Ligue des Champions

PSG : Luis Enrique lance un sacré avertissement

Malgré l’avance de trois buts du PSG avant d’affronter Chelsea en 8e de finale retour mardi soir, le coach espagnol a tenu à mettre en garde ses joueurs, lui qui connaît mieux que personne les dangers d’une remontada.

Par Matthieu Margueritte
3 min.

C’est la théorie de celui qui voit le verre à moitié vide et l’autre qui le voit à moitié plein. Après la victoire du PSG face à Chelsea lors du huitième de finale aller de Ligue des Champions (5-2), certains ne voient pas comment le tenant du titre parisien pourrait se faire sortir demain soir à Stamford Bridge. Et il y en a d’autres qui estiment que ce score ne reflète en rien la physionomie du match aller et que sans le gardien des Blues Filip Jörgensen, Paris n’aurait jamais décroché un succès aussi large en fin de match. Toujours est-il que les Franciliens ont trois buts d’avance avant le coup d’envoi du match retour et que cette marge a de très grandes chances de lui ouvrir les portes des quarts de finale.

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Mais ne comptez pas sur Luis Enrique pour fanfaronner. Chef d’orchestre de la défaite la plus traumatisante de l’histoire du PSG (la remontada de 2017 avec le Barça, ndlr), l’Espagnol sait plus que quiconque qu’une équipe blessée peut réagir. « C’est clair qu’on a joué seulement le premier match, il reste le deuxième. Le deuxième est toujours différent parce que c’est une équipe qui veut préparer le match pour changer ça. On est prêt, habitué à jouer ce type de match. Ce qu’on pense, c’est à performer de la meilleure des manières. La confiance, c’est une chose, c’est un truc spécial. Ce que je peux dire, c’est qu’on peut être meilleur ou pire. Ce qu’on a montré dans chaque éliminatoire, c’est qu’on est une équipe costaude à jouer, capable de jouer contre n’importe quelle autre équipe de haut niveau », a-t-il confié, avant de prendre un exemple précis pour s’expliquer.

«Il y aura des moments de souffrance»

La saison dernière, le PSG avait battu Aston Villa 3-1 lors du quart de finale aller, avant de boire la tasse au retour et de se qualifier in extremis malgré une défaite 3-2. « Ç’a été un exemple clair de ce que peut devenir un match de foot. On a préparé le match de Birmingham comme celui de Chelsea, avec l’intention de marquer, mais il y aura des moments qui seront difficiles à gérer. C’est notre objectif : gagner le match. Il y aura des moments de souffrance. Il y a quatre matchs avec cette différence de trois buts. Tu vas voir combien d’équipes se qualifient… Le foot, c’est un sport incroyable », a-t-il confié, avant d’envoyer un message clair à ses joueurs.

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« C’est impossible d’avoir un relâchement en Ligue des Champions. Chelsea aura ses capacités à se procurer des occasions. C’est impossible de se relâcher. S’il vous plait… Pour un match de Ligue des Champions, c’est impossible. Profiter des moments de souffrance pour changer la dynamique, c’est peut-être la clé, mais ce sont des matches impossibles à contrôler, c’est toujours difficile à jouer. Très différent de ce qu’on a fait à l’aller. » Luis Enrique ne veut pas céder à la paranoïa, mais il sait qu’il ne peut pas se permettre de crier victoire à la mi-temps de ce huitième de finale de choc.

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