Le Havre : l’incroyable résurrection d’Issa Soumaré
Orphelin du moindre but lors des quatre derniers mois, Issa Soumaré, auteur de trois buts lors des deux derniers matches, symbolise aujourd’hui la très belle dynamique du Havre, 13e de Ligue 1 avant de se déplacer sur la pelouse du FC Nantes.
Il était encore hué il y a quelques semaines, il fait désormais lever les foules. Oui, dans le football tout va très vite et les choses sourient dorénavant à Issa Soumaré. Pointé du doigt pour son manque de réussite face au but et son faible impact dans le jeu, l’attaquant sénégalais de 25 ans - qui avait notamment raté deux penaltys face au Paris FC (0-0, le 7 décembre) et contre Lyon (0-1, le 14 décembre) - porte, aujourd’hui, les Ciel et Marine. La donne est simple : avant de se déplacer sur la pelouse du FC Nantes pour le compte de la 23e journée de Ligue 1, le natif de Podor peut se targuer d’avoir trouvé le chemin des filets à trois reprises lors des deux dernières rencontres.
Décisif lors de la victoire contre Strasbourg, le droitier d’1,84m a remis le couvert, dimanche dernier, en inscrivant un doublé contre Toulouse. Deux buts permettant au club doyen d’enchaîner deux victoires de rang à domicile, une première depuis deux ans. Treizième de Ligue 1 avec douze points d’avance sur le premier relégable… Nantes, le HAC surfe finalement sur un collectif toujours aussi soudé et des individualités retrouvées. Après plus de quatre mois de disette, Soumaré - qui avait inscrit son dernier but sur penalty contre le Stade Rennais le 5 octobre 2025 - semble, lui, de retour à son meilleur niveau.
Soummaré, l’autre facteur X du HAC
Lucide face au but, mais surtout déterminant dans le système de Didier Digard, l’avant-centre de 25 ans - auteur de 14 duels remportés face aux Toulousains, soit le plus haut total de la rencontre - brille de mille feux, redonnant dans le même temps de l’allant au secteur offensif des Normands. « Il a une grosse force mentale, un super exemple. Grâce à son investissement, il est apprécié du groupe, ce qui fait que quand il enchaîne les titularisations sans marquer, personne ne dit rien. Et chacun essaie de le mettre dans les meilleures dispositions pour recommencer à marquer », confiait d’ailleurs Digard à son sujet.
Avant de revenir sur sa longue période où les filets lui échappaient. « Franchement, je ne vais pas dire que je ne l’ai jamais senti douter. Mais il fallait vraiment que je "fouille". Et du coup, je ne l’ai pas senti vraiment plus libéré. Je n’étais pas absolument fan de sa semaine. Elle était très bonne, mais j’aurais peut-être espéré que ça lui apporte un vent nouveau. Sauf qu’en fait, non, il est resté égal à lui-même. Sa force, c’est justement d’être régulier, dans les bons et les mauvais moments, sur son investissement ».
Une force de caractère également mise en avant par Lionel Mpasi, la doublure de Mory Diaw. « J’essaie de le mettre en échec toute la semaine à l’entraînement ! Il ne perd pas le sourire, il travaille, et il a été récompensé ». Sur un petit nuage, celui qui a inscrit 6 buts et délivré 2 passes décisives en 23 matches toutes compétitions confondues espère désormais poursuivre sur sa lancée, à l’heure où le HAC ne pointe qu’à cinq longueurs du top 7. Positionné en pointe après avoir performé dans le couloir gauche de l’attaque havraise, le numéro 45 des Hacmens symbolise, quoi qu’il en soit, la très belle dynamique du HAC. Dos au mur, les Canaris, qui accueillent les Normands ce dimanche à 17h15, sont, eux, prévenus.
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