LOSC - PSG : les notes du match

Après un temps additionnel incroyable, le PSG a inscrit deux buts et a arraché le nul sur la pelouse du LOSC (2-2). Voici les notes de choc au dénouement impressionnant.

Par La Rédaction FM
16 min.
Akliouche @Maxppp

La deuxième journée de Ligue 1 débutait ce vendredi soir, avec une alléchante affiche entre deux des trois représentants français en Ligue des Champions, cette saison : Lille et le Paris Saint-Germain. Privés d’Ousmane Dembélé, laissé au repos, et de João Neves, malade, Luis Enrique titularisait notamment Warren Zaïre-Emery dans l’entrejeu et le double buteur à Rennes, Ferran Torres, dans son 4-3-3. En face, Lille se présentait en 4-2-3-1 sans Fernandes-Pardo, qui souhaite toujours quitter le Nord de la France, mais avec son capitaine, Benjamin André, de retour de suspension. Arrivé ce mercredi au LOSC, Dilane Bakwa démarrait sur le banc.

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Dès la 5e minute de jeu, les Parisiens passaient tout proche de refroidir Pierre-Mauroy. Lancé dans la profondeur, Ferran Torres était devancé par Berke Özer, mais le portier turc ne parvenait finalement pas à capter le ballon. Hakimi décocha ensuite une frappe vers les cages adverses qui sont vides, qui finissait sa course vers le poteau droit. Dans la foulée, les Lillois infligeaient une première frayeur aux champions de France en titre. Après s’être joué de Marquinhos, Ethan Mbappé servait Giroud dans la surface adverse, qui butait sur Safonov (5e). Félix Correia tergiversait ensuite dans la surface et ratait sa frappe. Très en jambes, le petit frère de Kylian tentait une nouvelle fois sa chance, mais voyait sa tentative être captée par Safonov (18e). Face à une défense parisienne très fébrile, qui a multiplié les pertes de balle dans son propre camp, Lille a eu des munitions pour ouvrir la marque. Si le tir de Correia passait au ras du poteau (20e), l’occasion suivante des Nordistes faisait mouche. Magnifiquement servi par Giroud dans le dos des Parisiens, Hákon Haraldsson envoyait une puissante frappe au fond des filets pour faire exulter Pierre-Mauroy (21e, 1-0). Si les Parisiens ont tenté de réagir via cette frappe de Ruiz stoppée par Özer (27e), les joueurs de Luis Enrique ont surtout fait preuve d’un très grand déchet technique. Souvent trouvé de la tête dans la surface, Ferran Torres n’a pas connu la même réussite que face à Rennes. En face, les Lillois se montraient solides derrière et vifs devant pour faire mal aux Parisiens, dans cette première période.

Paris arrache encore un nul in extremis

Voyant que son équipe était en grande difficulté, Luis Enrique lançait Kvaratskhelia dès la reprise, à la place d’un Doué peu inspiré. Piqués au vif, les Parisiens ont commencé à récupérer le ballon plus haut. La possession était toujours en faveur des hommes de Luis Enrique, mais les occasions étaient trop maigres. Que ce soit sur cette tentative de Kvaratskhelia, hors cadre (57e), sur ce coup franc complètement raté du Géorgien (59e), ou sur cette frappe à l’extérieur de la surface de Vitinha (68e).

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À l’approche du dernier quart d’heure, Lille passait tout proche du break, malgré sa deuxième période très compliquée. À la suite d’un numéro sur le côté droit, Tiago Santos trouvait Olivier Giroud, dont la tête piquée passait tout près du but de Safonov (71e). Finalement, les Nordistes - qui avaient dos rond quasiment durant toute la seconde période - faisaient preuve d’une très grande efficacité, en breakant grâce à un nouveau venu. Décalé par Olivier Giroud à droite, la recrue Dilane Bakwa se remettait sur son pied gauche et trouvait la lucarne opposée (84e, 2-0). Mais alors que les Lillois pensaient décrocher un succès de prestige, la magnifique enroulée gauche de Vitinha venait redonner un infime espoir aux Parisiens (90e+1, 2-1). Finalement, au bout du bout du temps additionnel, le milieu portugais distillait un centre parfait pour la tête de Marquinhos, qui arrachait le point du nul pour le PSG (90e+5, 2-2). Un retour incroyable, au terme d’une fin de match sous tension. Lille, de son côté, voit les trois points lui échapper d’une cruelle manière.

L’homme du match : Olivier Giroud (7,5) : très important dans le pressing lillois, il se procure sa première occasion dès la 7e minute sur un centre à ras de terre de Mbappé, mais sa reprise trop axiale est captée par Safonov. Il se transforme ensuite en passeur pour Haraldsson avec un service aussi subtil qu’inattendu, qui prend toute la défense parisienne à contre-pied sur l’ouverture du score. Précieux sur les longs ballons grâce à son jeu dos au but et sa capacité à servir de point d’appui, il livre un match très costaud à 39 ans, avec beaucoup de présence dans les duels, des retours défensifs et une énorme générosité. Il passe proche de marquer à son tour à la 71e minute sur un centre parfaitement déposé par Santos, mais sa reprise trop croisée passe juste à côté. Il s’offre finalement une deuxième passe décisive en renversant parfaitement le jeu d’un long ballon précis vers Bakwa, qui conclut d’une frappe exceptionnelle. Une prestation complète et déterminante, avec deux passes décisives à la clé.

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LOSC

- Ozer (5): une première sortie approximative dès la 4e minute aurait pu coûter cher à Lille, mais Hakimi trouve le poteau face à une cage vide. Il se rattrape parfaitement à la 26e avec un excellent réflexe à bout portant devant Fabian Ruiz, en refermant très vite ses jambes. Malgré la présence régulière des Parisiens autour de sa surface, il passe finalement une rencontre assez calme, avec seulement deux arrêts à effectuer. Il se montre en revanche beaucoup moins convaincant dans son jeu au pied, avec seulement 50 % de passes réussies et plusieurs relances imprécises. Un match sérieux sur sa ligne, malgré quelques approximations dans les sorties et à la relance. Il ne peut rien faire sur le premier but parisien avec une frappe de Vitinha logée en pleine lucarne imparable. Un deuxième but encaissé dans l’ultime seconde du match sur une tête de Marquinhos également compliquée à aller chercher.

- Santos (7): fidèle à lui-même, il n’hésite jamais à se projeter pour apporter le surnombre sur son aile, tout en assurant parfaitement ses retours défensifs. Il réalise une première période de très haut niveau aux côtés de Mbappé, avec qui il se complète parfaitement dans l’animation du couloir. Davantage contraint de défendre après la pause face à la possession parisienne, il ne baisse jamais en intensité et musèle Kvaratskhelia, à qui il ne laisse quasiment aucun espace pour provoquer ou frapper. Malgré ce travail défensif conséquent, il conserve suffisamment d’énergie pour se projeter, comme à la 71e minute avec une belle montée conclue par un centre précis pour la tête de Giroud. Un match très complet, aussi solide derrière que précieux dans ses projections.

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- Ngoy (6,5): très costaud dans les duels, il impose rapidement sa puissance et se montre particulièrement rassurant dans la couverture des ballons aériens. Sa bonne lecture du jeu lui permet également d’anticiper les passes au sol et de couper plusieurs situations dangereuses. Il joue aussi un rôle important sur l’ouverture du score lilloise en récupérant le ballon avant de lancer la contre-attaque. Encore plus sollicité en seconde période face à la domination parisienne, il répond présent et multiplie les interventions pour protéger sa surface. Très vocal, il replace constamment ses partenaires et dirige sa défense avec autorité. Un véritable match de patron au cœur de la charnière lilloise malgré deux buts encaissés en fin de match.

- Alexandro (6,5): un début de rencontre plus compliqué que celui de Ngoy, mais il monte progressivement en puissance après plusieurs échanges avec son partenaire de charnière. Plus appliqué et attentif au fil des minutes, il trouve ensuite son rythme et se montre très solide dans ses interventions. Il joue un rôle important sur l’ouverture du score avec une passe verticale qui casse les lignes et trouve Giroud pour lancer l’action. Très propre dans la relance, il ne manque qu’une seule de ses 23 passes. Sa complémentarité avec Ngoy fonctionne parfaitement, notamment dans les prises à deux pour fermer les espaces aux attaquants parisiens. Une prestation qui gagne en maîtrise au fil de la rencontre.

- Perraud (6,5): très peu mis en difficulté dans son couloir, il assure avant tout l’équilibre défensif du LOSC en restant plus bas pour compenser les nombreuses montées de Santos sur le côté opposé. Lorsqu’il se projette, il a systématiquement le réflexe de sprinter vers son poste dès que le ballon est perdu ou que l’action se termine. Sérieux dans son placement et solide dans les duels, il réalise un match défensivement très propre. On aurait toutefois aimé le voir davantage accompagner les attaques pour offrir une solution supplémentaire et permettre à Lille de varier son jeu sur les côtés. Une prestation appliquée, essentiellement tournée vers l’équilibre de son équipe.

- Andre (7): très complémentaire avec Bentaleb dans ce milieu à deux, il est le véritable régulateur du bloc lillois. À la récupération, c’est lui qui impose à son équipe de monter ou de redescendre et dicte le tempo par son placement. Il avale les kilomètres pour être constamment présent dans l’entrejeu, mais aussi venir créer des prises à deux défensives, avec beaucoup d’autorité et un harcèlement permanent sur le porteur. Pris de vitesse sur l’une des rares fois de la rencontre, il écope du premier carton jaune du match, avant de frôler le second à la 57e minute sur une faute à l’entrée de la surface. Une énorme activité qui pousse son entraîneur à ne prendre aucun risque avec son avertissement. Il est remplacé par Mukau (60e). Une entrée très physique du milieu lillois, précieux par sa présence et ses nombreuses couvertures défensives.

- Bentaleb (7): il est au cœur de toutes les sorties de balle et fait constamment le lien entre la défense et l’attaque. Jeu court, passes longues, changements de rythme : il oriente le jeu avec beaucoup de justesse et de sérénité. Très présent également au repli, il couvre énormément de terrain et forme avec André un duo particulièrement complémentaire à la récupération. Même lorsqu’il prend des risques avec le ballon, il dégage une grande maîtrise et perd très peu de ballons dangereux. Juste avant la pause, il tente sa chance d’une frappe puissante qui passe tout près du poteau. Un match très complet dans l’entrejeu, où il aura véritablement été la plaque tournante du LOSC.

- Mbappé (7): très virevoltant sur son côté, il fait rapidement souffrir la défense parisienne par sa vitesse et sa capacité à provoquer. Trouvé en profondeur, il élimine Marquinhos avant de centrer pour Giroud, qui manque sa reprise, puis fait encore très mal à Zaïre-Emery à la 17e minute sur une percée conclue par une frappe trop écrasée. Très libre dans son positionnement, il n’hésite pas à dézoner et à rentrer dans l’axe pour apporter une présence supplémentaire et créer des décalages. Encore dangereux à la 40e minute grâce à son accélération, il délivre un nouveau centre qui n’est pas correctement exploité. En seconde période, il se distingue aussi par sa générosité dans le repli et multiplie les efforts défensifs. Une prestation de très haut niveau face à son ancien club. Il est remplacé par Bakwa (68e). D’abord discret, l’entrant fait finalement basculer son entrée à la 84e minute avec un but exceptionnel, en repiquant sur son pied gauche avant d’envoyer une frappe en pleine lucarne.

- Haraldsson (6,5): très peu en vue en début de rencontre et longtemps parmi les Lillois ayant touché le moins de ballons, il compense par une énorme générosité dans ses courses. Sur l’une de ses nombreuses projections en profondeur, il est récompensé à la 21e minute en étant parfaitement trouvé avant de fusiller le gardien d’une frappe sèche en pleine lucarne. Il passe même proche du doublé à la 40e sur un centre à ras de terre de Mbappé, mais croise trop sa frappe. Plus en difficulté balle au pied dans l’axe face aux prises à deux parisiennes, il peine à créer des différences et se montre trop peu pesant en seconde période pour aider Lille à conserver le ballon et desserrer l’étau. Il reste néanmoins très généreux, aussi bien dans ses replis que dans ses appels offensifs pour attirer les défenseurs et libérer des espaces à l’opposé. Il est remplacé par Verdonk (80e), avec la sensation d’avoir tout donné.

- Correia (6): il profite d’une mauvaise relance de la défense parisienne pour récupérer le ballon dans l’axe, mais sa frappe à l’entrée de la surface manque de puissance pour inquiéter Safonov. Le jeu lillois penchant très largement à droite autour de Mbappé, il reste dans l’ombre durant une bonne partie de la première période. Lorsqu’il est trouvé, il montre néanmoins ses qualités de vitesse et sa maîtrise technique pour tenter d’accélérer le jeu. Il disparaît davantage après la pause, Lille subissant presque exclusivement la possession parisienne. Il est remplacé par Perrin (60e). Une entrée très discrète offensivement dans un rôle de numéro 10, mais avec un gros travail défensif pour accompagner son équipe dans une seconde période essentiellement passée à défendre.

- Giroud (7,5): voir ci-dessus.

PSG

- Safonov (5) : titularisé dans le but parisien malgré une frayeur à l’échauffement, Matvey Safonov a vécu une soirée mouvementée en essuyant de nombreux tirs lillois. S’il ne peut rien sur la lucarne d’Hákon Haraldsson (21e), le portier russe a limité les dégâts en s’interposant brillamment devant Olivier Giroud (7e) puis sur une frappe cadrée d’Ethan Mbappé (18e). Malgré une sortie très audacieuse loin de sa surface (12e), il s’est montré solide sur sa ligne, sauvé également par ses montants sur une lourde frappe de Nabil Bentaleb (45+1e). Vigilant en seconde période, il a eu moins de travail jusqu’à ce que Dilane Bakwa ne vienne essuyer l’autre lucarne en fin de match pour le 2-0 (86e).

- Hakimi (4) : plutôt actif sur son flanc droit, il s’est montré dangereux et aurait dû faire mieux en trouvant le poteau dès la 5e minute avant d’offrir un ballon de but à Ferran Torres (19e). Cependant, le Marocain a péché dans la finition, gâchant un excellent coup franc plein axe (45e) et manquant parfois de rigueur défensive face aux offensives nordistes. Il a laissé beaucoup trop d’espaces à Felix Correia en première période. Le Portugais a ainsi eu tout le loisir de tenter plusieurs frappes lors du premier acte.

- Marquinhos © (5) : capitaine de la défense parisienne, Marquinhos a livré une prestation mitigée dans le Nord. S’il s’est montré précieux par des interventions d’urgence, coupant notamment un contre dangereux d’Ethan Mbappé (7e), le défenseur brésilien a souvent manqué d’autorité pour stabiliser une arrière-garde fragilisée. Fébrile sur certaines sorties de balle et impuissant sur l’ouverture du score nordiste, il a été plus tranquille en seconde période. En toute fin de match, c’est sa tête parfaite qui a permis au PSG d’arracher le nul.

– Pacho (3) : aligné en défense centrale, Willian Pacho a livré une prestation très décevante. Complètement passif sur l’ouverture du score lilloise, l’Équatorien s’est fait facilement surprendre par la déviation d’Olivier Giroud, laissant Hákon Haraldsson filer seul au but (21e). Fébrile sous le pressing nordiste et constamment mis en difficulté par les appels lillois dans son dos, il n’a jamais réussi à rassurer sa défense ni à s’imposer dans les duels. A l’image de son début de saison, Pacho doit faire beaucoup mieux.

- Zaïre-Emery (3,5) : positionné dans le couloir gauche de la défense qui ne lui correspond vraiment pas, le Titi parisien a vécu une soirée particulièrement compliquée. Souvent pris de vitesse par les accélérations d’Ethan Mbappé et mis à mal par les montées de Tiago Santos, il a manqué d’agressivité et de tranchant dans les duels. Offensivement, son apport s’est révélé tout aussi neutre. Frileux dans ses prises d’initiatives, il n’a jamais réussi à peser sur le jeu ni à apporter du surnombre sur son flanc.

- Beraldo (2,5) : en difficulté constante en sentinelle, Lucas Beraldo a vécu une première mi-temps particulièrement laborieuse face au dynamisme nordiste. Complètement dépassé face à l’envie des milieux adverses, le Brésilien a manqué d’agressivité et d’anticipation sur chaque accélération lilloise. Souvent pris de vitesse et approximatif à souhait dans ses transmissions, il a incarné les multiples largesses défensives du PSG durant ce premier acte. Pas plus inspiré au retour des vestiaires, il a été remplacé par Mika Godts (63e), qui a été trop neutre pour réellement faire la différence par lui-même.

- Vitinha (7) : au milieu de terrain, Vitinha a livré une prestation très contrastée en première période. S’il a fait preuve d’activité à la récupération en grattant 6 ballons, le Portugais a manqué de précision et de maîtrise technique dans l’orientation du jeu, concédant 10 pertes de balle. Également en manque de réussite face au but, il a multiplié les frappes lointaines non cadrées (31e, 32e, 65e) sans parvenir à apporter le danger espéré. Dérangé par le harcèlement des milieux adverses et du manque de solution qui s’offraient à lui, Vitinha a eu le mérite de tenter des choses. Et cette abnégation a été payante. Réduisant l’écart sur une superbe frappe du gauche qui est allée se loger en lucarne (90+1e). Sur un éclair de génie, il a également armé un centre ultra-rapide et précis pour Marquinhos qui a arraché le nul en fin de match (2-2, 90+5e). Il a clairement sauvé la soirée parisienne.

- Fabian Ruiz (3,5) : l’Espagnol a livré une prestation bien terne. Le champion du monde s’est offert la plus belle occasion parisienne de la première période mais a buté sur Berke Özer (26e), avant de récolter un carton jaune évitable pour contestation (39e). Hésitant dans la zone de vérité et manquant d’impact à la récupération, il est resté très neutre dans le jeu jusqu’à sa sortie à la 73e minute au profit de Lucas Digne.

- Akliouche (3,5) : aligné dans le couloir, Maghnes Akliouche a signé une prestation peu emballante. Côté positif, l’ancien Monégasque s’est montré disponible et a su créer du liant, offrant la meilleure occasion parisienne à Fabián Ruiz (27e) avant de délivrer un bon centre pour la tête de Ferran Torres (32e) et de décaler Vitinha (65e). Cependant, son apport global est resté trop timide. Frileux dans ses prises d’initiatives et manquant d’agressivité dans le dernier geste, il a manqué de percussion pour déséquilibrer le bloc lillois et a perdu trop de ballons pour être le dépositaire du jeu parisien. Remplacé par Dro (78e), qui a loupé une belle opportunité d’égalisation à 1-0.

- Torres (3) : attendu au tournant après son doublé inaugural la semaine dernière et avec l’absence d’Ousmane Dembélé, l’ancien du Barça a déçu par son manque criant d’efficacité. L’attaquant espagnol a multiplié les ratés dans la zone de vérité : une opportunité en or gâchée en fermant trop son pied (19e), suivie de deux reprises de tête hors cadre sur des centres d’Akliouche (32e, 33e) et d’une ultime tentative non cadrée juste avant la pause (45+2e). Trop imprécis dans le dernier geste, il a complètement vendangé les occasions qui auraient pu relancer le PSG. Pour le reste, il a été globalement invisible. Remplacé par Senny Mayulu (72e), qui n’a pas plus existé que le champion du monde.

- Doué (3) : aligné sur l’aile gauche, Désiré Doué a raté sa première période. S’il s’est montré tranchant par moments, il a cruellement manqué de réussite sur sa seule tentative au but (10e). Face à l’impact lillois et peu aidé par Warren Zaïre-Emery, l’attaquant parisien a manqué de tranchant dans les duels et a étalé du déchet technique gênant en concédant 9 pertes de balle. Largué, il a été remplacé par Khvicha Kvaratskhelia à la mi-temps (4,5, 46e). Déterminé et très volontaire, le Géorgien a tenté d’initier la révolte. Dangereux sur ses nombreuses frappes qui ont fait peur au stade Pierre-Mauroy, l’ancien Napolitain a été problématique pour les défenseurs adverses. Pour autant, il est rentré dans le rang au fil des minutes même si son dynamisme a été intéressant.

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