Foot Mercato : bonjour Alexander. Comment expliques-tu la saison compliquée de Caen et les difficultés qui ont été traversées par l’équipe ?

Alexander Djiku : on a perdu pas mal de cadres, des joueurs expérimentés, à savoir Ronny Rodelin, Julien Féret, Ivan Santini. Avec la perte de ses joueurs, nous avons manqué d’expérience et de repères. Pour autant, le début de saison était encourageant, surtout au niveau du football envisagé et pratiqué. On avait un coach, Fabien Mercadal, qui prônait un football de possession et du beau jeu. Mais on n’a pas su prendre les points, puis le doute a commencé à arriver et l’équipe est devenue fébrile.

FM : sur le plan individuel, quel bilan fais-tu de la saison ?

AD : un peu à l’image de l’équipe. En début de saison, je me sentais bien, j’ai réalisé de belles performances, puis j’ai connu une période de moins bien, avant de revenir. Le coach croyait beaucoup en moi, et m’a donné beaucoup de responsabilités. Je faisais partie des cadres de l’équipe. Le fait d’enchaîner les matches m’a permis non seulement de gagner en expérience, mais également en régularité. Malgré le fait qu’on soit descendu, cette saison m’a fait progresser à tous les niveaux, autant sur le plan technique que mental.

FM : avec la relégation caennaise, un départ est clairement à l’ordre du jour ?

AD : oui, après ce n’est pas seulement parce que nous sommes relégués. Je souhaite avoir un nouveau challenge pour la suite de ma carrière, pourquoi pas dans un club plus huppé. Mon entourage était déjà en contact avec certains clubs l’année dernière. On s’était mis d’accord avec le club pour que je reste une année supplémentaire. Je me sentais bien à Caen, et ça me permettait aussi de continuer ma progression et d’atteindre la barre symbolique des 100 matchs en Ligue 1. Ce qui est important pour moi, c’est le temps de jeu.

FM : est-ce que tu as une destination privilégiée ?

AD : je n’ai pas spécialement de destination privilégiée, j’aime bien le championnat espagnol car les équipes prônent le jeu. La Liga est aussi un championnat qui me plaît et qui correspond à mon style de jeu. C’est un championnat assez technique avec un jeu tourné vers l’avant. Après je vise des clubs ambitieux, avec de réels projets sportifs. La priorité étant de jouer l’Europe.

FM : ton choix est donc porté sur l’Espagne ?

AD : oui l’Espagne est l’une de mes priorités car c’est l’un des plus grands championnats du monde, avec de très grosses équipes comme le Real Madrid et le FC Barcelone. C’est un championnat que je suis particulièrement car je suis un adepte du beau jeu, et c’est un style de jeu qui me correspond car je suis un défenseur avec des bonnes qualités de relance et d’anticipation ce qui est primordial pour ce genre de championnat.

FM : l’Espagne est un pays où on demande aux défenseurs d’être plutôt adroits balle au pied, de jouer proprement et d’être dans l’anticipation permanente. Tu t’en sens capable, toi qui a été le deuxième intercepteur de la Ligue 1 cette saison ?

AD : je me sens complètement prêt pour ce rôle même si le jeu espagnol est très rapide et huilé. J’ai aussi cette capacité à aller au duel et être dur sur l’homme. Ce que j’apprécie c’est aussi les petites équipes qui même quand elles perdent, elles perdent avec la manière. Il y a le sens tactique aussi qui me tient à cœur, c’est un de mes points forts. Je prends le temps de réanalyser mes matchs car c’est important d’avoir du recul et de la lucidité sur sa performance. Mine de rien, le foot c’est faire les bons choix, au bon moment, le plus rapidement possible. C’est donc important de se voir pour progresser et apprendre de manière permanente.

FM : il y a beaucoup de défenseurs français qui ont réussi en Espagne ces dernières années. Lenglet, Varane, Umtiti... Ça t’inspire ?

AD : oui clairement, quand on voit leurs parcours c’est inspirant et ça montre bien qu’il y a des joueurs de qualité en France. Tu prends Varane, ou Umtiti, ceux sont devenus des références à leurs postes, et des modèles pour beaucoup de personnes. Que dire de Lenglet, qui vient au départ de Nancy, et qui est maintenant dans l’un des plus grands clubs du monde. Le mariage France-Espagne réussit plutôt bien. Pourquoi pas moi ? Nous verrons bien ce que nous réserve l’avenir.

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