Pour tenter de remonter en Ligue 1, l’AJ Auxerre fait confiance à ses jeunes (Rivieyran, Jullien, Segbefia, Ntep, Sanogo, Meité, Mendy). Christopher Missilou (20 ans), lui, n’a pas connu pareille promotion. Malgré une apparition en L1 en fin de saison dernière (8 minutes contre Montpellier, 38e journée), le milieu de terrain polyvalent n’a pas réellement eu sa chance avec l’équipe première. « J’ai travaillé dur, le coach fait ses choix cette saison. Mais je sais où je dois travailler, où je dois progresser. Ça viendra, je le sais, c’est une question de temps. Je m’entraîne de temps en temps avec l’équipe première », a-t-il confié à Foot Mercato.

Pour l’instant, et malgré tout son talent, il doit se contenter d’être un cadre de l’équipe réserve bourguignonne qui évolue en CFA (19 matches, 1 but). « Ça fait quatre ans que je suis en CFA. Je suis sous contrat professionnel. J’espère que l’on va se maintenir avec la réserve. Je dois travailler fort jusqu’au mois de juin et on verra ce qui se passera », a-t-il raconté. Le mois de juin est une échéance importante pour celui qui s’inspire de Blaise Matuidi, « le meilleur à son poste en France actuellement et un exemple hors du terrain ». En fin de contrat, il sera alors libre de rejoindre le club de son choix. Et si la société Asporia 11, qui gère ses intérêts, est en contact avec deux formations de Ligue 2, le joueur préfère pour l’instant se concentrer sur le jeu.

« Je vais prêter attention à toutes les propositions en fin de saison. Pour l’instant, c’est trop tôt. Il ne faut pas être pressé. Ça peut te faire sortir de tes matches le week-end. Il faut garder la tête sur les épaules et ne pas brûler les étapes », a expliqué l’ex-international U18 sous les ordres de Philippe Bergeroo qui a aujourd’hui choisi la sélection du Congo. Une chose est sûre, Christopher Missilou veut jouer pour poursuivre sa progression et franchir un palier. « Moi l’essentiel, c’est que je joue. À moi de faire ce qu’il faut pour être vu et aller voir plus haut. Je sais que le travail finira par payer. Où que je serai, je continuerai à travailler dur », a-t-il conclu. Le message est passé.