Bordeaux n’aura donc pas ralenti sa course effrénée vers le sacre. Au bout d’une onzième victoire consécutive – un record -, les Girondins ont vu hier soir le titre de champion s’offrir enfin à eux, après 10 ans d’attente. Mais le titre est à peine en poche que les premières interrogations commencent à poindre. Quel visage aura le Bordeaux du prochain cru ?

Gourcuff reste, c’est acquis. Et Chamakh devait partir en cas de titre, c’était une certitude. Mais contre toute attente, le Marocain vient finalement d’annoncer, devant des milliers de Bordelais scandant son nom qu’il souhaitait rester une saison supplémentaire. «  Oui je vais rester normalement, ça dépend du président », relate L’Equipe. Sans doute une manière de signifier à Jean-Louis Triaud qu’un effort financier serait nécessaire pour s’assurer sa présence (à l’heure l’actuelle, il touche presque trois fois moins que Yoann Gourcuff).

Et jusqu’à hier, le doute planait aussi sur un autre élément clé de l’effectif girondin. Chamakh était le pilier de l’attaque bordelaise. Gourcuff, le régulateur du milieu de terrain. Mais si le onze de Laurent Blanc était si fort, c’est qu’il s’appuyait sur des leaders dans chacune de ses lignes. Et dans un rôle plus discret que les deux animateurs offensifs cités, Alou Diarra et Souleymane Diawara ont très largement contribué au triomphe de l’équipe au scapulaire.

Diawara a ainsi en toute logique intégré l’équipe type de Ligue 1. Le puissant défenseur s’est montré aussi régulier qu’infranchissable tout au long de la saison, et donne enfin, à 30 ans, la pleine mesure de son talent. Et son influence au sein du vestiaire a également été précieuse à l’équipe. Bordeaux aura donc été ravi d’apprendre que l’international sénégalais a décidé de poursuivre l’aventure en Gironde. Il l’a annoncé en personne, sur France 3 Aquitaine.

Celui que ses coéquipiers appellent volontiers “le clown” a donc joué par la même une mauvaise blague aux Marseillais, très intéressés par son profil (en savoir plus).