L’hebdomadaire portugais Sabado lâche une bombe dans sa dernière édition. La publication dévoile une affaire de soupçons de fraude fiscale et de blanchiment d’argent sur le marché des transferts. Les autorités fiscales portugaises pointent notamment du doigt le FC Porto et son président Jorge Nuno Pinto Da Costa puisqu’ils auraient, selon l’enquête en question, basée notamment sur des documents révélés par Football Leaks, dû payer 20 M€ de plus en impôts sur diverses opérations sur le mercato.

Les transferts de James Rodriguez, Radamel Falcao, Danilo Pereira, Giannelli Imbula ou encore Eliaquim Mangala, Jackson Martinez et Iker Casillas sont notamment mis en cause et analysés de très près par les autorités. Le super agent Jorge Mendes, impliqué dans la plupart de ces mouvements de joueurs, est donc lui aussi dans le viseur tout comme le président de Benfica Luis Filipe Vieira. Plusieurs transferts du club lisboète seraient eux aussi épluchés par l’équipe en charge de l’enquête : André Carrillo, Pizzi, Jiménez, Júlio César, Ola John et Jonas.

Porto n’a pas tardé à réagir

D’autres représentants de joueurs et employés du côté, du Sporting CP, du Maritimo Funchal, de Braga, d’Estoril, du Vitoria Guimarães, de Portimonense et autres entreprises font l’objet d’une attention toute particulière. Les réactions ne se sont pas faites attendre. Chez les Dragões, on nie en bloc et on regrette le timing, à quelques jours d’un choc contre Benfica (20e journée de Liga NOS. « Jamais le FC Porto et/ou le président de son Conseil d’Administration n’ont été interpellés, entendus ou interrogés au sujet d’une quelconque enquête judiciaire de ce genre sur les sujets mentionnés. Si ces enquêtes existent, cette fuite, à l’encontre du secret de l’instruction et du temps juridique donc, est étrange à quelques heures d’un FC Porto-Benfica décisif », ont-ils fait savoir dans un communiqué officiel.

Même procédé du côté de Braga. « Braga informe ne pas être au fait d’une quelconque enquête en cours et n’a pas été contacté par les autorités pour une quelconque information supplémentaire au sujet de documents publics, vérifiés et validés par les auditeurs comme par les autorités fiscales. (...) Braga regrette la publication de ces informations qui salissent son nom et son image, se réservant le droit de porter plainte », peut-on lire. On devrait rapidement en savoir plus, mais on se trouve peut-être là face à un vaste scandale qui pourrait secouer le football portugais pendant plusieurs semaines.