« C’est un garçon avec une personnalité différente. La chose que je peux dire, c’est que j’espère qu’il atteindra une dimension à la mesure de son réel potentiel ». Ce mercredi, dans les colonnes de L’Équipe, José Mourinho, limogé de son poste de manager de Manchester United il y a plusieurs mois maintenant, a évoqué en ces termes le cas Anthony Martial (23 ans). Ole Gunnar Solskjær, son successeur sur le banc des Red Devils, partage aussi sans doute ce sentiment.

En théorie du moins, car en pratique, le Norvégien aurait, selon les derniers échos de la presse anglaise, perdu patience face à l’inconstance de son attaquant français, muet depuis le 30 mars, provoquant la réponse de l’entourage de ce dernier, statistiques et comparatifs à l’appui. Le manager mancunien se verrait sans doute bien l’intégrer au grand coup de balai qu’il prépare, selon The Sun, dans son effectif. Seulement, cela semble impossible. Deux raisons à cela.

Glazer en est fan

D’abord, l’ancien de l’AS Monaco, arrivé en 2015, a en effet prolongé son contrat jusqu’en juin 2024 assorti d’un salaire annuel d’environ 11,9 M€ au mois de janvier. Ensuite, les tabloïds anglais, le Mirror et ESPN en tête, expliquent que l’international tricolore (18 sélections, 1 but) bénéficie d’un soutien de poids en interne. Selon les deux médias britanniques, le Frenchy est l’un des joueurs préférés de Joel Glazer, l’un des présidents des pensionnaires d’Old Trafford.

Mieux, ce dernier, fan absolu du joueur, le considérerait comme « le Pelé du club ». Ce serait d’ailleurs pour cette raison, d’après le Mirror, que, l’été dernier, malgré l’insistance de Mourinho, il avait refusé de débloquer les fonds pour se lancer à l’assaut du vice-champion du Monde de l’Inter Milan Ivan Perisic, qui aurait été en concurrence directe avec un certain... Anthony Martial. Voilà donc pourquoi Ole Gunnar Solskjær, en dépit de ses états d’âme, risque de devoir faire avec...