Claude Makelele a la bougeotte. Après la France, l’Espagne, l’Angleterre et même le Pays de Galles, l’ancien milieu de terrain a posé ses valises en Belgique. L’annonce en a surpris plus d’un ce lundi lorsque le club de la KAS Eupen, lanterne rouge de Jupiler League, a dévoilé l’identité de l’ex-international français (71 sélections) pour prendre le poste d’entraîneur. Le club germanophone s’est déjà offert une certaine notoriété et un raisonnement médiatique avec ce nom prestigieux mais il faut maintenant se mettre au travail car la situation sportive bât de l’aile.

L’entraîneur français profite de la trêve internationale pour faire sa rentrée avec sa nouvelle équipe. Il s’est présenté ce mardi face aux médias pour expliquer ce qui l’a poussé à rejoindre ce projet. Car il faut bien le dire, personne ne l’attendait rebondir dans le club belge alors qu’il avait rejoint Swansea, en qualité d’adjoint de Paul Clement, en janvier dernier seulement. « Dans la vie, il faut prendre des risques. Dans tous les métiers. Je prends cela avec envie et enthousiasme. On verra les résultats » a entamé le nouveau coach d’Eupen qui a ensuite expliqué pourquoi il avait choisi la Belgique.

Le maintien comme objectif

« J’aime apprendre, j’aime voyager. Je n’aurais jamais cru que j’allais me retrouver au Pays de Galles, à Swansea pour devenir coach adjoint. Venir à Eupen ? C’est une expérience et cela ne peut que m’aider à mûrir et à devenir plus fort. Chaque pays a son ADN du football. Je suis venu souvent en Belgique. Je sais ce que représente le football dans ce pays. La Belgique est un pays où beaucoup de grands clubs viennent piocher. Ce n’est pas pour rien. Il y a de la qualité » a-t-il argumenté. Au-delà de côté exotique, Makelele a maintenant du pain sur la planche dans une équipe dernière du championnat après 14 journées.

L’ancien joueur du PSG, Chelsea ou encore du Real Madrid est attendu au tournant pour sa seconde grande expérience en tant que numéro un sur un banc de touche (après Bastia en 2014, ndlr). Pour autant, il ne s’enflamme pas. « Il n’y a pas de style de jeu. Un entraîneur doit s’adapter à ses joueurs. Ce sont eux qui donnent le tempo. Je m’adapte donc aux qualités des joueurs. J’essaye de jouer intelligemment et d’être tactiquement prêt pour ne plus refaire les mêmes erreurs. J’ai vu une équipe avec du caractère et des joueurs de très bonne qualité. Cela aide pour travailler dans des bonnes conditions. » Makelele, qui souhaite faire confiance aux jeunes de l’équipe, aura bien sûr le maintien des Pandas en Jupiler League pour principal objectif.