Super League : Karl-Heinz Rummenigge joue la carte de l'apaisement

Président du Bayern Munich, qui n'a pas pris part au projet de Super League, Karl-Heinz Rummenigge a tenté de calmer le jeu ce jeudi.

Karl-Heinz Rummenigge, le patron du Bayern Munich
Karl-Heinz Rummenigge, le patron du Bayern Munich ©Maxppp

Depuis la nuit de dimanche à lundi et l'annonce de la création de la Super League, le monde du football traverse une légère zone de turbulences. Néanmoins, sous la pression des supporters et de plusieurs dirigeants, ce projet a finalement pris l'eau, dix des douze clubs engagés ayant décidé de se retirer (seuls le Real Madrid et le FC Barcelone en font encore partie aujourd'hui). Rapidement, les clubs français et allemands se faisaient passer pour les bons élèves suite à leur refus de participer.

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De l'autre côté du Rhin, le Bayern Munich avait justifié ce refus. « Le FC Bayern n'a pas participé à la planification d'une Super League. Nous sommes convaincus que la statique actuelle du football garantit une base sérieuse. Le FC Bayern salue les réformes de la Ligue des Champions, car nous pensons qu'elles sont la bonne étape pour le développement du football européen. Le tour préliminaire modifié contribuera à plus de tension et d'émotion dans la compétition », avait expliqué Karl-Heinz Rummenigge, le président du club bavarois.

«Dans ce chaos, il faut prôner la sagesse»

Cette fois-ci interrogé par le quotidien L'Equipe, le boss des champions d'Europe en titre a évoqué les cas Agnelli et Pérez, les deux principaux acteurs de cette Super League. Et de son côté, Rummenigge calme le jeu. «Tous les dirigeants de club sont logiquement très déçus par Andrea et son attitude ces derniers jours. Mais je suis un farouche partisan du dialogue. J'estime que c'est important que les douze clubs en question aient reconnu avoir commis une grosse erreur aussi rapidement. Ce qui est encore plus important à mes yeux, c'est qu'ils l'ont presque tous corrigée», a-t-il lâché concernant le président de la Juventus, qui était à la tête de l'ECA avant la nomination de Nasser al-Khelaïfi mercredi.

«Dans ce chaos, il faut prôner la sagesse. J'espère simplement que Florentino l'entendra de cette oreille», a poursuivi Karl-Heinz Rummenigge. Mais ce que le PDG du Bayern Munich préfère mettre en avant, c'est la décision finale des clubs, à savoir se retirer du projet : «je vois l'attitude et le changement brutal de cap de tous ces clubs comme un appel au secours, une sorte de message de détresse, surtout concernant les clubs du sud de l'Europe où j'y vois un lien entre les difficultés financières qu'ils traversent et les conséquences de la pandémie.» La tête sur les épaules.

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