Un buteur... qui marque peu

Désormais, Rudi Garcia ne s’embête plus à titulariser ses deux attaquants de métier que sont Kostas Mitroglou et Valère Germain. En mal de but, l’entraîneur phocéen désire engager un attaquant bien plus efficace. Mais Sanabria ne s’est pas vraiment fait une réputation de serial buteur au cours de sa jeune carrière (il a 22 ans, ndlr). Hormis une saison à 11 buts en 29 matches de Liga lors de son prêt au Sporting Gijon, le Paraguayen est sur une moyenne d’un peu moins de 5 buts par saison depuis 2016 (4 en 16/17, 8 en 17/18 et 2 depuis le début de la saison).

Déjà courtisé en Ligue 1

Si la piste marseillaise menant au joueur du Betis peut surprendre, ce n’est pas la première fois qu’Antonio Sanabria fait parler de lui en France. L’été dernier, en prévision d’un départ de Mario Balotelli, l’OGC Nice avait coché le nom de l’attaquant sud-américain. Les Aiglons ont d’ailleurs fait un sacré forcing pour l’enrôler. Au final, Balotelli est resté et Sanabria n’est jamais venu.

Un ancien talent de la Masia

Sanabria a, comme tous les jeunes passionnés de football, commencé à tâter le cuir au sein du petit club de sa ville natale. Mais en 2008, sa vie a pris un tournant quand sa mère est allée travailler en Espagne, en Catalogne plus précisément. Un an plus tard, le natif de San Lorenzo débarquait au FC Barcelone. Il attendra septembre 2013 pour faire ses grands débuts avec la réserve blaugrana en deuxième division espagnole. Six mois plus tard, il était vendu à l’AS Roma pour 4,5 M€ alors que plusieurs grosses écuries (Arsenal, PSG, Tottenham entre autres) lui faisaient les yeux doux.

Un précoce au Paraguay

L’année 2013 restera sans doute gravée dans la mémoire de Sanabria. En plus d’avoir débuté avec l’équipe réserve du FC Barcelone, le jeune attaquant s’est distingué en décrochant bien avant ça, sa première cape avec la sélection A du Paraguay lors d’un match amical en août 2013 face à l’Allemagne (3-3). Sanabria est ainsi devenu, à 17 ans et cinq mois, le deuxième plus jeune joueur paraguayen à débuter en équipe nationale.

Un habitué de la case infirmerie

Si Sanabria ne présente pas un bilan offensif des plus flamboyants, c’est aussi parce qu’il a passé pas mal de temps entre les mains des médecins. Depuis la saison 2015/2016, le Sud-Américain compte 394 jours d’indisponibilité, soit plus d’un an. Au Betis, il y a subi ses deux plus grosses blessures : une au genou (133 jours d’absence) et une pubalgie lors de ses deux dernières saisons.