Manchester United : la presse anglaise achève Ruben Amorim
La presse anglaise n’est pas tendre avec Ruben Amorim suite à l’annonce de son limogeage par Manchester United. De sa dernière sortie médiatique suicidaire à ses résultats, son départ ne faisait plus vraiment de doutes.
« Je pense que Ruben est un jeune entraîneur exceptionnel. C’est un excellent manager et je pense qu’il sera là pour longtemps. » Voilà ce que disait Sir Jim Ratcliffe en mars 2025 au sujet de Ruben Amorim lors de l’une de ses rares sorties médiatiques. Le coach portugais pouvait souffler, il était soutenu par le nouvel arrivant dans l’actionnariat mancunien. Mais 10 mois plus tard, le voilà limogé de Manchester United, au lendemain d’une sortie au vitriol qui ne pouvait conduire qu’à une rupture.
« Amorim savait très bien au moment de sa déclaration que cela pouvait conduire à son licenciement », assure The Sun ce matin. A-t-il donc sciemment provoqué son limogeage ? Tout aurait commencé vendredi dernier, suite au match nul particulièrement décevant face à la lanterne rouge Wolverhampton, au cours duquel il avait réinstallé son 3-4-3. « Amorim devait rencontrer le directeur sportif Jason Wilcox vendredi, afin de discuter en détail de l’approche tactique de l’équipe », raconte Skysports. « Ce limogeage n’était pas lié à la préférence d’Amorim pour le 3-4-3, mais plutôt à son refus, perçu par United, d’adapter sa tactique aux circonstances et à l’évolution de l’équipe. (…) Les dirigeants de Manchester United ont jugé la réaction d’Amorim lors de cette réunion très négative et émotionnelle. »
Personne ne regrette Amorim…
La réaction de Ruben Amorim après le 1-1 face à Leeds a donc été la goutte de trop pour la direction, qui n’avait d’autre choix que de limoger le coach portugais. Le Daily Mail précise : « le directeur sportif Jason Wilcox, que beaucoup pensaient être la cible des récents propos d’Amorim, a rencontré l’entraîneur. Il lui a fait part de ses observations, présentées comme constructives, sur le style de jeu et le niveau de l’effectif à sa disposition. Le message était clair : les joueurs de United, recrutés pour 250 millions de livres sterling cet été, étaient suffisamment bons pour mériter notre confiance et capables de pratiquer un football plus offensif. »
Attitude négative, critiques publiques et surtout résultats catastrophiques : Amorim n’a remporté que 24 de ses 63 matchs à la tête de l’équipe, toutes compétitions confondues, soit 38,1 %. Il s’agit du pire pourcentage de victoires pour un entraîneur de United depuis la retraite de Sir Alex Ferguson, exception faite des 37,9 % de Ralf Rangnick en tant qu’entraîneur intérimaire sur une demi-saison. Sous la direction d’Amorim, United a remporté moins d’un tiers de ses matchs de Premier League (15 sur 47) pour 19 défaites. Sa moyenne de 1,23 point par match est la plus faible de tous les entraîneurs de United en Premier League.
Forcément, les commentaires sont violents outre-Manche, à l’image de ceux de l’ancien joueur de Tottenham Jamie O’Hara, qui anime désormais une émission de radio sur Talksports. « Il n’est pas assez bon. C’est aussi simple que ça. Les supporters de Man Utd seront contrariés car c’est encore un entraîneur qui est limogé, donc c’est la pagaille, on tourne la page et on recommence à zéro. Bon débarras. Il n’est pas assez bon pour être l’entraîneur de Manchester United. » Alejandro Garnacho, parti à Chelsea cet été, n’a pas manqué de réagir en likant sur Instagram une publication annonçant le limogeage de son ancien coach. Son avis semble partagé par de nombreux fans mancuniens sur les réseaux sociaux.
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