À 20 ans, Thierry Ambrose a déjà connu beaucoup de choses dans sa jeune carrière. Un départ à l’étranger à l’âge de 16 ans, des débuts prometteurs chez les jeunes à Manchester City qui lui ont permis de côtoyer les stars de City, mais aussi une rupture des ligaments croisés du genou gauche en décembre 2015 qui a stoppé net son élan. Après un retour convaincant avec les U23, l’ancien attaquant de l’AJA a décidé de quitter Manchester pour lancer sa jeune carrière.

Et alors qu’un prêt en France semblait être idéal à ses yeux, c’est finalement aux Pays-Bas qu’il a atterri au sein du club filial des Citizens, le NAC Breda. Une évidence à ses yeux surtout après avoir discuté avec le coach Stijn Vreven : « j’ai vu avec mes agents pour savoir quelle était la meilleure option. C’est vrai que j’avais des options en Ligue 1 en France. Mais moi je voulais du temps de jeu à 1000 %. Et pendant mes vacances, j’ai l’entraîneur de NAC Breda qui m’a appelé. Et parmi tous les contacts que j’ai eus, c’est lui qui m’a montré le plus d’intérêt. Il m’a expliqué que j’allais être titulaire, qu’il allait me faire confiance si jamais je me donnais à fond à l’entraînement. J’ai ressenti quelque chose de fort avec cet entraîneur. Et le fait qu’il m’appelle plusieurs fois dans la même semaine pour m’expliquer le projet du club a fini de me convaincre. »

Des débuts remarqués aux Pays-Bas

Les débuts ont d’ailleurs été tonitruants. Avec deux buts en deux matches, Ambrose a rapidement fait parler de lui avant de baisser un peu physiquement. « Les 2 premiers matches ont été plus que réussis puisque j’ai marqué deux buts. Après j’ai baissé un peu physiquement, mais là ça va mieux, j’ai fait deux passes décisives il y a deux semaines contre le Feyenoord. » Une adaptation éclaire facilitée par la forte colonie d’espoirs de Manchester City présents au club. Un sacré avantage selon ses dires et des automatismes présents naturellement pour des joueurs habitués à évoluer ensemble chez les jeunes à City. « C’est plutôt un avantage. C’est comme si j’étais entre la réserve et les pros de City. Je joue et en plus avec certains de mes potes que je côtoie depuis 3-4 ans à Manchester City. Par exemple Angelino, le latéral gauche espagnol, on se connaît depuis que je suis arrivé à City donc ça m’aide vraiment, c’est pire qu’un plus (sic). »

Les débuts sont donc prometteurs pour le natif de Sens dans un championnat de bon niveau selon ses propres dires. « L’Eredivisie ? Je trouve que c’est quand même un bon niveau. Je ne vais pas dire que je m’attendais à plus facile, mais tactiquement c’est pas mal. C’est différent de l’Angleterre, mais j’aime bien, notamment la mentalité des supporters. » Loin de l’Angleterre ou de la France, Thierry Ambrose, sous contrat jusqu’en juin 2019 avec Manchester City, n’aspire qu’à une seule chose, faire une année pleine sans blessure. « Comme c’est ma première vraie année chez les pros, j’ai envie de faire une année pleine sans blessure. Après je pourrais décider mes futurs objectifs à savoir intégrer le groupe pro à City ou prendre un autre chemin. Si je continue à être titulaire et que je mets des buts, c’est évident que j’aurais plus d’options d’autant qu’il me reste deux années de contrat à City. »

Et l’Équipe de France dans tout ça ? Né en 1997, il a connu toutes les sélections en Équipe de France des U16 aux U19. Et si sa dernière sélection chez les Bleus remonte à novembre 2015 face à l’Allemagne (3-2) au sein d’une équipe qui comptait notamment Ousmane Dembelé, Théo Hernandez ou encore Lucas Tousart, Thierry Ambrose espère bien que ses performances aux Pays-Bas lui permettront de retrouver le maillot frappé du coq. « Depuis que je suis en U16, j’ai été appelé en Équipe de France. Depuis deux ans, j’ai enchaîné les blessures et je n’ai plus été appelé. Je n’ai pas envie qu’ils m’oublient donc je vais tout faire pour la retrouver et y revenir. C’est un objectif. » C’est tout le mal qu’on lui souhaite.