DNCG : le LOSC deuxième pire élève de Ligue 1

La bonne santé des clubs en France compte beaucoup pour la DNCG. Le LOSC concourt avec l'OM pour le bonnet d'âne.

Gérard Lopez lors de la rencontre entre le LOSC et Nantes à Lille
Gérard Lopez lors de la rencontre entre le LOSC et Nantes à Lille ©Maxppp

Avant l'arrêt des championnats de Ligue 1 et de Ligue 2 en France, la Ligue de football professionnel (LFP), sa présidente, Nathalie Boy de la Tour, et son directeur général, Didier Quillot, avaient décidé de convoquer une conférence de presse. Le but ? Faire un point sur la crise liée au coronavirus, mais aussi détailler les finances du football hexagonal et de ses formations, en présence de Jean-Marc Mickeler, le grand patron du gendarme financier du ballon rond, président de la direction de contrôle de gestion des clubs (DNCG).

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Après le Paris Saint-Germain, l'Olympique de Marseille et de l'AS Monaco, c'est au tour du LOSC d'être passé à la loupe par Foot Mercato. Ces chiffres sortent des comptes individuels des clubs issus de la saison 2018-2019. Concernant, les produits, en dehors des mutations (des transferts donc), les Dogues ont glané la modique somme de 64,235 millions d'euros. On retrouve donc les droits audiovisuels (39,919 M€), les sponsors et publicités (10,547 M€), les recettes matches (9,973 M€) et enfin les autres recettes (3,796 M€).

Sur son total des charges, toujours hors transferts, le club de Gérard Lopez paye 156,678 M€. La rémunération du personnel chargée (la masse salariale) s'élève à 71,979 €, les amortissements des indemnités de mutations sont sous la barre des 20 M€ (18,413 M€). Les rémunérations des agents et des intermédiaires (8,606 M€) et les autres charges (57,680 M€) font grimper la note. Ainsi, sans les transferts, le total s'élève à un déficit de 92,443 M€.

Le LOSC n'est pas loin de l'OM

Le modèle du club nordiste est le trading joueur. Par conséquent, les Lillois misent sur des balances de transferts positives. Chose plutôt bien faite puisqu'à la fin de l'exercice 2018-2019, sa balance de transferts (achats moins dépenses) s'élevait à 55,832 M€. Avec quelques beaux coups comme les ventes d'Yves Bissouma à Brighton contre 16,90 M€, d'Ibrahim Amadou au FC Séville (14,40 M€), de Kevin Malcuit à Naples contre 12 M€) et de Fodé Ballo-Touré à l'AS Monaco (11 M€).

Les transferts de Nicolas Pépé à Arsenal (80 M€), de Rafael Leao à l'AC Milan (23 M€) et de Thiago Mendes (22 M€) étant sur l'exercice actuel. Ainsi, avant l'impôt, le LOSC affichait un déficit de 66,568 M€. L'impôt société s'élevant à 19 000 euros, le LOSC accuse un résultat net négatif de 66,587 M€ et n'est donc pas très loin du terrible résultat de l'Olympique de Marseille (- 91,418 M€). Les Dogues sont les seconds moins bons élèves dans l'Hexagone.

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