Johan Hamel risque d’entendre parler longtemps de ce Stade Rennais-Olympique de Marseille (2-2, 4 t. à. b. à 3). L’arbitre du 8e de finale de Coupe de la Ligue a en effet pris certaines décisions pour le moins étonnantes. Outre un carton jaune en fin de première période, jugé « abusé » par Jordan Amavi au micro de Canal + Sport (le latéral gauche n’avait pas commis de faute sur Benjamin Bourigeaud), l’homme en noir a laissé planer un flou artistique anormalement long, hésitant à valider un but fantôme de Benjamin André peu après l’heure de jeu après concertation avec son assistant, le ballon ayant heurté la barre et rebondi plusieurs mètres devant la ligne de but.

M. Hamel et son équipe refusaient ensuite un but à Kosta Mitroglou pour une position de hors-jeu plus que discutable (le Grec était couvert par Faitout Maouassa) à l’entame du dernier quart d’heure alors que l’OM était mené (2-1). Plusieurs coups de sifflet étonnants que les acteurs ont bien évidemment évoqué à l’issue de la rencontre, à commencer par Rudi Garcia. « Vous savez ce que je pense, il est temps qu’on aide nos arbitres avec de la vidéo. Comme dans d’autres pays. Dans ce genre de compétitions, il n’y a même pas la Goal Line Technology alors qu’on l’a au moins en championnat, c’est là dessus que je m’interroge. C’est une coupe au rabais la Coupe de la Ligue ? Si on n’y met pas les moyens pour aider les arbitres... », s’est d’abord interrogé le coach phocéen, finalement assez clément avec l’arbitre.

Zubi et Eyraud, particulièrement virulents

Il a cependant joué sur l’ironie lorsqu’il a évoqué le match, évoquant les deux buts de Mitroglou : « on a mis plus de buts que Rennes et on aurait jamais dû aller aux tirs au but, parce que c’est la vérité, moi je suis content de mon équipe, Mitroglou a mis 2 buts, Germain un but, c’est un bon match ,on continue sur une série d’invincibilité ». C’est plus chez les dirigeants que ça a grondé....« Si on veut augmenter le niveau de la ligue, un spectacle comme aujourd’hui... C’est pas la manière la plus intéressante pour faire de la publicité. J’ai vu des choses que je n’avais jamais vues sur un terrain de jeu. Le but donné refusé, tout ça, le carton jaune, le but refusé à Mitroglou... Sur l’ensemble du match, c’était catastrophique, ça fait beaucoup », a de son côté affirmé Andoni Zubizarreta, le directeur sportif phocéen.

Jacques-Henri Eyraud s’est lui aussi exprimé sur les événements du soir : « le but a été refusé avec l’aide de la vidéo, c’est fort probable oui puisqu’il n’y a pas de goal-line technology à ce stade de la compétition. Mes joueurs m’ont pourtant dit que le corps arbitral leur avait signifié que le but était valable. Là, c’est plus grave, ça veut dire qu’il y a eu quelque part une défaillance. Il faut savoir d’où ça vient. Je fais ces remarques en ayant toute conscience de la difficulté du job d’arbitre mais j’ai envie de les aider afin que le dialogue s’améliore. Il faut pousser pour que les moyens mis à leur disposition s’améliorent. Et ce n’est pas le seul exemple dans ce match où la vidéo est peut-être intervenue. J’ai remarqué un certain nombre de fautes sifflées en notre défaveur visiblement après un échange entre arbitres. On peut s’interroger pour quelles raisons les décisions ont été prises avec autant de temps de latence ? ». Un message plutôt clair...