Le centre de formation de l’Olympique Lyonnais regorge de talents, et de joueurs qui suscitent l’intérêt. D’ailleurs, au moment de dévoiler les nouveaux maillots du club rhodanien pour la saison à venir, l’équipementier Adidas misait sur les étoiles lyonnaises, en mettant en avant le défenseur Jenssen et l’attaquant Kalulu aux côtés des Lacazette et autre Gonalons. Autre jeune à avoir connu son premier moment de gloire par le biais de ce spot, Houssem Aouar a lui aussi eu le bonheur d’être placé en tête d’affiche en compagnie des stars de l’équipe première. Celui qui fêtera ses 17 ans le 30 juin prochain commence ainsi à faire sérieusement parler de lui. FM vous propose donc de découvrir cet authentique talent :

« J’ai commencé le football à l’âge de 6 ans, à l’AS Tonkin Villeurbanne, un petit club de quartier on va dire. Puis, en 2009, l’OL est venu me demander, j’ai fait des tests de détection qui se sont bien passés. Quelques semaines après, j’ai reçu une lettre pour me dire que c’était bon, et j’ai donc intégré le centre en U12. À mon âge, c’était un rêve. C’était l’OL des grands jours avec Juninho, c’était un rêve qui se réalisait. Venir d’un petit club à l’OL, ça a été un grand changement, mais aussi une fierté ». Ce meneur de jeu, se décrivant comme disposant d’une bonne « vision du jeu », d’une « bonne qualité technique », et étant « un faux-lent » concède néanmoins avoir un domaine bien précis à travailler : « On me reproche encore de ne pas avoir de niaque, je suis élégant mais je n’aime pas forcément les contacts, c’est sur ça que je dois bosser et m’améliorer ».

Zidane et Grenier, les modèles d’Aouar

Élégant mais pas vraiment dur au mal, le maître à jouer rhodanien aime le beau jeu, et cela se ressent jusque dans l’identité des joueurs qu’il apprécie, le principal n’étant autre que : « Zizou (rires) ! Zidane, c’est LE modèle, de par sa carrière, son personnage, sa manière de jouer, de se déplacer, son élégance naturelle. C’est un joueur que j’apprécie ». Grand amateur de Zizou, même s’il n’avait que... 13 jours (!) lorsque celui-ici inscrivait un doublé en finale de la Coupe du Monde 1998, Aouar dispose aussi d’un modèle tout trouvé entre Rhône et Saône : « J’aime bien Clément Grenier pour son aisance technique et sa manière de se tenir sur le terrain, c’est un joueur que j’apprécie à l’OL. C’est un grand ami, on échange souvent, il m’apporte beaucoup, et me conseille. Par contre, je n’ai pas encore son talent sur coup franc (rires), j’espère le rattraper, mais ça va être compliqué ! »

Une mission compliquée mais pas impossible, tant Aouar fait parler de lui, et fait l’unanimité ou presque aux yeux de ceux qui suivent les équipes de jeunes lyonnaises au quotidien. Et si les premières semaines ne furent pas simples, le numéro 10 a su redresser la barre avec brio : « Au début, ça a été un peu compliqué, avec le temps d’adaptation, puis la machine est lancée ». Lancé au point d’affoler les compteurs, lui qui avec 26 buts et une quinzaine de passes décisives chez les U17 dans cet exercice régale : « Je suis un joueur qui aime se projeter vers l’avant, j’ai eu de la réussite cette saison grâce à mes coéquipiers que je remercie. Je suis fier de ce bilan statistique. La saison est très bonne, même si on a eu un peu de relâchement vers janvier, mais j’ai remis la machine en route et j’espère être avec les U19 en cette fin de saison. La saison prochaine sera compliquée, on passe de U17 à U19-CFA, j’espère intégrer la CFA le plus vite possible », insiste-t-il.

Vous l’aurez compris, ce fan du double contact à la Iniesta est ambitieux, et aspire déjà à conquérir l’Europe avec ses partenaires de jeu, eux qui disputeront la Youth League du fait de la qualification de l’équipe première en Ligue des Champions : « On pense tous à la Youth League, on est excité à l’idée de pouvoir y participer. On a eu l’occasion de voir la finale, le niveau est très élevé. Mais avec la qualité de nos joueurs en U19, on a quelque chose à faire. Comme tout joueur, on aime se faire remarquer dans le bon sens du terme sur le terrain, à nous de faire des bons matches dans cette compétition. En tant que jeune, la reconnaissance du travail est une fierté, mais il faut garder la tête sur les épaules face à la médiatisation, surtout à nos âges. Il y aura aussi la Gambardella, on va tout faire pour être prêt ». Reste à confirmer ces propos dans les faits pour, qui sait, convaincre la direction rhodanienne de lui offrir ce précieux sésame que constitue le contrat professionnel, rêve de tout jeune joueur : « Bien sûr que j’en rêve, j’espère que ça va venir, mais on n’en est pas encore là ». Chaque chose en son temps.