

Cinq minutes plus tard, Scamacca voyait sa frappe être contré par la défense albanaise, mais derrière, Barella pouvait décocher une lourde frappe pour prendre l’avantage (2-1, 16e). Les Italiens ont ensuite largement dominé et auraient même pu alourdir le score, mais Frattesi et Scamacca trouvaient un Strakosha vigilant (33e et 40e). Après la pause, le rythme est redescendu et s’ils dominaient tranquillement le ballon, les Champions d’Europe peinaient à créer du danger devant le but. De leur côté, les Shqiponjat n’y arrivaient plus après la pause et étaient spectateurs des belles sorties de balle italiennes. Un scénario suffisant pour Luciano Spaletti et ses hommes qui l’emportent et réussissent leur entrée, avant le choc contre l’Espagne jeudi. Grâce à un sauvetage de Donnarumma en fin de match devant Manaj (90e). L’Albanie de Sylvinho devra espérer mieux contre la Croatie pour la deuxième journée de cet Euro 2024, déjà très plaisant.

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L’homme du match

- Nicolò Barella (8) : profitant d’une mauvaise relance de Broja, le milieu de l’Inter a déclenché une grosse frappe de l’extérieur qui s’est logée dans les cages de Strakosha pour permettre à la Nazionale de prendre les commandes. Moteur de l’équipe, il a tout simplement été partout. Indispensable dans la construction et le collectif de l’équipe, il a touché plus de 100 ballons et délivré plus de 110 passes, réussissant presque toutes ses tentatives avec un taux de succès à 98% dans cet exercice. Très peu de pertes de balles ou de fautes, il a pris les bonnes décisions rapidement pour fluidifier le jeu offensif. À l’heure de jeu, Barella avait déjà tenté 100 passes dont 98 réussies. Remplacé par Folorunsho à la 90e+2

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Italie

- Donnarumma (5) : fusillé sur sa ligne par Bajrami dès la première minute, le gardien du PSG n’a rien eu à faire de plus en première période, l’Italie ayant été dominatrice pendant tout le premier acte. De même en seconde période. Match très calme pour Gigio.

- Di Lorenzo (6) : quelle présence offensive du joueur napolitain. Voilà la définition d’un latéral complet au four et au moulin. Avec plus de 120 ballons touchés et plus de 100 passes tentées, Di Lorenzo a joué un rôle décisif dans la prestation collective offensive de l’Italie qui a dominé toute la rencontre. Beaucoup de centres réussis et importants pour trouver ses coéquipiers dans les airs. En défense, il termine avec deux dégagements et trois interceptions. Il a rempli à merveille son statut.

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- Calafiori (6) : pour sa première sélection en compétition officielle avec l’Italie, le défenseur de Bologne a réalisé une grande prestation remplie de maturité. Serein dans ses décisions, propre sur ses relances et solides dans ses interventions, il a rendu une copie défensive complète sans fausse note malgré son jeune âge. Six duels gagnés sur neuf, au sol comme dans les airs, il a imposé sa patte dans la défense. Malgré un carton jaune pris, il a commis peu de fautes.

- Bastoni (6,5) : auteur du but égalisateur qui a remis l’Italie sur de bons rails, le roc de l’Inter a parfaitement rempli son rôle défensif en remportant la majorité de ses duels. Pas trop inquiété en première période, il a continué son formidable travail en seconde période pour dégoûter les joueurs albanais sur leurs rares occasions créées. Avec trois dégagements, un tir bloqué, deux fautes subies et trois duels remportés sur quatre, il n’a pas faibli devant les attaquants albanais.

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- Dimarco (4,5) : énorme erreur du latéral de l’Inter qui a complètement loupé sa touche dès la 23ème seconde, offrant un but à Bajrami qui a ouvert le score rapidement pour l’Albanie. Il s’est néanmoins assez vite bien rattrapé, notamment avec ses montées offensives sur le côté. Toujours précieux sur les centres ou dans les remises dans l’axe, il s’est fait pardonner en jouant collectif. Remplacé par Darmian à la 83ème

- Barella (8) : voir ci-dessus

- Jorginho (7) : les compétitions officielles se suivent et se ressemblent avec l’Italie pour le joueur d’Arsenal. Comme souvent, Jorginho se montre décisif avec la Nazionale dans les grosses rencontres. A l’image de la prestation de Barella, le Gunner a touché près de 140 ballons également avec un total de passes réussies de 96%. Il a su donner les ballons dans le bon tempo en jouant avec le rythme de la construction. Pas de prise de risque, un jeu propre pour contrôler la possession.

- Frattesi (5): un peu plus discret et hésitant dans l’axe italien, le milieu de l’Inter a alterné entre de belles séquences et des moments moins efficaces. Il touche le poteau (35e) après une formidable séquence collective. Pas de grosse erreur dans sa production mais il a semblé parfois un peu perdu dans le système de Spaletti. Il a terminé avec une dizaine de ballons perdus. Néanmoins, il a toujours tenté de se démarquer et de proposer des solutions dans l’entrejeu.

- Chiesa (7) : toujours très remuant sur le côté, il a été très décisif dans la construction offensive de son équipe. A plusieurs reprises, il a effacé facilement ses vis-à-vis. Souvent blessé ces dernières années, c’est le Chiesa en pleine forme qui a foulé la pelouse de Dortmund ce soir. Percutant, provocateur et propre, il a éclaboussé la rencontre de son talent. Remplacé par Cambiaso à la 77ème

- Pellegrini (6) : après un corner joué à deux, le joueur de la Roma a parfaitement déposé le cuir sur la tête de Bastoni au second poteau, permettant à l’Italie d’égaliser rapidement. Impliqué dans la plupart des séquences offensives de son équipe, il a joué un rôle important en alternance en l’axe et le côté droit et gauche pour venir en aide aux latéraux. Il a reçu à passer tous les centres qu’il a tenté. Il reçoit néanmoins un carton jaune en première période. Remplacé par Cristante à la 77ème

- Scamacca (5) : s’il n’a pas su trouver le chemin des filets, le buteur de l’Atalanta a été précieux pour glisser de bons ballons à ses coéquipiers dans les petits espaces. En décrochant, l’ancien joueur de Sassuolo a attiré les défenseurs centraux sur lui, libérant ainsi les couloirs pour Chiesa, Pellegrini ou Dimarco. Un rôle discret mais indispensable dans le collectif de l’Italie. Il est passé proche d’offrir le 3ème but de son équipe mais Strakosha a réalisé une grande parade (40e). Quelques situations pendant la rencontre mais sans trouver la faille. Remplacé par Retegui à la 83ème

Albanie

- Strakosha (7) : même s’il a peu joué cette saison avec Brentford, le gardien albanais n’a pas manqué de rythme ce soir. Sans pouvoir intervenir sur les deux premiers buts italiens, il a ensuite réalisé un très bel arrêt sur une tentative de lob de Frattesi (34e). Quelques minutes après, il a de nouveau sauvé les siens devant Scamacca (40e). Sa sortie a permis d’éviter le but du break (56e). Il a maintenu son équipe à un but de l’égalisation, même si elle n’en a pas profité.

- Hysaj (3,5) : sélectionné depuis plus de dix ans chez les Kuq e Zinjtë, le défenseur droit aux 84 sélections n’a pas réalisé le match espéré. Face à des Italiens qu’il connaissait pourtant bien, le joueur de la Lazio est apparu trop friable. Même s’il a su ajuster davantage son jeu en seconde période, le deuxième joueur le plus capé de la sélection albanaise n’a pas rassuré.

- Ajeti (3) : titularisé en défense centrale, il n’était pourtant pas un homme de base de Sylvinho. Cela s’est vu notamment dans les premiers instants du match. Contrairement à son compère de la défense centrale, il n’a pas été souverain dans sa surface de réparation. Ses relances étaient trop imprécises pour espérer des sorties de balle construites.

- Djimsiti (5) : auteur d’une très belle saison à l’Atalanta Bergame, le capitaine des Shqiponjat n’a pas eu un match facile. Il a parfaitement enlevé le ballon devant son coéquipier en club, Scamacca, dans un moment critique pour son équipe (15e). Sa présence aérienne a été précieuse à plusieurs reprises (39e, 55e). En un contre un, dans les petits espaces, il a été plus friable, comme le petit-pont que Federico Chiesa a réussi à lui mettre (34e). On l’a trop régulièrement vu en difficulté dans un match dominé par les Italiens.

- Mitaj (3) : titulaire sur le côté gauche de la défense, il avait fort à faire contre Chiesa. Il s’est d’abord manqué dans son intervention sur l’action menant au but de Nicolò Barella. Le joueur du Lokomotiv Moscou s’est trop souvent fait prendre dans son dos, créant des occasions pour les Transalpins. Dans son duel avec le joueur de la Juventus, il a été pris par sa vitesse et ses dribbles.

- Asllani (4,5) : un match sans éclat pour le jeune espoir albanais de 22 ans. Il a échoué dans son rôle de premier relanceur avec des pertes de balles trop rapides à l’interception en première mi-temps. Le joueur de l’Inter a été meilleur quand les Albanais ont commencé à avoir la possession. Il est parti récupérer des ballons assez bas pour les réorienter. Le milieu de terrain a eu un coup franc intéressant, mais sa tentative a été arrêtée par le mur italien (52e). Sa frappe quelques minutes après a été totalement dévissée sur une des rares possibilités albanaises (69e).

- Ramadani (3,5) : milieu de terrain le plus bas de l’Albanie, il a beaucoup souffert et trop peu touché le ballon. Son pressing n’a pas été efficace. Il n’est pas parvenu à remplir son rôle malgré un milieu de terrain bien fourni avec une ligne de cinq joueurs la plupart du match.

- Bajrami (5) : dans une ambiance acquise à la cause albanaise, le milieu de terrain de Sassuolo a cueilli à froid l’Italie. À la suite d’une mauvaise touche italienne, il a choisi la force dans la surface de réparation pour tromper Donnarumma après 22 secondes de jeu, devenant au passage le joueur ayant marqué le but le plus rapide de l’histoire de l’Euro. À part cette réalisation, le numéro 10 albanais a souffert dans l’entrejeu. Dans son duel avec Barella, c’est l’Italien qui a trop souvent pris le dessus sur lui. Dans le deuxième acte, il a eu quelques incursions dans le camp adverse. Il a été remplacé dans les dernières minutes par Ernest Muci (87e). Le jeune talent de Beşiktaş n’a pas eu le temps de se montrer.

- Asani (4) : le joueur évoluant dans le championnat coréen avait été aligné sur le côté droit de l’attaque. Dans un début de match animé par les Albanais, il a essayé d’enrouler une frappe avant qu’elle ne soit contrée (8e). Alors qu’il était revenu défendre dans sa surface de réparation, il a manqué son dégagement, amenant le second but italien (16e). Le meilleur buteur albanais des éliminatoires a été très généreux dans ses efforts. Sans position de frappe intéressante, il s’est essayé de loin (44e). Remplacé par Arber Hoxha (68e), l’entrant a amené un peu plus de vitesse.

- Broja (3) : star de cette équipe, le joueur appartenant à Chelsea n’a pas existé dans ce premier match. Quelques maladresses les rares fois où il a eu le ballon. En décrochant, il n’a pas réussi à orienter le jeu sur ses ailiers. Au contraire, il a plutôt ralenti le jeu malgré des duels engagés. Le joueur de 22 ans a laissé sa place à Rey Manaj (76e), qui a davantage embêté la défense italienne par son pressing. Il a même eu l’occasion de l’égalisation en toute fin de match. Après un très bon contrôle de la poitrine, Gianluigi Donnarumma a réussi l’arrêt qu’il fallait pour éviter le match nul (90e+1).

- Seferi (3,5) : à gauche de l’attaque albanaise, il avait pour objectif de créer des différences sur son côté. Il a eu un match pénible. En début de match, l’ailier n’est pas allé au duel face à Bastoni, laissant l’Italien égaliser. Comme son homologue du côté droit, il a été très bas, suppléant son latéral. Sa position a limité les sorties de balle pour son équipe. Un cran plus haut en seconde période, il a été davantage trouvé sans que cela ne crée cependant des déséquilibres. Il a été remplacé par le joueur du Sparta Prague Qazim Laci (68e) qui n’a pas réussi à se détacher.

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