Coupe du Monde 2022, Équipe de France : pourquoi le but refusé à Griezmann fait débat

Par Aurélien Léger-Moëc
3 min.
Coupe du Monde 2022, Équipe de France : pourquoi le but refusé à Griezmann fait débat @Maxppp

Si l'équipe de France ne méritait pas grand-chose sur le terrain mercredi face à la Tunisie, elle aurait toutefois dû éviter la défaite grâce au but d'Antoine Griezmann, invalidé en dépit du règlement. Explications.

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Entre ceux qui ne voulaient pas voir la France perdre malgré le match très décevant et ceux qui avaient établi un 1-1 dans leur tableau de résultats sur Mon Petit Prono, il y avait beaucoup de monde pour se plaindre du but annulé par l'arbitre de la rencontre Tunisie-France, Matthew Conger. Et on ne parle pas des joueurs et du sélectionneur français, les premiers à s'étrangler de cette drôle décision.

« C'est dommage. Sur le centre, je suis hors-jeu. Moi je lui ai dit (à l'arbitre) que je n'avais pas l'intention de jouer le ballon sur le centre mais vu que le défenseur se rate, c'est pour ça que je la reprends après. Mais, c'est comme ça », a noté Antoine Griezmann à l'issue de la rencontre. Une chose est certaine ; la Fédération française de football a porté réclamation auprès de la FIFA, espérant voir la décision annulée, ce qui serait une grande première. Il faut aussi noter qu'un changement de défaite à match nul ne changerait pas l'identité des deux nations qualifiées pour les huitièmes de finale.

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La loi 1.10 de l'IFAB

Mais qu'est-ce qui est principalement reproché sur ce but ? La décision en elle-même se débat, puisqu'il s'agit d'un retour de hors-jeu. Dans les colonnes de L'Équipe, l'ancien arbitre Saïd Ennjimi détaille : « la règle permet aux arbitres de considérer qu'un joueur a pu tirer avantage de sa position initiale sur le dégagement d'un adversaire. Quand le joueur est en position de hors-jeu initiale, qu'il revient dans le jeu ensuite et qu'il tire un avantage de sa position initiale, il y a débat. »

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S'il n'est « pas convaincu » au final par la décision d'annuler le but, Saïd Ennjimi reproche surtout un point, celui qui a fait tiquer le staff français et raison principale de la réclamation. « Si le jeu a repris après avoir été arrêté, l'arbitre peut uniquement effectuer une analyse en cas d'identité erronée ou d'infraction passible d'exclusion ». L'IFAB (International Football Association Board) le précise dans ses lois du jeu, et il s'agit de la loi 1.10, « si le jeu a repris après avoir été arrêté, l’arbitre ne peut effectuer une analyse ».

Or, le jeu avait repris puisque l'arbitre a laissé les Tunisiens engager après le but, avant de siffler le coup de sifflet final et d'être ensuite alerté par ses collègues présents à la vidéo. Cet infime laps de temps, celui de l'engagement, aurait donc dû empêcher tout recours à la vidéo. Reste à savoir si le recours de l'équipe de France sera entendu. Il sera débattu par la commission des règlements de la FIFA, dans un délai encore incertain. En attendant, sur le site de la FIFA, dans le résumé vidéo de la rencontre, aucune trace de cette fameuse action...

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