L’été dernier, alors que la France s’apprêtait à démarrer sa Coupe du Monde face à l’Australie à Kazan, Antoine Griezmann a quelque peu monopolisé l’actualité des Bleus. Courtisé par un FC Barcelone prêt à payer les 100 M€ de sa clause libératoire, le Français a choisi une manière plutôt originale pour tenir les observateurs en haleine. Il a en effet fallu patienter jusqu’à la diffusion d’un documentaire intitulé La Décision pour apprendre que le natif de Mâcon avait finalement choisi de snober l’offre catalane et donc de rester fidèle à l’Atlético de Madrid.

Un choix grassement rémunéré puisque les dirigeants madrilènes ont, dans la foulée, prolongé le bail de leur chouchou jusqu’en 2023. Un nouveau contrat assorti d’une énorme revalorisation salariale, « Grizi » touchant désormais 20 M€ par saison. Un investissement conséquent pour une écurie pas vraiment habituée dans un passé récent à offrir de tels émoluments, même à ses meilleurs joueurs. Mais si la direction colchonera n’a pas manqué d’afficher sa satisfaction, ce nouveau contrat a fait grincer quelques dents dans le vestiaire de l’Atléti. Notamment du côté de Jan Oblak.

Oblak ne faisait pas le poids face à Griezmann

Dernièrement, Marca annonçait que le portier slovène refusait de prolonger parce qu’il s’était lassé de voir ses dirigeants blinder d’autres joueurs de l’effectif et ne pas lui offrir un nouveau bail à sa juste valeur. Une version confirmée et expliquée aujourd’hui par le média espagnol El Confidencial. En clair, Oblak estime qu’il est aussi important que Griezmann au sein des Rojiblancos. Voir son club lui proposer un salaire beaucoup moins important que celui du Français (10 M€/an), mais la même clause libératoire très élevée (200 M€ et pas 100 M€ comme cela était évoqué récemment) ne serait donc pas du goût de l’ancien Benfiquista. Sauf que l’Atlético ne compte pas subir la pression de son gardien.

El Confidencial explique en effet que le contrat d’Oblak s’achève en 2021, et qu’il n’y a donc aucune raison de se presser. Mais ce n’est pas tout. Les Colchoneros ont fait savoir que le nouveau bail de Griezmann ne devait pas servir de moyen de pression pour réclamer des salaires exorbitants. La raison ? Dans le cas d’Oblak, les Rojiblancos ont vu que personne n’avait payé les 100 M€ de la clause du Slovène, alors que le jeune Kepa a été transféré à Chelsea pour 80 M€ et qu’Alisson a signé à Liverpool pour un peu plus de 70 M€. Considéré comme membre du top 3 des meilleurs portiers du monde, Oblak n’a donc pas su convaincre les Anglais d’y mettre le prix. Un détail important pour l’Atlético.

En clair, après avoir fait ce constat, les dirigeants espagnols se sont dit qu’il n’y avait pas urgence, alors que le Barça était, quant à lui, bien disposé à payer la clause de Griezmann (montant identique). Or si cela s’était produit, les pensionnaires du Wanda Metropolitano auraient dû reverser 20 M€ à la Real Sociedad. Encaisser uniquement 80 M€ pour un élément tel que Griezmann a donc été jugé inacceptable (au vu des tarifs pratiqués pour des joueurs de ce calibre) par l’Atlético qui a préféré sortir son chéquier, explique El Confidencial. Enfin, outre ces considérations économiques, les Colchoneros estimaient également que l’impact sportif du Français était beaucoup trop important pour se permettre de le laisser filer. Oblak a donc été gentiment remis à sa place et invité à prendre son mal en patience. Tout comme Diego Costa, désireux lui aussi d’obtenir une rallonge.