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Mondial 2026 : la FIFA sort du silence à propos de la situation chaotique au Mexique

Alors qu’une guerre des cartels répand le sang et la terreur au Mexique à quelques encablures de la Coupe du monde 2026, Gianni Infantino s’est fendu d’une sortie médiatique pour rassurer quant à la bonne tenue du Mondial.

Par Chemssdine Belgacem
3 min.
Gianni Infantino, président de la FIFA @Maxppp

C’est le chaos total au Mexique. Depuis plusieurs jours, le pays est touché par une triste flambée de violences déclenchée par la mort de Nemesio Oseguera, alias El Mencho, leader du cartel du Jalisco Nueva Generación (CJNG). La semaine dernière, une opération militaire visant à capturer ce baron de la drogue a provoqué des représailles violentes à travers le pays. Résultat : routes bloquées, véhicules incendiés et dizaines de morts parmi lesquels des membres des forces de l’ordre, un agent de sécurité, un fonctionnaire et une civile.

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Une situation qui interroge forcément à quelques mois du début de la Coupe du monde 2026 qui aura lieu au Mexique, aux Etats-Unis et au Canada. Bien que les deux derniers représentants devraient accueillir le tournoi dans des conditions optimales, le doute est désormais permis avec le Mexique qui tente de gérer la situation de la meilleure des manières depuis plusieurs jours. Même si Monterrey et Mexico ont été assez épargnés par ces heurts, Guadalajara, la dernière ville-hôte mexicaine, a été chamboulée à l’instar de beaucoup autres régions de la contrée. Et même si 10 000 soldats ont été déployés pour calmer la situation, rien n’indique que tout sera réglé dans quatre mois.

Gianni Infantino est très serein avec le Mexique

Pourtant, les institutions ne semblent pas inquiètes. En effet, face à ces scènes qui ont donné l’impression d’une zone de guerre dans certaines régions, notamment dans l’État de Jalisco, Infantino a également tenu à souligner sa confiance dans les autorités mexicaines et leur capacité à rétablir l’ordre d’ici le Mondial. Interrogé par l’AFP à Barranquilla lors d’une conférence organisée par la Fédération colombienne de football, le patron de la FIFA s’est fendu d’une sortie très sereine : «Tout d’abord, bien sûr, nous analysons et surveillons la situation au Mexique ces jours-ci, en ce moment même, mais je tiens à dire dès le début que nous avons une confiance totale dans le Mexique, dans sa présidente, et nous sommes convaincus que tout se passera de la meilleure manière possible. Nous avons quelques matchs dans un mois au Mexique, dans le cadre de la préparation de la Coupe du monde, et nous allons également inaugurer l’Estadio Azteca, le nouvel Estadio Azteca. Le Mexique est un grand pays ; c’est une nation de football. Comme dans tous les pays du monde, des choses arrivent — nous ne vivons pas sur la Lune ou sur une autre planète. Des choses arrivent, c’est pour cela que nous avons des États, que nous avons une police, des autorités qui garantiront l’ordre et la sécurité. Donc, pour ma part, au nom de la FIFA, confiance absolue en la présidente Sheinbaum. Au Mexique, nous sommes en contact régulier avec la présidence et les autorités, et nous suivons la situation sous tous ses aspects. Merci. Et la Coupe du monde sera une fête incroyable. »

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Une sortie qui n’a pas manqué de faire réagir sur les réseaux sociaux. Pourtant, la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a aussi assuré que la situation revenait progressivement à la normale et que les supporters qui se rendront à Guadalajara, Mexico ou Monterrey pour les matchs n’auraient « aucun risque » et disposeraient de toutes les garanties de sécurité nécessaires ce mardi soir. Reste à savoir si ce calme olympien n’est qu’un discours de façade ou si tout sera réglé dans quatre mois.

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