Liga : c'est encore la guerre à Valence !

Une fois encore, la situation est tendue du côté de Valence où Pepe Bordalas, le coach, est en guerre avec Peter Lim et son bras droit, Anil Murthy.

Les supporters de Valence demandent à Peter Lim de partir lors d'un match à Mestalla cette saison
Les supporters de Valence demandent à Peter Lim de partir lors d'un match à Mestalla cette saison ©Maxppp

« Peter vete ya, Peter vete ya ». Peter (Lim, le propriétaire de Valence, NDLR) vas t'en, en français. Un chant devenu habituel du côté de Mestalla, alors que l'homme d'affaires singapourien fêtera ses huit ans à la tête du club de la Méditerranée en octobre prochain. Si les débuts avaient été encourageants, avec quelques grosses recrues comme Enzo Pérez et Alvaro Negredo pour environ 30 millions d'euros chacun et des qualifications en Ligue des Champions, ce qui semblait être une belle histoire d'amour entre Peter Lim et un club qui était déjà dans une situation très tendue à l'époque a vite tourné au vinaigre. Plus qu'un sauveur, le Singapourien s'avère être un fossoyeur...

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Pour la première fois depuis son retour en Liga en 1987, Valence va passer une cinquième saison de rang sans jouer de compétition européenne, suite à sa défaite face au Betis mardi soir. Une statistique terrible pour un club qui fait partie des tout meilleurs du pays, et qui est même la quatrième formation espagnole la plus performante au classement historique de la Liga, derrière le Real Madrid, le FC Barcelone et juste derrière l'Atlético de Madrid. Gâchis ; c'est le mot qui pourrait le mieux définir la situation d'un club qui ne pense qu'à vendre plutôt qu'à recruter et renforcer son effectif. Ce n'est pas un hasard si les coachs se succèdent, sans peine ni gloire. Du côté de Mestalla, les débats autour du club ne tournent pratiquement qu'autour de l'institutionnel et de la gestion du club, et ce qui se passe sur le terrain passe au second plan. Tout comme les dirigeants ne semblent pas vraiment intéressés par les résultats de l'équipe. On rappelle que Marcelino avait été mis à la porte parce que... son équipe avait remporté la Copa del Rey, Peter Lim & Co préférant que l'équipe se concentre sur une qualification en Ligue des Champions.

Le coach multiplie les coups de pression, mais...

Pepe Bordalas, arrivé l'été dernier avec l'étiquette de coach au jeu assez agressif et compliqué à négocier, en fait ainsi les frais. Il a ainsi dû se contenter d'une équipe bâtie avec beaucoup de joueurs en prêt, et tout indique que ça sera aussi le cas pour la saison prochaine, alors qu'on parle déjà de départs des quelques cadres restants comme Carlos Soler et José Luis Gaya, tous deux annoncés dans le viseur du Barça et de l'Atlético, ou de Gonçalo Guedes, plutôt bon cette saison. « L'effectif doit s'améliorer, c'est évident. On parle de Valence, qui doit lutter pour faire partie des meilleurs, si tu t'affaiblis chaque année, c'est impossible. On a eu une réunion, le club m'a fait savoir qu'il devait vendre des joueurs », confiait Bordalas il y a quelques jours.

Mardi, le club a annoncé le transfert définitif d'Hugo Duro, jusqu'ici prêté. Et selon les médias locaux, ça n'a clairement pas plu au coach, qui n'a pas été consulté et a appris l'opération de la même façon que les supporters. De plus, même s'il l'avait eu sous ses ordres à Getafe, le tacticien souhaite des joueurs d'un plus grand standing. « Le club a pris la décision, je ne peux rien dire », expliquait-il hier après le match, passablement agacé. La presse espagnole explique que la relation entre les deux parties se dégrade de plus en plus et qu'un départ de l'ancien de Getafe en fin de saison semble de plus en plus probable. Comme Marcelino, Cesare Prandelli ou Javi Gracia, Bordalas aura été usé par les conditions de travail plutôt mauvaises et de l'inaction de ses dirigeants... Pendant ce temps, c'est tout un club historique qui souffre.

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