Le Paris Saint-Germain n’a pas fêté dignement sa qualification pour les huitièmes de finale de la coupe de France. Vainqueurs de Strasbourg au Parc des Princes (2-0), les hommes de Thomas Tuchel ont quitté l’enceinte rouge-et-bleu avec une certaine inquiétude. Sorti sur blessure eu après l’heure de jeu, Neymar souffre à nouveau du métatarsien du pied droit. Le même pied qui l’avait tenu éloigné des terrains pendant plusieurs mois la saison dernière, à peu près à la même époque.

Dès lors, les esprits se sont logiquement tournés vers le huitième de finale aller de Ligue des Champions face à Manchester United. Neymar sera-t-il remis à temps ? Autant d’interrogations qui torturent les pensées parisiennes, d’autant que la case opération n’est toujours pas exclue par le club de la capitale. Un nouveau couac qui intervient après la blessure d’un autre élément important, Marco Verratti (absent trois semaines selon RMC). Sans oublier Presnel Kimpembe, absent des terrains depuis le début de l’année. Interrogé en zone mixte, Daniel Alves, grand ami de Neymar, prie désormais pour que son coéquipier n’ait rien de grave.

« Ça ne peut pas rester impuni »

« Il faut savoir ce qui est arrivé. Je n’en sais rien. Je l’ai seulement vu sortir du terrain alors que ce n’était pas prévu. Quand je serai chez moi, j’essaierai d’en savoir plus. J’espère que ce n’est pas grave parce que nous avons besoin de lui », a-t-il déclaré dans un premier temps, avant de se montrer bien plus offensif sur la manière dont est traité son partenaire. « Cette peur, c’est l’impression qui reste. Il a pris beaucoup de coups pendant tout le match, ça ne peut pas rester impuni. Nous serons derrière lui, nous ne savons pas la gravité du problème. »

« Si les adversaires lui donnent des coups et qu’il n’y a aucune sanction, ça veut dire qu’ils ne le prennent pas au sérieux. Ceux qui sont au-dessus (les arbitres, ndlr) doivent agir. Sinon, le joueur perd toutes ses chances de se battre pour des matches importants. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas ici. Il faut agir, donner des cartons, il faut que ce soit jugé avec fermeté. J’insiste à nouveau sur le fait qu’il faut protéger ce genre de joueur qui est différent dans le monde du football. » C’est dit !