Rien ne va plus à Naples

Naples est sur la corde raide et Gennaro Gattuso sur un siège éjectable. Autopsie d'un échec.

Gennaro Gattuso sur le banc du Napoli
Gennaro Gattuso sur le banc du Napoli ©Maxppp

Quand rien ne va... Naples, défait en Supercoupe par la Juventus (2-0), a laissé filer une nouvelle chance de titre cette semaine, battu et éliminé par l’Atalanta en demi-finale retour de Coupe d’Italie (0-0, 3-1). Écartés de la course au titre en Serie A (12 points de retard sur le leader, l’AC Milan), les Partenopei n’ont plus que la Ligue Europa pour espérer éviter une saison blanche (16e de finale à venir contre Grenade).

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Mais vu l’ambiance, la tâche s’annonce ardue. Aurelio De Laurentiis a en effet quitté le stade à la pause face aux Bergamasques selon La Gazzetta dello Sport, irrité par une nouvelle prestation ratée des siens. Pour l’heure, il conserve sa confiance en Gennaro Gattuso, qu’il pensait encore prolonger il y a quelques semaines, mais la donne pourrait très vite changer. Le quotidien au papier rose précise d’ailleurs que Vincenzo Italiano, coach de La Spezia, figure parmi les pistes.

Gattuso menacé, les joueurs attendus au tournant

Le Corriere dello Sport ajoute qu’un retour de Rafael Benitez, libre depuis son départ de Dalian en Chine, n’est pas non plus à écarter dans l’esprit des dirigeants napolitains. Une direction qui n’aura pas le droit à l’erreur cet été. Le patron ADL n’a en effet pas hésité à investir 152 M€ sur l’année 2020 sur le marché des transferts. Pour un résultat qu’il juge extrêmement décevant. Victor Osimhen (23 ans), l’ancien Lillois, symbolise cet investissement pour l’heure loin des attentes. S’il n’a pas démérité, le Super Eagle (2 buts en 8 matches de Serie A), qui a coûté près de 70 M€, n’a pas toujours assez pesé dans le jeu des siens et ses récentes absences pour blessure ou Covid-19 ont compté.

Mais personne n’est épargné, du directeur sportif Cristiano Giuntoli au staff technique. L’ensemble des joueurs, miné par les lésions (Kostas Manolas ou Dries Mertens manquent cruellement) et le coronavirus tout au long de la saison, a été appelé à la prise de responsabilités pour sauver ce qui peut encore l’être (les places pour la Ligue des Champions ne sont qu'à trois points). Ce samedi, c’est la Juventus qui se présente au Diego Armando Maradona. L’occasion rêvée pour rebondir… ou s’enfoncer un peu plus dans la crise.

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