Star de l’équipe de France durant l’Euro, compétition qu’il avait terminée avec le titre de meilleur buteur (6 réalisations), Antoine Griezmann (27 ans) était très attendu pour cette Coupe du Monde en Russie. Et pourtant, pendant une bonne partie de la compétition, l’attaquant des Bleus a essuyé de nombreuses critiques sur son impact moindre et ses statistiques moins impressionnantes (3 réalisations et 2 passes décisives tout de même). Tout ça, le natif de Mâcon s’en moque et il l’a bien fait comprendre en conférence de presse ce vendredi, au camp de base des Tricolores, à Istra.

« En 2016, j’étais meilleur buteur et on a perdu. Alors je me suis dit que j’allais mettre moins de buts cette année pour voir si on gagne », a-t-il d’abord lancé, arborant un large sourire, avant d’expliquer plus en profondeur sa mue et son nouveau rôle dans le onze de Didier Deschamps. « Mon rôle change, je dois gérer les moments forts, garder le ballon ou accélérer le jeu quand il le faut. Comme je l’ai déjà dit plusieurs fois, je pense plus à l’équipe qu’à mes buts », a-t-il confié, faisant profiter toute l’équipe de France de son expérience du côté de l’Atlético Madrid ces quatre dernières années. « C’est le style de jeu que je connais en club, je sais comment gérer ça, j’essaie de prendre le jeu à mon compte et accélérer comme je le sens », a-t-il lancé avant d’insister.

La patte Atlético Madrid et le souvenir de Lyon

« J’ai la chance de travailler avec le meilleur entraîneur défensivement (Diego Simeone). Quand je vois des trucs sur le terrain, j’essaie de le dire à mes partenaires, de leur apprendre comme moi aussi je peux apprendre d’eux de leurs conseils. J’ai la chance d’être avec le Cholo au quotidien depuis longtemps, alors je donne des conseils et des astuces pour être meilleur défensivement », a-t-il indiqué. D’ailleurs, pour le Colchonero, le déclic chez les Bleus s’est produit pendant le match face au Pérou (1-0), une rencontre dominée par les Sud-Américains mais remportée par des Tricolores extrêmement disciplinés et solidaires défensivement. « Le déclic ? Je dirais que c’est intervenu contre le Pérou. On a bien joué en 4-4-2 classique, regroupé en bloc bas. On a marqué puis on a défendu, on a été solide, c’était là le petit déclic », a-t-il raconté avant d’ajouter.

« La défense, pour nous, c’est le plus important, parce que, devant, on peut faire la différence à tout moment, Kylian par ses accélérations, Olive sur les centres ou moi sur une folie qui m’arrive de temps en temps », a-t-il savouré. Longtemps fâché avec les finales, Grizi s’est offert l’Europa League avec l’Atlético la saison passée, à Lyon, face à l’Olympique de Marseille (3-0), inscrivant un doublé. Il compte bien se servir de cette expérience madrilène en prévision de dimanche, à Moscou, face à la Croatie. « Ça fait du bien de gagner une finale, j’en avais perdu deux, la troisième, je me suis dit que ce n’était pas possible. J’avais fait un gros match. J’espère que ce sera pareil, que je prendrai le jeu à mon compte pour l’amener là où je veux », a-t-il conclu. Toute la France n’attend que ça.