En France, depuis que le Paris Saint-Germain bat sous pavillon qatari (2011), le club de la capitale a remporté six des huit derniers titres de champion de France et devrait, sauf catastrophe, en remporter un septième à la fin de la saison (ce qui serait le 9e de son histoire). En Italie, la Juventus n’est pas aux mains des pétrodollars, mais la Vieille Dame exerce elle aussi une domination sans partage sur la Serie A avec huit Scudetti consécutifs glanés depuis la saison 2011/2012.

Une hégémonie qui n’est pas pour déplaire aux tifosi bianconeri. En revanche, ça commence sérieusement à agacer les autres formations. Et plus particulièrement celles détenues par des propriétaires étrangers (AC Milan, Inter Milan, Bologne, Fiorentina et AS Roma). Le constat est simple : venus investir en Italie, ils ne voient pas vraiment quel bénéfice tirer d’un championnat archi dominé par un seul club. Dans son édition du jour, Il Corriere dello Sport révèle ainsi que ces hommes d’affaires ont un projet très ambitieux en tête : révolutionner la Serie A. L’idée est simple : calquer le modèle de la ligue transalpine sur celui très juteux de la Premier League.

La Serie A veut imiter la Premier League

« Une PL anti Juve », titre même le journal. À savoir un championnat plus compétitif, plus riche et, surtout, plus équilibré. L’objectif serait également de faire passer d’autres formations telles que la Sampdoria, le Genoa ou Parme sous pavillon étranger. En gros, créer une énorme stimulation pour attirer l’argent des milliardaires étrangers, comme c’est le cas en Angleterre, et rendre la Serie A plus internationale grâce, notamment, à une redistribution plus égale des droits TV (basée jusqu’à présent davantage sur la notoriété que sur les résultats sportifs), surtout pour les clubs moins huppés.

Mais comment faire pour convaincre la Juve d’accepter un tel changement ? Le quotidien affirme qu’une étude menée dans le cadre de ce projet démontre qu’un championnat ultra dominé par une seule équipe n’attire pas grand monde. Mais ce n’est pas tout. Les nombreuses polémiques arbitrales jugées trop en faveur de la Vieille Dame nuisent également à l’image du championnat. Considérée comme l’un des championnats phares de la planète football dans les années 90, la Serie A a clairement envie de retrouver son lustre d’antan. Reste à savoir si la Juventus est prête à l’accepter.