OL : les choix très contestés de Peter Bosz

Pour affronter Bordeaux, le coach de l'OL a tenté un nouveau système. Mais ça n'a pas vraiment marché...

Peter Bosz, l'entraîneur de l'OL
Peter Bosz, l'entraîneur de l'OL ©Maxppp
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L'Olympique Lyonnais a raté le coche. Encore une fois. Mais ce coup-ci, la déception est très grande. D'ailleurs, il suffit de prêter une oreille au coup de gueule d'Anthony Lopes pour se rendre compte de la frustration rhodanienne. Car dimanche soir, après ce match nul concédé en terre girondine (2-2), les Gones pointent à la douzième place du classement. Souvent épargné jusque-là, Peter Bosz peut-il tenir encore longtemps, surtout avec le choc contre Lille à venir ?

Interrogé en conférence de presse, le Batave avouait que ce nul a fait mal à son équipe. «Ça fait mal. Quand on regarde le match, je pense qu’on a été dominants. On a mené deux fois au score. On a bien joué au début. On a été dangereux, mais on n’a pas été efficace, ni devant leur but ni devant le nôtre. Je suis très déçu. On a même failli perdre en fin de match. C’est bizarre parce qu’on avait le contrôle. Mais quand tu fais des fautes comme ça, c’est difficile de gagner des matchs.»

Pas d'erreur tactique selon Peter Bosz

Sauf que cette fois, Bosz a été pointé du doigt. La raison ? Un 3-4-3 mis en place samedi soir, lors de l'ultime entraînement de l'OL avant son déplacement en Nouvelle-Aquitaine. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce nouveau système n'a pas porté ses fruits. Outre un manque d'intensité général, le trio offensif (Shaqiri-Paqueta-Aouar) n'a presque pas existé. Positionné en faux neuf, Paqueta a semblé blasé, lassé d'évoluer à ce poste. Quant à Shaqiri, le Suisse a encore semblé perdu, toujours à contre-temps. Un manque de présence, notamment dans la surface alors que des éléments tels que Dembélé et Slimani étaient sur le banc, ça va faire parler. Mais c'est la défense qui fait le plus jaser.

En installant trois centraux (Denayer-Boateng-Lukeba) et les latéraux Gusto et Emerson en piston, Bosz pensait blinder l'axe et voir ses deux hommes de côté apporter offensivement. Le constat a été tout autre. Les Bordelais ont très souvent pris des joueurs tels que Boateng ou Lukeba dans leur dos et Gusto a été impliqué dans les deux buts girondins. 25 buts encaissés lors de ses 16 premiers matches de championnat, l'OL n'avait plus connu ça depuis la saison 1982/83. Un choix tactique contesté, sauf par le principal intéressé. «Tactiquement ? Oui je suis content de ce choix. Ce n'est jamais facile pendant la saison de changer le système car on n'a pas beaucoup de temps pour gérer ça. Les joueurs ont bien fait ça. On a vu les 2 buts et d'autres occasions, ce sont des fautes individuelles, et ça n'a rien à voir à mon avis avec le système.» Si Peter Bosz le dit...

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