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EdF : le premier déballage d’Éric Abidal

Après le ridicule parcours de l’équipe de France, le temps des paroles est venu. Usés, rongés par ce fiasco, certains Bleus ont promis de parler. Éric Abidal est l’un des premiers à le faire. Extraits.

Par Matthieu Margueritte
2 min.
Barcelone Maxppp

Aussi bien sur le terrain qu’en dehors, il a fait partie des grosses déceptions françaises. Impliqué sur une bonne partie des buts encaissés par l’équipe de France lors des matches de préparation au Mondial, Éric Abidal a sombré face au Mexique. Premier responsable des deux buts aztèques, le joueur du FC Barcelone s’est également distingué en étant l’un des meneurs de la fronde pro Anelka.

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Résultat, Raymond Domenech ne l’a pas aligné pour disputer le dernier match contre l’Afrique du Sud. Une sanction ? Non. Officiellement, le défenseur tricolore n’a pas joué parce qu’il ne se sentait pas capable de le faire. Une décision ahurissante, comme si chaque joueur d’un groupe engagé dans une Coupe du Monde pouvait décider seul de sa participation ou non à une rencontre d’une telle importance.

Si le secret du vestiaire bleu donne encore du crédit au Blaugrana, ce dernier a accepté de se confier dans les colonnes de L’Équipe. Dans cet entretien, l’international tricolore fait d’abord la lumière sur son absence d’hier. « J’ai discuté avec l’entraîneur, j’ai vidé mon sac, j’ai dit ce que j’avais à lui dire. Je ne sais pas s’il a apprécié, mais il fallait que je le fasse à ce moment-là, parce qu’après, ça aurait été trop tard. Je me suis donné l’option d’être sur le banc parce que lorsque je ne suis pas à 100%, que je ne suis pas là, ça ne sert à rien que je joue. Des fois, il ne faut pas avoir peur de s’exclure. Quand tu es moins bien, il faut savoir le dire. »

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Franc, Abidal est également revenu sur les relations tumultueuses entretenues au sein du groupe. À l’instar de Patrice Evra, ce dernier jure que durant la préparation tout se passait au mieux, mais très vite il avoue. Si les médias ont découvert le pot aux roses qu’après la rencontre face au Mexique, le joueur, lui, pense que l’implosion du groupe France était courue d’avance. « Au départ, tout le monde était dans le bon état d’esprit. À Tignes, il y a eu du changement, de l’envie, de la détermination. C’était un groupe soudé. Après, tu joues le Costa Rica, tu prends espoir, puis tu ne gagnes pas contre la Tunisie et tu perds contre la Chine… Derrière, c’est un match de Coupe du monde et tu sais qu’il va falloir se serrer les coudes tout de suite. Ça n’a pas été facile… Pour moi ce n’est pas un hasard : quand une bombe doit péter, tu ne peux pas contrôler la mèche. J’aurais préféré qu’elle pète plus tard ou avant. » Un triste constat qui risque inévitablement d’influer sur sa volonté de poursuivre l’aventure en bleu à bientôt 31 ans. « Je vais en discuter avec un ami et je verrai. Tout est possible. »

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