Coupe du monde des clubs

Le monde du football sous le charme des débuts tonitruants de João Pedro

Chelsea s’est qualifiée pour la finale de la Coupe du Monde des Clubs en s’imposant 2-0 contre Fluminense. Une prestation remarquable, notamment grâce au feu d’artifice offensif de João Pedro. Nouvelle recrue du club londonien, il fait déjà sensation sur toute la planète foot.

Par Raphaël Raffray
4 min.
Joao Pedro (Chelsea) contre Ignacio (Fluminense) @Maxppp

Recruté officiellement par Chelsea il y a moins d’une semaine pour 63 millions d’euros, Joao Pedro a rapidement fait sensation en inscrivant un doublé face à son ancien club, Fluminense, en demi-finales de la Coupe du Monde des Clubs. L’attaquant brésilien, formé à Fluminense, a ouvert son compteur avec une frappe lointaine avant de sceller le succès d’une puissante reprise du pied droit, restant humble en ne célébrant pas ses buts par respect pour son club formateur. L’impact fulgurant de João Pedro captive déjà les observateurs du football mondial. Comme le relate The Guardian, « la semaine dernière, João Pedro était sur une plage brésilienne ; aujourd’hui, il est en finale de la Coupe du Monde des Clubs, ovationné par ses anciens et ses nouveaux fans ».

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L’attaquant de 23 ans, alors en vacances à Rio de Janeiro, a été surpris par l’annonce de son transfert à Chelsea en provenance de Brighton. : « On lui a dit que son transfert avait été finalisé et qu’il pouvait venir directement ici ». Son adaptation a été éclair : « Deux jours et une seule séance d’entraînement plus tard, il fait ses débuts à Philadelphie, à plus de 4 000 kilomètres au nord de chez lui, laissant entrevoir un avenir prometteur ». Puis, titularisé pour la première fois dans le New Jersey, il n’a pas tardé à se faire remarquer. « Il lui a fallu 18 minutes pour marquer un but glorieux. Au moment où il repart, une heure plus tard, il en marque un autre », commente ainsi le quotidien britannique.

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L’Angleterre est déjà sous le charme

Et pour les autres médias anglais, c’est le même son de cloche. The Telegraph souligne que « le début de sa carrière à Chelsea a été un succès retentissant » et, malgré des défis à venir bien plus costauds que l’équipe de Fluminense, l’attaquant brésilien « a certainement l’air d’être dans le coup ». Les conditions de jeu n’étaient pas simples, avec une « température sur le terrain qui a atteint 40 degrés Celsius ». Le quotidien anglais décrit aussi que « les quatre lances à eau qui remplacent les systèmes d’arrosage habituels dans le football européen n’ont pas vraiment fait le même travail », laissant un terrain « très sec » sous « la pression du soleil du milieu de l’après-midi ». Malgré cela, João Pedro a su se montrer décisif et inspiré.

Pour João Pedro, cette soirée a ressemblé à un véritable conte de fées. « C’était un premier départ de rêve, je ne pense pas qu’il aurait pu être meilleur. Oui, je suis très heureux ! », a-t-il confié au micro de DAZN après la rencontre. Conscient de l’émotion particulière liée à l’adversaire, il a tenu à faire preuve de respect : « j’étais heureux de marquer mes premiers buts, mais je sais que cette compétition est très importante pour Fluminense et je ne peux que m’en excuser. Je dois faire preuve de professionnalisme. » Avant de conclure, déjà tourné vers la suite : « Maintenant, je dois me reposer et me concentrer sur la finale. Ce sera un match très important et il pourrait s’agir de mon premier titre. »

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Au Brésil, on aurait voulu profiter plus longtemps de cette pépite

Du côté du Brésil, même si on aurait bien aimé garder l’enfant du pays un peu plus longtemps, « la loi des exs » compense un peu. Formé à Fluminense, João Pedro rapporte un joli pactole à son club d’origine. Grâce au mécanisme FIFA de solidarité pour les clubs formateurs, O Globo indique que « Fluminense a droit à 2,5 % de la valeur totale de la transaction », soit environ 10,2 millions de reais (1,6 million d’euros). Membre de « la génération Xerém », au même titre que Luiz Henrique ou André, João Pedro a grandi aux côtés d’autres talents brésiliens comme Rodrygo, Yuri Alberto ou Gabriel Martinelli. Grand, incisif et déjà buteur précoce, il s’était illustré très tôt : « En 37 matchs, il a inscrit 10 buts et délivré 2 passes décisives. » Son coup d’éclat ? « Sept buts en quatre matches » en mai 2019, dont un triplé marquant face à l’Atlético Nacional en Copa Sudamericana, retrace le journal brésilien. Qui n’espère qu’une chose : que le feu d’artifice João Pedro continue d’illuminer le ciel du football.

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