Le nom d’Ahmed Hossam Mido n’est inconnu pour personne. Et pour cause : l’avant-centre égyptien aura expérimenté les meilleurs championnats du Vieux continent lors de sa période d’activité, concentrée sur la première décennie des années 2000. L’Angleterre, l’Espagne, l’Italie… et la France, via l’Olympique de Marseille. En s’octroyant ses services à l’été 2003 contre un chèque de 12 M€, le club olympien faisait de lui le joueur égyptien le plus cher de l’histoire du football. À juste titre au niveau de son talent, un peu moins au niveau de son expérience marseillaise : une saison, 33 matches, 9 buts et au revoir. Un schéma qui n’aura de cesse de se répéter concernant l’énergumène, qui aura connu pas moins de dix écuries – parmi lesquelles l’Ajax, la Roma ou Tottenham – dans sept pays différents au cours de sa carrière. Une propension au transfert qui n’était pas due à une mentalité de globetrotter, sinon à celle d’un homme fantasque qui n’en aura toujours fait qu’à sa tête.

Car Mido, c’est avant tout un personnage. Coureur de jupons invétéré, jet setter, l’Égyptien n’a jamais eu la langue dans sa poche. Adversaires, coéquipiers ou dirigeants ont tous eu à composer avec ce drôle de caractère. Attachant pour les uns, insupportable pour les autres, Mido était ce joueur que l’on adorait détester, la réciproque étant tout aussi exacte. Toujours est-il qu’après 12 ans d’une carrière en dents de scie, bien en deçà de ce qu’elle laissait présager à son lancement – 85 réalisations en 272 rencontres seulement – l’avant-centre raccrochait les crampons en juin dernier, après une dernière pige en coup de vent à Barnsley, et ce à seulement 30 ans. « Aujourd’hui, j’annonce ma retraite de footballeur. Je remercie tout le monde, tous ceux qui m’ont soutenu tout au long de ma carrière et plus particulièrement tous mes fans » assurait-il ainsi sur Twitter. Un média que Mido a visiblement bien apprivoisé, et sur lequel il laissait entrevoir il y a encore quelques jours sa verve légendaire, au travers de tweets vengeurs.

Mais ce n’est ni son caractère ni ses sorties musclées qui ont rebuté les dirigeants de son club formateur le Zamalek. Ce dernier l’a tiré de sa jeune et nouvelle carrière de consultant beIN Sport pour lui confier les rênes de l’équipe première. L’ancien international des Pharaons (51 sélections) retrouve donc les terrains, et pour le moment, on pourrait qualifier l’expérience de positive alors que Mido a mené les siens à une première victoire face à l’El Minya (0-1). Mais pour tout dire, on est déjà impatient de connaître la suite. Si sa carrière d’entraîneur ressemble de près ou de loin à la précédente, on devrait vite retrouver Mido dans son registre favori : celui de la punchline et des faits divers.