Il y avait foule ce mardi à Istra en Russie pour la conférence de presse des Bleus. Non, ce n’était pas pour le malheureux Steven N’Zonzi, le premier Bleu à passer devant les très nombreux journalistes français et espagnols présents sur place. La première question à l’adresse du Sévillan illustrait bien la situation puisqu’on l’a interrogé sur le rôle de Griezmann en équipe de France. Car oui l’homme tant attendu, c’était bien l’attaquant. Il devait donner sa décision quant à son avenir, à savoir, rester à l’Atlético ou partir au Barça.

Mais la presse a rapidement déchanté. A peine installé sur son siège, l’ancien de la Real Sociedad a indiqué, en français puis en espagnol, qu’il ne dirait rien, pas aujourd’hui malgré la forte attente. « Je suis navré mais je ne le dirais pas aujourd’hui. Je sais que vous l’espériez. » Philippe Tournon, le chef de presse des Bleus, a aussitôt demandé à ce qu’on ne pose plus de question sur le sujet.

Un journaliste espagnol a tenté le tout pour le tout...

Certains journalistes, et notamment espagnols, ont tout de même tenté l’impossible. Parfois même avec les grands moyens, comme cet homme qui a pris le micro, l’a collé à son téléphone et a lancé un message enregistré avec son traducteur en français pour demander son avenir à Griezmann. Tournon a immédiatement froncé les sourcils devant le regard hilare du joueur et des autres journalistes, et a demandé de passer à la question suivante.

Autre technique, poser des questions un peu détournées comme savoir s’il est compliqué de jouer libérer dans cette situation. « Ça paraît facile mais prendre des décisions, c’est compliqué. Ça fait trois mois que je suis comme ça. Je suis assez tranquille et focalisé sur la Coupe du Monde. » Enfin, Griezmann a tout de même donné une information qui a son importance. Il sait ce qu’il fera la saison prochaine. « La décision a été prise mais comme j’ai dit, ce n’est ni le moment ni l’endroit pour le dire. » Encore un peu de patience donc.