Eliminatoires CM - Europe

Equipe de France : le vestiaire islandais crie au grand scandale !

L’Islande crie au scandale après le match au Parc des Princes. Un but de Guðjohnsen, qui aurait pu offrir le nul aux Scandinaves, a été refusé par la VAR pour une faute sur Konaté, déclenchant la colère et l’incompréhension côté islandais après la victoire (2-1) des Bleus.

Par Valentin Feuillette
3 min.
La sélection islandaise @Maxppp

Face à l’Islande, les Bleus ont été confrontés à une équipe solide, organisée et très agressive sur le porteur du ballon. Les Scandinaves n’ont jamais renoncé et ont longtemps tenu tête à la France, malgré la domination tricolore en possession (78 %) et en occasions. Elias Rafn Olafsson a multiplié les interventions décisives, repoussant les tentatives de Mbappé, Thuram et Barcola, et transformant chaque incursion française en défi. L’Islande a même trouvé l’ouverture contre le cours du jeu sur une erreur de Michael Olise, Andri Guðjohnsen profitant d’une passe en retrait mal ajustée pour inscrire le 0-1 (22e). Un but qui aurait pu leur donner un avantage psychologique, mais la France a su réagir rapidement avant la pause grâce au penalty transformé par Mbappé (1-1, 45e). La fin de rencontre a été marquée par une intensité défensive constante de l’Islande, qui a mis les Bleus sous pression malgré l’infériorité numérique après l’expulsion de Tchouameni (67e). La tension a culminé lorsque Guðjohnsen semblait inscrire un doublé pour son équipe, une action finalement annulée pour faute sur Konaté après intervention de la VAR (88e).

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Une décision qui a provoqué la colère et l’incompréhension côté islandais, pour qui le but aurait été légitime. Malgré ce scénario tendu et un score final serré, la France a su conserver son avantage et l’emporter 2-1, mais les Nordiques peuvent légitimement estimer avoir été privés d’un moment décisif dans ce match accroché. « Je pense qu’il y avait une faute, il a tiré un peu le maillot, c’était un geste assez soft. C’est un joueur assez lourd par rapport à mon attaquant. Si on voit au ralenti, évidemment qu’on peut voir quelque chose. La France a bien joué, elle n’a pas paniqué, évidemment il y aura des critiques, mais elle est restée pro, elle a fait un bon match. C’est une meilleure équipe, mais on n’était pas loin », a déclaré le sélectionneur islandais Arnar Gunnlaugsson. Mais côté vestiaire, le son de cloche est différent.

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Un but refusé incompréhensible ?

En effet, au coup de sifflet final, les 11 Islandais ont crié à la polémique : «je suis extrêmement satisfait et fier de l’équipe. La performance a été excellente et nous aurions dû faire match nul, mais l’arbitre n’a pas été d’accord. Ils ont créé quelques occasions en deuxième mi-temps, mais je pense que nous avons réussi à égaliser. Nous avons observé la situation et il n’y a rien à redire. Si c’est une faute, il y en a beaucoup dans un match de football», a expliqué Ísak Bergmann Jóhannesson. L’ancien international, Kári Árnason, est aussi montré au créneau, fou de rage : «Ce n’est pas une faute, jamais». De même pour Bjarni Guðjónsson, ancien joueur international :«Ce que nous retirons de ce match, c’est que nous pouvons aborder l’un des matchs à l’extérieur les plus difficiles et être à un cheveu de celui-ci et peut-être privés d’un point». En tout cas, les joueurs ne vont pas oublier ce match.

«Ils ont créé quelques occasions en deuxième mi-temps, mais je pense que nous avons réussi à égaliser. Nous avons observé la situation et il n’y a rien à redire. Si c’est une faute, il y en a beaucoup dans un match de football. Nous méritions ce point sur l’un des terrains extérieurs les plus difficiles d’Europe. Je suis incroyablement fier. C’était une vraie performance», a conclu Ísak Bergmann Jóhannesson. Et sur la faute qui a amené le pénalty transformé par Mbappé, Jón Dagur Þorsteinsson a affirmé : «C’était frustrant de ne rien tirer de ce match. Le but d’Andri et le fait d’être un buteur supplémentaire pendant 20 minutes. C’était épuisant de ne rien tirer de ce match. C’était très léger. C’est tout ce que je peux dire. Je doute qu’Andri aurait obtenu un penalty si ça avait été l’inverse. C’est comme ça. Quand les Français affrontent les Islandais, ils les sous-estiment toujours». Voilà qui réserve de belles joutes en octobre à Reykjavik.

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