Notes du match Coupe du Monde

Espagne - Argentine : les notes du match

L’Espagne a fini par faire craquer l’Argentine au terme d’une finale étouffante (1-0, a.p) de Coupe du Monde 2026. Héros du sacre espagnol, Ferran Torres a délivré les siens en prolongation, tandis que Pedro Porro a aussi brillé dans un succès construit avec patience et maîtrise face à un grand Dibu Martinez.

Par La Rédaction FM
17 min.

Une deuxième étoile pour l’Espagne, ou une quatrième étoile pour l’Argentine ? Ce qui est sûr, c’est que cette finale de la Coupe du Monde 2026 était alléchante sur le papier, avec un duel entre le champion d’Europe et le champion d’Amérique et du Monde en titre. Puis, cette confrontation entre Lionel Messi et son héritier Lamine Yamal, alors que les fameuses photos de la star argentine avec un Espagnol bébé qui ont énormément circulé ces dernières heures. Pour cette finale, Luis de la Fuente ne changeait rien : le même onze que face à la Belgique et la France, avec ce milieu de terrain si efficace composé de Rodri, Fabian Ruiz et Dani Olmo, avec Baena, Lamine Yamal et Oyarzabal devant. En face, Lionel Scaloni procédait à quelques changements, avec le retour de Rodrigo de Paul dans le onze, la présence de Nico Gonzalez et le choix de Montiel sur le côté droit de la défense au lieu de Nahuel Molina. C’est finalement l’Espagne qui s’est imposée, en prolongations (1-0), remportant son deuxième Mondial.

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La rencontre démarrait avec deux équipes qui se battaient pour la possession du cuir, avec de longues séquences de possession d’un côté comme de l’autre. Lamine Yamal s’offrait la première occasion de la partie, avec une frappe contrée dans la surface puis captée par Martinez (5e). On sentait l’Espagne un peu supérieure, avec certaines facilités à se frayer des chemins vers la surface adverse, et un Rodri très vite prépondérant dans le jeu. Mais l’Argentine tenait bien derrière et les Ibères n’avaient que peu de situations intéressantes. L’état assez médiocre de la pelouse ne favorisait pas forcément le jeu, et on avait d’ailleurs des imprécisions assez peu habituelles d’un côté comme de l’autre dans les contrôles ou les transmissions. Il faut aussi signaler que l’Argentine coupait régulièrement le jeu avec des fautes, parfois à la limite. Alors qu’on s’approchait de la fin du premier acte, l’Espagne reprenait bien le contrôle de la partie, et après une belle séquence collective, Oyarzabal frappait mais c’était facilement capté par Martinez (39e). Cucurella tentait lui sa chance de loin, et ça ne passait pas loin du cadre (43e).

Grosse domination espagnole

C’est donc sur un 0-0 que les 22 acteurs de la rencontre rentraient aux vestiaires, alors que juste avant la pause, Lisandro Martinez avait dû être remplacé par Nicolas Otamendi. Il fallait aussi signaler que les deux vedettes - Lamine Yamal et Lionel Messi - étaient assez peu en vue, bien muselées par leurs vis-à-vis, avec un Espagnol bien neutralisé par Tagliafico notamment. La Roja avait le ballon, dominait largement le milieu, mais les joueurs offensifs peinaient ainsi à se montrer. Ce qui arrangeait les Argentins, qui voulaient endormir le match et piquer les Espagnols en contre. Mais jusqu’ici, l’arrière-garde ibérique et Unai Simon réalisaient un match parfait. Les hommes de Lionel Scaloni n’avaient même pas tiré une seule fois. Après un show de la mi-temps interminable, le football reprenait ses droits et Baena, d’un enroulé de l’extérieur de la surface, voyait Martinez se coucher rapidement pour attraper le cuir (46e). Via des transitions rapides, l’Espagne se projetait et Oyarzabal, puis Cucurella, voyaient un pied argentin les empêcher de frapper dans la surface au tout dernier moment (55e).

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L’Espagne n’était d’ailleurs pas vraiment inquiétée derrière, et Dani Olmo, de l’extérieur de la surface, butait sur Martinez, pas loin d’une grosse frayeur sur le coup avec un mauvais rebond (63e). Les ouailles de De la Fuente parvenaient à mettre le feu, mais pêchaient dans le dernier geste. Sur un centre de Lamine Yamal, Ferran Torres, de la tête, expédiait encore le cuir sur le portier argentin (67e). Les choses se compliquaient vraiment pour l’Argentine avec la blessure de Romero, et les Sudaméricains terminaient le match sans leur charnière titulaire. Pedri, comme tous ses compatriotes avant lui, tirait sur Martinez (76e), et derrière, Cubarsi obligeait le portier à sortir une nouvelle parade (77e). Laporte, de la tête, expédiait lui aussi le ballon sur Martinez (81e). Les occasions s’enchaînaient, mais les Espagnols étaient maladroits dans le dernier geste. Nico Williams butait lui aussi sur le gardien argentin après une contre-attaque assez mal négociée (90e+2). Et dans les derniers instants de la partie, après une grosse intervention sur Pau Cubarsi, Enzo Fernandez écopait d’un deuxième carton jaune et était expulsé (90e+3). Lamine Yamal tirait un bon coup-franc, bien sorti par Martinez (90e+6).

Place aux prolongations donc, où, forcément, en supériorité numérique, ça s’annonçait bien pour l’Espagne. Sur un amour de ballon piqué de Pedri, Nico Williams plaçait une tête et Martinez sortait un arrêt exceptionnel pour empêcher le but espagnol (93e). Plus tard, l’ailier de l’Athletic pensait avoir enfin ouvert le score, envoyant le ballon au fond, mais l’arbitre annulait le but suite à une faute de Merino sur Otamendi (97e). Derrière, sur un centre de Williams, Mikel Merino plaçait une tête qui frôlait le poteau gauche de Martinez (103e). Dès le début de la deuxième période des prolongations, l’Espagne allait enfin marquer. Sur un centre de Porro au deuxième poteau, Nico Williams remisait de la tête en retrait et Ferran Torres propulsait un missile sous la barre (1-0, 106e). Le plus dur était fait, et le score n’a plus bougé malgré quelques frayeurs pour les Ibères dans les derniers instants du match, avec l’Argentine qui s’est procurée plusieurs situations chaudes. L’Espagne pourra broder une deuxième étoile au-dessus de son blason, et la nuit s’annonce longue et festive dans les villes et les villages du pays de Cervantes !

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L’homme du match : Ferran Torres (8) : entré à la 62e minute à la place d’Oyarzabal, l’attaquant du FC Barcelone a immédiatement apporté davantage de profondeur et de présence dans la surface argentine. Très mobile, il a constamment cherché à attaquer les espaces et à proposer des solutions à ses partenaires. Dès la 67e minute, il place une tête cadrée captée par Emiliano Martinez avant de se montrer dangereux à plusieurs reprises dans les derniers instants du temps réglementaire. Il manque d’abord sa reprise sur une louche inspirée de Merino (87e), puis continue de peser sur la défense sud-américaine grâce à ses appels et son activité incessante. En prolongation, il est encore au cœur des offensives espagnoles et finit par être récompensé. Idéalement placé au second poteau après une remise de Nico Williams, il conclut d’un plat du pied puissant sous la barre pour inscrire le but de la victoire et offrir le titre mondial à la Roja (106e). Une entrée décisive et un rôle de héros dans cette finale.

Espagne

- Unai Simon (6) :. très tranquille durant le temps réglementaire tant l’Argentine a été étouffée par la maîtrise espagnole. Il a surtout brillé par son sens de l’anticipation, sortant rapidement de sa surface pour couper les rares tentatives de profondeur adverses. Peu sollicité sur sa ligne, il a parfaitement géré les longs ballons argentins et s’est montré vigilant en prolongation, notamment sur une ouverture de Paredes (111e). Une soirée globalement sereine pour le dernier rempart de la Roja.

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- Cucurella (7) : encore très actif dans son couloir gauche. Défensivement, il a parfaitement contenu les montées argentines et s’est montré précieux dans les duels. Offensivement, il a beaucoup apporté, passant tout près d’ouvrir le score avec une frappe rasante qui a frôlé le poteau (43e). Il aurait aussi pu marquer à l’heure de jeu sans l’excellent retour de Montiel (56e). Solide jusqu’au bout, avec en prime une intervention importante devant Simeone en prolongation (104e).

- Laporte (6,5) : patron de la défense espagnole. Impérial dans les duels et très propre dans ses relances, il n’a pratiquement jamais laissé respirer Julián Alvarez. Auteur d’une grosse tête repoussée par Emiliano Martinez sur corner (81e), il a également gagné de nombreux ballons dans les airs. Son expérience a énormément compté dans une finale aussi fermée. Remplacé par Eric Garcia (99e, non noté) qui a participé à la gestion de l’avantage espagnol.

- Cubarsi (6,5) : impressionnant de maturité pour une finale de Coupe du monde. Toujours bien placé, il a parfaitement contrôlé les rares offensives argentines. Auteur d’une frappe puissante détournée par Martinez (77e), il a aussi provoqué l’expulsion d’Enzo Fernandez après un tacle dangereux subi dans le temps additionnel (90+3e). Il réalise une énorme intervention décisive dans les derniers instants (119e). Une prestation de très haut niveau.

- Porro (7,5) : l’un des meilleurs Espagnols sur la pelouse. Intraitable défensivement face aux tentatives argentines, il a surtout été une arme offensive permanente. Il obtient plusieurs coups francs dangereux et multiplie les centres de qualité. Son activité est récompensée avec une passe décisive magnifique sur le but de Ferran Torres en prolongation (106e). Il sauve aussi son équipe avec une intervention défensive importante devant Medina (105+1e).

- Rodri (7) : le métronome de la Roja a encore dicté le rythme de la rencontre. Omniprésent dans la circulation du ballon, il a étouffé le milieu argentin et battu un record de passes dans l’histoire du Mondial. Défensivement, son tacle exceptionnel devant Messi à la 90+2e minute vaut presque un but. Une prestation de patron. Remplacé par Martín Zubimendi (99e, non noté) qui a aidé à verrouiller la fin de rencontre.

- Ruiz (6,5) : très juste techniquement, il a constamment offert des solutions dans l’entrejeu. Son intelligence de placement a permis à l’Espagne de conserver sa domination territoriale. Il est impliqué sur plusieurs mouvements dangereux, notamment avec une déviation qui permet à Oyarzabal de frapper (39e). Une copie propre et disciplinée.Remplacé par Pedri (62e, 5)

- Olmo (7) : probablement le joueur offensif le plus influent de l’Espagne durant le temps réglementaire. Très disponible entre les lignes, il a régulièrement trouvé des espaces dans le bloc argentin. Il est à l’origine de plusieurs séquences dangereuses et oblige Martinez à une parade compliquée d’une frappe puissante (64e). Son activité permanente a usé la défense adverse. Remplacé par Mikel Merino (75e, 7) dont l’entrée a été excellente. Très actif, il se procure une grosse tête (103e), participe au but refusé de Nico Williams (96e) et pèse constamment dans les derniers mètres.

- Lamine Yamal (6) : encore une fois, il a été la principale source de déséquilibre de la Roja. Dès la 5e minute, il oblige Martinez à un arrêt réflexe. Intenable dans ses dribbles, il a multiplié les accélérations, les centres dangereux et les coups de pied arrêtés menaçants. Son coup franc à la 90+8e minute force encore Martinez à une parade décisive. Même sans être décisif statistiquement, il a constamment fait basculer le danger du côté espagnol mais sans être assez efficace.

- Baena (5) : beaucoup d’activité sur son aile gauche et une belle qualité de centre sur les phases arrêtées. Il teste Martinez dès le retour des vestiaires (46e) et participe au contrôle espagnol grâce à son travail sans ballon. Moins brillant que certains partenaires offensifs mais toujours utile collectivement. Remplacé par Nico Williams (75e, 6,5) qui a complètement dynamisé le côté gauche. Très remuant, il voit un but refusé (96e), place une tête repoussée par Martinez (93e) et délivre la remise décisive pour Ferran Torres sur le but du sacre (106e).

- Oyarzabal (4,5) : beaucoup d’efforts et de déplacements pour fixer la défense argentine mais peu de situations franches. Il signe néanmoins l’un des rares tirs cadrés de la première période (39e) et participe à plusieurs combinaisons intéressantes avec Ruiz. Une prestation généreuse mais sans réelle efficacité dans la zone de vérité. Remplacé par Ferran Torres (61e, 8) qui a changé le destin de la finale. voir ci-dessus

Argentine

- Martinez (7,5): très présent sur sa ligne, le gardien argentin a constamment guidé sa défense et maintenu ses partenaires sous tension. Impeccable sur les frappes cadrées, il a repoussé tout ce qui s’est présenté, parfois sans académisme mais toujours avec une efficacité remarquable. Son double arrêt à la 77e minute symbolise une prestation héroïque, prolongée par deux nouvelles parades de très haut niveau dans le temps réglementaire. Plus hésitant dans les airs et surtout imprécis au pied, avec seulement cinq dégagements réussis sur dix-neuf, il n’a pas livré un match parfait. Mais sans lui et ses onze arrêts, l’Argentine n’aurait jamais pu rester aussi longtemps au contact dans cette finale. Meme quand il est battu, il est sauvé par une faute sur Otamendi qui lui évite l’ouverture du score espagnol en début de prolongations. Après 106 minutes de grande classe, il est contraint d’encaisser l’ouverture du score sur sa vingtième frappe concédée par Ferran Torres qui place une frappe imparable sous la barre. Il aurait pu concéder un second but, mais refusé pourhors-jeuu.

- Montiel (6): il a trouvé davantage de solutions dans son couloir pour contenir Baena et Cucurella. Très intelligent balle au pied, il a souvent réussi à se sortir du pressing espagnol en provoquant des fautes utiles pour permettre à son équipe de souffler. Vigilant dans sa surface, il réalise surtout un sauvetage précieux à la 56e minute sur un centre en retrait d’Olmo, empêchant Cucurella de conclure dans le but vide. Généreux dans l’effort et sérieux défensivement, il n’a jamais triché. Il est remplacé par Molina (57e), dont l’entrée a apporté beaucoup d’envie, de combativité et quelques montées, même si c’est essentiellement dans le travail défensif qu’il s’est illustré. Très bon dans les duels depuis son entrée, il est trop passif sur l’ouverture du score de l’Espagne permettant à Nico Williams de passer le ballon de la tête trop facilement à Ferran.

- Romero (6,5): solide dans les duels, Romero a livré une prestation très propre dans l’axe de la défense argentine. Impérial dans ses interventions, il a remporté tous ses duels en première période tout en affichant une grande sérénité à la relance, avec une excellente qualité de passe. Son expérience a permis de verrouiller l’axe face aux offensives espagnoles, ne laissant que très peu d’espaces à ses adversaires. Puissant, concentré et appliqué, il a toutefois dû céder sa place sur blessure. Il est remplacé par Medina (70e), qui est immédiatement entré dans le rythme en répondant présent dans les duels et en assurant la continuité défensive de l’Albiceleste. Plus sollicité depuis le carton rouge, il impose sa présence dans les airs pour éviter que les centres espagnols ne deviennent des buts.

- Martinez (6,5): concentré dès les premières minutes, Martínez a longtemps répondu présent dans les interventions défensives. Il est toutefois pris de vitesse sur un contre mené par Oyarzabal et n’a d’autre choix que de commettre une faute, écopant du premier carton jaune de la rencontre. Malgré un début de match globalement sérieux, le défenseur argentin est contraint de quitter ses partenaires avant la pause sur blessure. Il est remplacé par Otamendi (44e) (6,5), dont l’expérience s’est rapidement fait sentir, notamment avec un tacle salvateur dans sa surface en seconde période pour empêcher une frappe espagnole très dangereuse. Il est important dans son axe de la défense, il subit une faute importante qui permet à l’espagne de voir son but annulé.

- Tagliafico (7): mis en difficulté durant les premières minutes par les combinaisons entre Lamine Yamal et Pedro Porro, Tagliafico a su parfaitement réagir après la pause fraîcheur. Fort de son expérience, il a progressivement fermé son couloir, limitant les espaces et empêchant l’ailier espagnol de faire de vraies différences. Autoritaire dans les duels, il a été précieux dans les prises à deux avec Mac Allister, remportant la plupart de ses face-à-face. Son seul véritable accroc intervient en début de seconde période avec une passe risquée plein axe qui aurait pu coûter cher, sans une intervention salvatrice de Martínez. Malgré la fatigue dans le dernier quart d’heure, il est resté combatif jusqu’au bout, contenant avec beaucoup de hargne un Lamine Yamal bien moins influent que d’habitude. Vraiment plus en difficulté depuis le rouge et l’accumulation de fatigue, il est moins présent dans les duels dans cette prolongation. Il reste cependant très imporant dans les duels de un contre un.

- De Paul (3): repositionné sur le côté droit plutôt que dans l’axe, De Paul n’a jamais semblé trouver ses repères. Très discret en première période, il a manqué la plupart de ses initiatives offensives et n’a pas apporté l’énergie attendue dans son couloir. Peu influent dans le jeu, il est passé à côté de sa finale, sans réellement peser ni avec ni sans le ballon. Il est remplacé par Simeone (70e), dont l’entrée a immédiatement changé le visage du côté droit argentin. Plus percutant et naturel dans ce rôle, il s’est rapidement signalé par une première percussion qui a mis en difficulté la défense espagnole. Néemmoins, il est resté très peu en vue offensivement étant obligé de participé aux efforts de sa nation en défense. Simeone est l’argentin le plus important offensivement dans cette prolongation en se battant à chaque récupération pour essayer d’aller vers l’avant. Il rate une demie volée à la 120eme seul au point de penalty.

- Fernandez (2): sans doute le plus en difficulté côté argentin. Positionné devant sa défense, il a constamment subi l’intensité du milieu espagnol, souvent battu dans les duels et incapable d’imposer sa présence à la récupération. Balle au pied, il a perdu de nombreux ballons et n’a jamais réussi à casser le pressing adverse ou à ralentir les offensives espagnoles, laissant trop souvent les lignes de passe ouvertes. Toujours en retard dans ses interventions, il a symbolisé les difficultés de son équipe dans l’entrejeu. Frustré, il écope d’un premier carton jaune pour contestation avant d’être logiquement expulsé dans le temps additionnel après un second avertissement pour une faute évitable sur Cubarsí, concluant une finale totalement manquée.

- Mac Allister (4,5): très engagé dès le coup d’envoi, Mac Allister a été le milieu argentin le plus combatif durant la première période. Omniprésent dans les duels, il a tenté de répondre au défi physique imposé par les Espagnols, même si son déchet dans ce domaine a parfois limité son influence. À l’inverse de Fernández, il a au moins eu le mérite de se battre et de multiplier les efforts pour maintenir son équipe dans le match. Repositionné sur le côté gauche après l’entrée de Paredes, il s’est progressivement effacé, beaucoup moins sollicité dans les duels et quasiment invisible au retour des vestiaires. Replacé dans l’axe pour la prolongation, il est important dans l’impact, il reprend son poste de prédilection permettant à l’Argentine de tenir.

- Gonzalez (3,5): quelques bons ballons lui sont parvenus sur son aile, mais il n’est jamais parvenu à prendre le dessus sur Pedro Porro. En dehors de ces rares situations, il est resté très discret, à l’image de De Paul de l’autre côté, sans réussir à apporter le moindre danger offensif. En difficulté, il cède sa place dès la pause. Il est remplacé par Paredes (45e) (3), dont l’entrée n’a pas réellement changé le cours du match. Rapidement averti pour une faute évitable sur Rodri, il a multiplié les interventions en retard, notamment sur le milieu espagnol, offrant plusieurs coups de pied arrêtés dangereux à l’Espagne. S’il s’est montré vigilant dans le jeu aérien, son manque de maîtrise dans les duels a davantage pénalisé son équipe qu’aidée. Toujours en difficulté dans cette prolongation , il aurait pu écoper un deuxième jaune, mais l’arbitre est sympa avec lui.

- Messi (2,5): replacé dans un rôle plus reculé pour organiser le jeu, Messi a souffert de la domination espagnole dans la possession et a très peu été servi. Il a bien tenté d’apporter un peu de lumière grâce à quelques crochets et des passes en profondeur, tout en obtenant plusieurs fautes précieuses pour permettre à son équipe de souffler, mais cela est resté trop rare. Avec seulement une quinzaine de ballons touchés en première période, il est resté largement en dehors de la finale. Après la pause, son influence a quasiment disparu : peu impliqué dans le repli défensif, il a beaucoup marché et n’a jamais réussi à peser sur le jeu. Son unique véritable opportunité offensive en fin de match se conclut par une passe largement trop longue pour Molina, à l’image d’une prestation très décevante. Il s’est montré dangereux après l’ouverture du score.

- Alvarez (3): comme souvent, Álvarez n’a pas ménagé ses efforts, étant le premier à lancer le pressing sur la défense espagnole. Souvent recherché dans la profondeur, il s’est toutefois heurté à la lecture du jeu d’Unai Simón, dont les sorties très hautes ont systématiquement coupé les offensives argentines. Faute de ballons exploitables, l’attaquant a eu énormément de mal à exister dans cette finale. La domination espagnole après la pause l’a rendu quasiment invisible offensivement, mais il a continué à multiplier les courses et les replis pour soulager sa défense jusqu’au coup de sifflet final. Très fort dans les efforts, il est remplacé par Senesi (101e), à cause de l’infériorité numérique. Il permet donc à son équipe de défendre avec cinq arrières.

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