Foot Mercato : Mounir, vous êtes libre depuis le 30 juin dernier et votre départ de l’OGC Nice, comment appréhendez-vous ce mercato estival ?

Mounir Obbadi : Je gère la chose plutôt sereinement, j’ai une certaine expérience du haut niveau. C’est sûr que j’aurai préféré effectuer la reprise au sein d’un groupe, mais parfois il faut savoir être patient. Les clubs préfèrent attendre, ils sont prudents. Mais je vis cette période plutôt bien.

FM : Où en êtes-vous sur le plan physique ?

MO : Je travaille de mon côté avec un préparateur physique. Je m’entretiens bien, je n’ai aucun souci de santé, je me sens très bien physiquement. J’attends que l’on fasse appel à moi, je suis prêt, je suis en très bonne santé.

FM : Votre saison dernière a été marquée par votre départ soudain du LOSC puis 6 mois à Nice. Quel bilan tirez-vous de ce dernier exercice ?

MO : Ma saison dernière a été compliquée pour les raisons que l’on sait notamment à Lille. Par la suite, j’ai connu quelques blessures sans gravité, un souci à l’ischio-jambier et j’ai récidivé. Puis pendant deux mois j’étais à la CAN avec la sélection du Maroc. Je suis arrivé à Nice, club avec lequel ça s’est très bien passé. Mes relations avec Lucien Favre étaient très bonnes, l’équipe tournait bien et j’ai eu la chance de jouer quelques matchs. Ils ont peut-être décidés de miser sur la jeunesse, je le respecte.

FM : Éprouvez-vous certains regrets par rapport à cette fin un peu brutale à Nice ?

MO : Je n’ai aucun regret avec l’OGC Nice. Je suis fier d’avoir joué dans ce club même si cela n’a duré que six mois. Sur les six mois que j’ai passé avec Lucien Favre j’ai énormément appris à ses côtés, c’est un excellent coach. Cela fait parti du métier, c’est le football.

FM : Quelles sont vos aspirations désormais pour cette saison ?

MO : Je peux rendre service à pas mal de clubs en Ligue 1. Je me sens très bien physiquement, je me tiens prêt aujourd’hui si on fait appel à moi. J’ai une certaine expérience du haut niveau qui peut aider certaines équipes en manque de maturité dans leur effectif. J’ai toujours la même envie, le football c’est ma passion depuis tout petit. Si un club fait appel à moi avec un projet intéressant je suis à sa disposition. Je sens que je peux encore apporter quelque chose en Ligue 1.

FM : Avez-vous quelques touches en ce moment, des contacts avec certains clubs ?

MO : J’ai quelques contacts en Ligue 1 oui. Mais certains clubs préfèrent encore patienter. Ils attendent encore quelques matchs avant de peut-être procéder à des réajustements. Je possède aussi plusieurs touches à l’étranger. Mais je privilégie la France, c’est ma priorité. L’objectif reste de trouver un club pour pouvoir prétendre à la sélection du Maroc, qui reste très importante pour moi.

FM : En France, on a l’impression que les joueurs âgés de plus de 30 ans sont « grillés ». Quel est votre avis sur ce jugement ?

MO : Les gens pensent ce qu’ils veulent. C’est vrai qu’on entend souvent en France qu’un joueur est cramé après 30 ans... Pourtant, des joueurs qui évoluent au plus haut niveau à plus de 30 ans il y en a plein. J’ai 34 ans et personnellement je me sens très bien physiquement et mentalement. Le plus bel exemple pour moi en France, c’est Benjamin Nivet (40 ans) que j’ai côtoyé à l’ESTAC. A son âge il prend toujours autant de plaisir sur le terrain en Ligue 1.