Robert Beric veut rattraper le temps perdu. Après sa grave blessure au genou suite à un coup de Jordan Ferri lors du derby du 8 novembre 2015, le Slovène a couru après le temps et travaillé d’arrache-pied pour retrouver son meilleur niveau. De retour sur les terrains le 14 mai 2016, le footballeur né en 91 a fait quelques rechutes lors de sa deuxième année. Une situation qui lui laisse des regrets comme il l’a expliqué récemment dans la presse belge. « Tout avait bien commencé pour moi à l’ASSE, j’avais mis 3 buts, mais j’ai été blessé lors du derby. J’ai su immédiatement que je m’étais fait les croisés car j’avais déjà eu une blessure identique quand j’avais 18 ans. J’ai dû me faire opérer deux fois, la première pour restaurer les ligaments, la seconde pour nettoyer le genou car j’avais repris trop vite. J’ai perdu un an dans ma carrière ».

Pour tenter de le rattraper, Beric a quitté les Verts cet été. Celui qui n’entrait pas dans les plans d’Oscar Garcia a posé ses valises à Anderlecht le 30 août dernier. Mais malheureusement pour lui, son prêt n’est pas une franche réussite pour le moment. Depuis le début de la saison, le Slovène n’a joué que deux fois en Jupiler League avec le club belge. Pour être plus précis, le natif de Krško n’a été que 19 minutes sur le pré (0 but). Son dernier match remonte au 23 septembre, soit il y a un mois. Robert Beric n’a pas pu profiter du changement d’entraîneur et fait les frais de la concurrence féroce. « Aujourd’hui, à Anderlecht, René Weiler a quitté le club mais je ne suis pas venu ici spécifiquement pour l’entraîneur. Je suis un joueur de surface et mes qualités sont mieux adaptées à une équipe qui domine. Je ne suis pas le genre d’attaquant qui dribble trois joueurs avant de décocher des frappes de 25 mètres ».

Beric ne joue presque pas

Malheureusement pour lui, ses qualités ne sont pas celles que recherchent le nouvel entraîneur du RSCA, Hein Vanhaezebrouck, selon Bruno Ahoyo. Le journaliste spécialiste du foot belge nous explique. « Beric ne joue pas des masses. Vu son profil d’attaquant de surface, ce n’est pas le style d’attaquant qu’apprécie le nouvel entraîneur. Ça va être compliqué pour lui de prendre de la confiance. Łukasz Teodorczyk, l’attaquant polonais, est l’inamovible numéro un (3 buts en 14 matches). Je ne sais pas si Anderlecht veut se séparer de Robert Beric. Mais il venait pour être numéro 2, ça c’est sûr ». Un numéro 2 qui se contente de quelques miettes. La situation est donc plus que complexe pour le Slovène qui ne trouve pas ce qu’il est venu chercher dans le Plat Pays, à savoir du temps de jeu et de la confiance.

Prêté jusqu’à la fin de la saison, l’ancien joueur de Sturm Graz et de Maribor, qui n’a plus marqué depuis plus de 5 mois, pourrait donc être poussé dehors bien avant selon certaines publications belges. Mais casser son prêt n’est pas la volonté des Verts. C’est en tout cas ce qu’a clairement fait savoir le directeur sportif du club stéphanois, Dominique Rocheteau. Il a précisé à L’Équipe : « Ce n’est pas du tout d’actualité. Je sais que Robert ne joue pas en Belgique. Mais nous n’allons pas tout remettre en question après une défaite (l’ASSE a des problèmes offensifs) ». Les temps sont durs, très durs même pour Robert Beric...