Après une première période plutôt fermée, c’est le PSG qui mène aux points à la mi-temps. Après une entame de jeu énergique du côté parisien, Mevlut Erding et Ludovic Giuly vont tenter de mettre le feu dans la défense monégasque. Et ce dernier aurait pu y parvenir sur une superbe frappe croisée détournée sous la barre par Stéphane Ruffier (14e). Quelques instants auparavant, c’est Mamadou Sakho qui était tout près de débloquer la situation en reprenant du pied gauche un corner de Stéphane Sessegnon (13e). Hormis quelques tentatives brouillonnes, c’est Mevlut Erding qui va offrir la dernière occasion parisienne de la première période sur une frappe trop croisée suite à un bon ballon récupéré à l’entrée de la surface (40e). Du côté de l’ASM, pas grand chose à se mettre sous la dent hormis un incroyable slalom de Juan Pablo Pino au sein de la défense parisienne et une frappe bien repoussée par Edel (42e). La seconde période sera monégasque et beaucoup moins intéressante. Face à des Parisiens émoussés, les hommes de Guy Lacombe ne vont pas en profiter et auraient même pu s’incliner en fin de match sur une balle piquée d’Erding repoussée par la barre transversale de Ruffier qui était battu (81e). La prolongation ne sera guère plus passionnante, mais un éclair de Makelelé et un centre repoussé de Jallet pour Hoarau (106e) vont délivrer les nombreux supporters parisiens présents dans le stade.

L’homme du match : Makelele (7) : Malgré ses 37 ans, le milieu parisien a réalisé une prestation de haute volée. Volontaire et disponible, il a récupéré un nombre incalculable de ballons et n’a jamais lâché et se trouve à l’origine du but de Guillaume Hoarau. En bon capitaine, il a parfaitement su guider le navire parisien vers la victoire et peut prendre sa retraite sur un trophée.

Paris Saint-Germain :

Edel (6) : Dans un style peu académique, le gardien camerounais du PSG a parfaitement tenu son rang et a gardé ses buts inviolés par quelques interventions déterminantes.

Jallet (6,5) : Dans son rôle de latéral droit, Christophe Jallet a beaucoup apporté aux offensives parisiennes comme sur son centre tir qui a amené le but d’Hoarau. Impeccable dans ses interventions défensives, l’ancien Lorientais a effectué une prestation intéressante. Remplacé par Sammy Traoré (118e)

Sakho (7) : Solide et affichant une insolente sérénité, le jeune défenseur parisien souvent critiqué ces derniers mois a parfaitement tenu son rôle malgré la pression et l’enjeu.

Camara (6) : Un match sérieux réalisé par le défenseur parisien qui a parfaitement tenu le coréen Park. Auteur de quelques erreurs techniques qui auraient pu couter cher à sa formation.

Armand (6) : Courageux et volontaire, Armand a réalisé un match plein. Le latéral gauche parisien a rarement été pris en défaut par les attaquants monégasques et s’est même offert quelques montées intéressantes.

Makelele (7) : Voir ci-dessus

Clément (6) : Plus discret que Makélélé, Jérémy Clément s’est démultiplié au milieu de terrain et s’est contenté de défendre, un rôle qu’il a parfaitement effectué.

Sessegnon (5) : Évoluant dans son style caractéristique, le stratège béninois a rarement mis en défaut les défenseurs monégasques. Son manque de justesse dans la dernière passe, notamment sur coups de pied arrêtés n’a pas aidé sa formation. Sessegnon évolue à des années lumières de son meilleur niveau.

Giuly (5) : la mobylette parisienne a effectué un gros premier quart d’heure, symbolisé par une superbe frappe. Moins à l’aise par la suite, il va beaucoup courir dans le vide et va clairement baisser de pied. Remplacé par Pegguy Luyindula (76e) qui a beaucoup apporté dès son entrée par sa vitesse et son apport offensif.

Erding (5) : Très incisif tout au long de la rencontre, l’attaquant turc a eu deux occasions franches de tuer le match. Malheureusement pour lui, une frappe trop croisée et la barre transversale vont ternir un match plutôt réussi. Remplacé par Ceara (103e).

Hoarau (6) : Emprunté et très maladroit, il n’a pas fait les bons choix durant toute la rencontre. Mais en grand buteur, l’attaquant réunionnais a su se montrer décisif en inscrivant le but de la victoire durant la prolongation.

AS Monaco

Ruffier (6,5) : Le portier monégasque est à créditer d’une prestation exemplaire. Auteur d’arrêts plein d’à-propos et lisant parfaitement les trajectoires de balles, le gardien de but a été sans contestation possible le meilleur Monégasque ce soir. Ne peut rien sur le but du PSG, déviant parfaitement la frappe de Jallet avant d’être abandonné par sa défense.

Modesto (5,5) : L’arrière droit de l’ASM a réalisé un match propre. Défendant avec hargne sur son vis-à-vis, il n’en a pas oublié de prendre son couloir afin d’apporter des solutions offensives aux siens.

Mongongu (6) : Le défenseur central du Rocher a été brillant. Même s’il a parfois semblé nonchalant, le joueur pisté un temps par le Milan AC a multiplié les bonnes interventions en un contre un.

Puygrenier (6) : A l’instar de son compère de la charnière centrale, l’ancien joueur de Nancy a su se mettre en évidence. Solide au poste, il n’a pas lâché d’une semelle un Mevlut Erding pourtant virevoltant.

Traoré (4,5) : Plus en difficulté que les autres défenseurs monégasques, l’arrière gauche n’a pas vraiment brillé. Sans faire de bévues, l’ancien de Liverpool a eu du mal à maîtriser son adversaire direct et a surtout été peu productif offensivement.

Mangani (4) : Sans doute le joueur de l’ASM le plus en difficulté ce soir. Perdant énormément de ballons et ne parvenant pas à peser sur les débats, le jeune milieu de terrain a connu une sale soirée. Remplacé par Haruna (55e) qui a stabilisé le bloc de Monaco grâce à sa technique, sa puissance, et sa faculté à se projeter vers l’avant.

Costa (4,5) : Lui aussi à la peine, il a malgré tout un peu plus été en verve que son collègue récupérateur. Dur sur l’homme, le Brésilien a semblé particulièrement agacé, se laissant aller à quelques gestes de mauvaise humeur. Remplacé par Sagbo (111e).

Nenê (6) : L’ailier gauche s’est distingué. Auteur de belles chevauchées, il a été l’un des rares joueurs offensifs monégasques à se mettre en valeur. Sa patte gauche et ses gestes imprévisibles ont su déstabiliser la défense parisienne.

Alonso (5) : Le capitaine n’a pas forcément été exemplaire. Se dépensant sans compter comme à son habitude, il n’a en revanche pas été en mesure de faire valoir ses qualités techniques. Trop discret, il aura eu le mérite de se battre.

Pino (6) : Le Colombien s’est montré sous son meilleur jour lors de cette finale. Technique, puissant et doté d’une vitesse de pointe rare, le milieu offensif a parfaitement su jouer sur ses qualités pour mettre à mal les hommes d’Antoine Kombouaré. Remplacé par Maazou (86e) qui a apporté du poids à l’attaque de Monaco.

Park (4,5) : Un match à vite oublier pour l’international sud-coréen. L’avant-centre aura couru énormément, mais souvent dans le vide. Multipliant les courses, le joueur n’a pas donné sa part au chien, sans pour autant pouvoir créer le danger.