Ils sont tous fous de Nabil Fekir ! Des supporters aux dirigeants du Betis, en passant par le staff, les joueurs et la presse : tous sont tombés sous le charme de l’international tricolore en l’espace de quelques semaines. Cela avait même commencé quelque temps avant son arrivée. En effet, l’ancien capitaine de l’Olympique Lyonnais a reçu des tas de messages de sympathie sur les réseaux sociaux de la part de fans andalous qui ne rêvaient que d’une seule chose : le voir revêtir la tunique des Verdiblancos. Un rêve qui est devenu réalité le 22 juillet dernier. Ce jour-là, les Gones ont annoncé avoir vendu le joueur, qui avait été accueilli par de nombreux supporters à l’aéroport, pour « un montant de 19,75 M€ auquel pourront s’ajouter des incentives pour un montant de 10 M€ maximum et un intéressement de 20% de la plus-value réalisée sur un futur transfert ». Un sacré coup de la part des Sévillans qui ont réussi à convaincre Fekir de porter leur projet.

Un vrai plus pour les Andalous à écouter Enrique Garcia, journaliste à Estadio Deportivo. « Nabil Fekir a eu un grand impact sur le Betis. Ce n’est pas le transfert le plus cher de la saison, qui est Borja Iglesias (28 M€, ndlr). Mais sans aucun doute son arrivée est celle qui a suscité le plus d’attente. Avec son transfert, le Betis a réalisé un coup incroyable. C’est un footballeur qui contribue à donner une bonne image de la Liga, un championnat où viennent les joueurs de talent ». Un choix de carrière surprenant pour certains. Mais le footballeur âgé de 26 ans a toujours assumé cette décision, persuadé que son union avec le Betis ne pouvait être qu’un succès. C’est ce qu’il avait confié lors de sa conférence de presse de présentation le 6 août dernier. « C’est un nouveau challenge. Ça faisait huit ans que j’étais à Lyon. Je voulais voir autre chose et découvrir un autre championnat. J’espère que cette saison sera belle pour l’équipe comme pour moi ».

« Fekir a déjà fait oublier Lo Celso »

Puis, devant une salle de presse bondée pour l’occasion, il avait affirmé avoir de grandes ambitions. « J’arrive dans un nouveau club, dans une nouvelle équipe avec des joueurs qui sont ici depuis pas mal de temps. J’arrive avec de grandes ambitions et l’envie de faire une grande saison. Je vais essayer d’apporter ma jeune expérience, ma technique. Le foot espagnol est différent du foot français. Je veux essayer d’apporter le maximum à cette équipe ». Et Nabil Fekir a joint l’acte à la parole.Titulaire pour la première journée de Liga face au Real Valladolid, il a été l’un des joueurs les plus dangereux pour son équipe. Il a apporté par sa percussion, provoquant plusieurs fautes. Il a aussi tenté sa chance en multipliant les tirs. Sans succès. L’ex-Lyonnais a aussi fait beaucoup d’efforts défensivement d’autant que son équipe a été réduite à dix au bout de dix minutes de jeu. Finalement, le Betis s’est incliné 2 à 1.

Même chose durant la deuxième journée face au FC Barcelone (défaite 5 à 2). Une rencontre où Fekir a tout de même été précieux pour son équipe, ouvrant notamment le score à la 15ème minute face à des Blaugranas qui ont ensuite déroulé. Lors de troisième journée, le Français a été de nouveau buteur. Auteur d’un bon match, il a même inscrit le but de la victoire 2 à 1 à la 61ème face à Leganés. Avec déjà deux buts au compteur en trois journées, le natif de Lyon est un atout de taille pour le Betis. Ce que nous confirme Enrique Garcia. « Nabil Fekir n’a joué que trois rencontres mais il a déjà fait oublier Giovani Lo Celso, qui était le joueur le plus décisif la saison passée. Nous nous attendions à une adaptation progressive, mais dès le début, il a été le principal moteur de l’équipe en attaque. Contre Leganés, il a été le facteur qui a permis au Betis de remporter sa première victoire. Le président du Betis a parlé et a dit que c’était un délice de le voir jouer ».

Un impact sur l’équipe et le club

Le Français a déjà mis le public, son club et la presse dans sa poche. El Desmarque a d’ailleurs indiqué qu’il faisait partie "des quatre irremplaçables" de Rubi avec Emerson Aparecido, Alfonso Pedraza et William Carvalho. Il faut dire qu’en plus de marquer, Fekir, assez libre dans le jeu, amène son expérience, sa vision de jeu, sa technique au-dessus du lot ou encore sa percussion lui qui provoque énormément de fautes. D’ailleurs, Estadio Deportivo précise que le Betis est l’équipe qui a subi le plus de fautes par match (15,3 infractions en moyenne) grâce à Nabil Fekir par qui tous les ballons passent et qui est celui qui a le plus la possession du ballon. Sur le terrain, comme en dehors, le Français s’adapte bien à écouter Enrique Garcia. « Il a l’air de bien se sentir au club, qui fait aussi tout son possible pour qu’il se sente comme à la maison.C’est le joueur clé du projet de Rubi. C’est un joueur unique, un champion du monde et l’homme qui est appelé à ramener le Betis en Europe ».

Puis il a indiqué : « Les supporters l’apprécient déjà beaucoup. On voit beaucoup de maillots floqués au nom de Fekir dans les tribunes ». En effet, l’arrivée de Nabil Fekir a suscité un grand enthousiasme de la part des fans du Real Betis Balompié. Un club qui nous a d’ailleurs fourni les chiffres des ventes de maillots en juillet et août 2019. Sur ces deux mois, l’écurie espagnole a vendu 5518 maillots dont 1151 ont été personnalisés avec des noms de joueurs de l’équipe. Arrivé fin juillet, Nabil Fekir représente 18% des maillots vendus par le club sur les deux derniers mois. Mais entre juillet et août, le nombre de tuniques floquées à son nom a triplé. Et cela devrait aller en augmentant. Tout cela est très prometteur pour les Andalous. Avec 54% de maillots vendus, Joaquin, capitaine emblématique, est le seul joueur à devancer le Français, qui est donc le deuxième joueur dont les tuniques s’arrachent le plus. Derrière, on retrouve Sergio Canales (7%) ou encore Marc Bartra et Andrés Guardado (5%). Que ce soit sur le terrain sportif ou du marketing, l’effet Nabil Fekir se fait déjà sentir au Real Betis Balompié.

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