CAN

La finale de la CAN 2025 vire au chaos historique après une polémique arbitrale

La finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc a viré au chaos dans le temps additionnel, après un penalty marocain jugé très sévère.

Par Valentin Feuillette
3 min.
Sénégal Maroc @Maxppp

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 a basculé dans la controverse absolue à l’entrée du temps additionnel. À la 90e+8 minute, après consultation de l’arbitrage vidéo, Jean-Jacques Ndala Ngambo a accordé un penalty au Maroc pour une faute jugée de Malick Diouf sur Brahim Díaz. Une décision immédiatement perçue comme extrêmement sévère par les Sénégalais, tant le contact semblait léger et sujet à interprétation. La sanction, accompagnée d’un carton jaune pour Diouf, a déclenché une vague d’incompréhension sur la pelouse du Stade Prince Moulay Abdallah, où joueurs et staff sénégalais ont encerclé l’arbitre pour demander des explications.

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La situation a ensuite dégénéré en véritable chaos. Alors que le jeu restait interrompu pendant de longues minutes, Pape Thiaw est allé discuter avec l’arbitre, sans parvenir à apaiser la colère de ses joueurs. À la 90e+12, les Lions de la Teranga ont quitté la pelouse pour protester contre ce qu’ils considéraient comme un scandale arbitral, un geste fort et rarissime à ce niveau de la compétition. Quelques instants plus tard, des supporters sénégalais ont envahi le terrain, accentuant encore la confusion, tandis que le penalty n’avait toujours pas été tiré. Une fin de match hallucinante, marquée par une rupture totale entre le corps arbitral et le camp sénégalais, et qui laissera une trace indélébile sur cette finale déjà entrée dans l’histoire, mais pour de sombres raisons.

Sadio Mané prend les choses en mains

Dans ce climat explosif, Sadio Mané a tenté d’endosser un rôle de rassembleur et de capitaine exemplaire. Visiblement déterminé à éviter une sortie définitive de l’histoire par la petite porte, l’attaquant sénégalais a multiplié les appels à ses coéquipiers, répétant avec insistance « on va jouer, on va jouer, appelle les, appelle les, on joue comme des hommes ». Par la suite, l’ancien joueur de Liverpool a même couru jusqu’au vestiaire pour tenter de convaincre les siens de revenir sur la pelouse, conscient de la portée historique d’un abandon en pleine finale de CAN. Après de longues minutes de tension et de discussions, les joueurs sénégalais sont finalement revenus sur la pelouse du Stade Prince Moulay Abdallah. Le jeu a repris dans une atmosphère électrique, lourde de sifflets et d’émotion, alors que la finale a déjà basculé dans l’histoire pour cet épisode sans précédent.

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De retour sur le terrain, la finale a connu un nouveau tournant irréel. Sous une pression extrême, Brahim Díaz s’est finalement présenté pour tirer le penalty à la 90e+24 minute. Le milieu offensif marocain a tenté une Panenka audacieuse mais totalement manquée, facilement captée par Édouard Mendy, héros sénégalais de cette séquence hors normes. Le stade a retenu son souffle, avant l’explosion de joie du camp sénégalais, revenu sur la pelouse survolté après cet épisode de tension extrême. Le score restant inchangé, cette finale déjà historique va désormais se prolonger en prolongations, étoffant un peu plus un scénario totalement fou et inédit dans l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations. Une fin de match irréelle, marquée par la polémique, la colère et la gravité du moment, qui fait de cette finale Sénégal–Maroc l’une des plus marquantes de l’histoire de la compétition.

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