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CAN 2025, Maroc : une pression folle sur les Lions de l’Atlas qui peut faire peur !

Tenu en échec par le Mali (1-1), le Maroc a semblé perturbé en fin de rencontre par la pression du stade de Rabat. Au point d’être limite dramatique au coup de sifflet final. Un sujet qu’il faudra rapidement régler pour espérer aller loin dans la compétition.

Par Hanif Ben Berkane
3 min.
l'équipe du Maroc @Elhadjiloum

C’était probablement le premier gros test depuis un moment pour la formation de Walid Regragui. Ce vendredi soir, le Maroc affrontait le Mali lors du deuxième match de groupe de cette CAN 2025. Un choc sur le papier qui était très attendu par les supporters marocains. Car si les Lions de l’Atlas restaient sur une série de 19 victoires consécutives, beaucoup pointaient du doigt l’absence de match référence face à un gros calibre du continent africain.

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L’occasion était donc parfaite face au Mali dans cette CAN. Et ce match a donné quelques indications. Si le Maroc a encore une fois bien dominé cette rencontre et qu’il a logiquement ouvert le score sur un penalty de Brahim Díaz (45e+4), il a aussi montré quelques lacunes au milieu par moments. Et le Mali en a profité pour égaliser, encore une fois sur penalty (1-1, score final). Mais dans ce match qui ressemblait à un match à élimination directe tant il était tendu, les Lions de l’Atlas ont montré quelques difficultés à gérer les émotions. Sur la fin de rencontre, avec l’envie de gagner, le Maroc s’est rué vers l’attaque, oubliant presque qu’un match nul n’était en rien dramatique. Aussi influencés par les sifflets du public marocain à chaque passe en retrait, les coéquipiers d’Azzedine Ounahi ont poussé pour marquer. Et à la fin du match, malgré le nul, l’énorme déception des Marocains contrastait avec la joie des Maliens. Comme si le Mali venait d’arracher un succès face au Maroc alors que les Lions de l’Atlas sont premiers et peuvent assurer la première place lors de la prochaine journée.

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Le Maroc doit mieux gérer la pression

« Match nul un peu frustrant, parce que nous avons fait un match solide. C’est une belle équipe du Mali qui nous a poussés vers nos limites, mais nous aussi. Nous continuons notre bonhomme de chemin. Nous avons l’objectif de finir en tête du groupe. Nous avons eu une belle opposition et c’est bon pour nous. Peut-être que les joueurs étaient moins bons. Mais le chemin est encore long pour gagner la CAN. Tu peux finir premier de ton groupe et quitter la CAN en quart, comme tu peux finir 3e et gagner la CAN parce que le Maroc t’a qualifié comme la Côte d’Ivoire. J’étais content, nous avons joué notre football. Ce que je regrette, c’est que nous nous sommes peut-être trop exposés. C’est bien que ça arrive maintenant. Vous allez me prendre pour un fou, mais je suis content du nul », analysait Regragui en conférence de presse.

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En zone mixte, conscient de l’importance de calmer les choses, Romain Saïss, qui est pour le moment forfait pour blessure, a tenu à s’exprimer. « On est déçus du résultat, mais il ne faut pas tout dramatiser non plus. Il faut améliorer les petits détails. (…) Faut pas commencer à douter ou s’alarmer. Il faut corriger, mais on a encore notre destin en main. Il faut finir premier. Gérer les émotions, ça s’apprend. On est une équipe jeune. On sort de 18-19 matches d’affilée. Donc, il faut apprendre à gérer ces moments-là. La gestion, c’est aussi beaucoup de bonne volonté parce qu’on veut gagner le match, mais il faut arriver à mieux gérer. » Même son de cloche pour Neil El Aynaoui, homme du match. « C’est un marathon, il ne faut pas être négatif, mais plutôt rester concentré sur la suite. L’ambiance en première période était dingue. Ça nous a beaucoup poussés. » Pour aller loin, le Maroc va devoir apprendre à mieux gérer émotionnellement les rencontres pour ne pas craquer sous la pression comme le Brésil en 2014 ! Et le temps presse.

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