Ligue 1

Montpellier-PSG : les notes du match

Le PSG repart de Montpellier avec le point du nul (1-1) suite à un match où chaque équipe aura eu sa mi-temps.

Par La Rédaction FM
9 min.
PSG Rémy Cabella Maxppp

Sacré champion de France en mai dernier, le PSG avait l’honneur d’ouvrir la Ligue 1 ce soir à Montpellier. Un honneur qui peut vite tourner au cauchemar si les joueurs ne sont pas au rendez-vous sur le pré. Les champions de 2012, eux, n’ont pas raté leur entame. Avec beaucoup d’agressivité, les Héraultais ont instauré un gros pressing sur le porteur de balle, obligeant Sirigu à des dégagements délicats ou le tandem Matuidi-Verratti à des pertes de balle dangereuses. Mais c’est finalement la star parisienne, Ibrahimovic, qui était à pointer du doigt pour une perte de balle, entachée d’une légère faute, qui allait aboutir au but de Rémi Cabella (10e). Le petit milieu offensif s’en allait battre Sirigu d’un subtil piqué après une frappe contrée d’Herrera. Et voilà qui obligeait déjà le PSG à courir après le score, au désarroi de Laurent Blanc, qui s’impatientait face à la pauvreté du jeu développé par ses hommes. Ibrahimovic pas encore prêt à 100 %, Pastore, Lavezzi et Lucas trop brouillons, Verratti déjà nerveux (averti dès la 31e), Paris n’y était clairement pas. Quelques bribes d’occasion (tête de Lavezzi 7e, frappes de Jallet 14e, Lucas 27e, Ibrahimovic 28e) ne suffisaient pas à déstabiliser une défense héraultaise bien regroupée et très solidaire. C’est même Herrera qui faisait passer un nouveau frisson de plaisir dans la Mosson, avec un pointu non-cadré (39e).

La suite après cette publicité

Le PSG était donc mené au score à la pause, comme la saison passée face à Lorient. Allait-il réagir ? Ibrahimovic donnait le ton dès la 47e en envoyant un missile sur coup-franc, qui ne passait pas loin des cages de Jourdren. Plus appliqué, plus agressif, les hommes de Laurent Blanc accéléraient enfin le rythme. Ils obtenaient beaucoup de coups francs (Lucas en brossait un juste au-dessus à la 55e) mais ne parvenaient pas à trouver un vrai décalage dans le jeu. Jusqu’à la 60e minute et une ouverture de Pastore pour Ibrahimovic, qui remisait de la tête pour Maxwell (60e). Le Brésilien fusillait Jourdren et remettait le PSG en selle. Le match semblait basculer, d’autant plus qu’El Kaoutari se faisait expulser pour un deuxième carton jaune (72e). Cavani entrait en jeu dans la foulée, à la place de Lavezzi. Les premiers pas de l’Uruguayen auraient pu être victorieux, puisqu’il reprenait de la tête une ouverture de Pastore. Mais l’ancien Parisien Tiéné effectuait un sauvetage miraculeux. Derrière, malgré une pression constante, le PSG butait sur une équipe héraultais valeureuse et solidaire, regroupée dans son camp. Comme la saison passé, le club francilien devra se contenter d’un nul pour sa première rencontre de Ligue 1.

L’homme du match : Rémi Cabella (7) : on l’annonçait en futur maître à jouer de cette équipe de Montpellier, il en a fait la parfaite illustration ce soir pour l’ouverture de la saison. Hyperactif, le numéro 10 héraultais était partout sur le terrain. Dans un rôle d’électron libre, on l’a aussi bien remarqué à la récupération que dans l’animation offensive. Comme le symbole d’un match parfait, le seul but des Héraultais est son œuvre, lui qui a bien suivi la frappe contrée d’Herrera pour planter un piqué (10e). Un super départ.

La suite après cette publicité

Montpellier :

  • Jourdren (5,5) : le portier montpelliérain n’a pas eu grand-chose à faire, les Parisiens n’ayant finalement cadré que peu de frappes. S’il s’est parfaitement interposé sur les tentatives de Lavezzi (7e) et Ibrahimovic (29e), il est dépassé sur le but de Maxwell (60e). Sauve les meubles avec un arrêt réflexe sur Rabiot en toute fin de match.

  • Tiéné (4,5) : un peu d’émotion sans doute pour le latéral, qui retrouvait ses anciens coéquipiers et un club qu’il a quitté il y a seulement quelques semaines. Comme l’ensemble de ses partenaires, il s’est beaucoup donné, mais a souvent été pris de vitesse, commettant ainsi bon nombre de fautes. Sauve néanmoins les siens en déviant un véritable assist à destination de Cavani (75e).

  • El Kaoutari (4,5) : alors qu’il a fait preuve d’une grande sérénité sur une bonne partie de la rencontre, il a finalement perdu sa bataille des nerfs face à Zlatan Ibrahimovic. Sanctionné de deux cartons jaunes, il est expulsé à la 72e minute, compliquant la tâche des siens, qui ont souffert jusqu’à la fin.

  • Hilton (5,5) : on lui prévoyait l’enfer, le vétéran ne s’en est pas trop mal tiré, étant impeccable dans les airs. Un peu moins, parfois, dans ses interventions. Son tacle par derrière sur Ibrahimovic (54e) aurait pu lui revenir plus cher.

  • Congré (5) : sérieux, appliqué, l’ancien Toulousain n’a été que peu inquiété par Pastore, qui a déserté son aile gauche une grande partie de la rencontre. Mais en allant souvent porter son aide à ses coéquipiers centraux, il a été en retard au pire moment : le centre ayant amené le but parisien venait bien de son côté, et de Pastore…

  • Marveaux (6) : gros match du milieu héraultais. Très actif à la récupération, il a fait avorter bon nombre de manœuvres adverses. Il a cependant commis beaucoup de fautes.

  • Stambouli (5,5) : a participé, avec son acolyte Marveaux, à mettre à mal la mise en place du jeu parisien. Beaucoup de sérieux de sa part, quelques erreurs dans les transmissions.

  • Cabella (7) : lire ci-dessus.

  • Mounier (6) : il se sera battu comme un beau diable sur son aile gauche. Très impliqué dans le pressing héraultais, il a cependant été moins réaliste dans l’aspect offensif de son boulot, où il manqué de lucidité et de précision dans ses transmissions, et ce bien qu’il ait été le relais privilégié de Cabella. L’ancien Niçois n’a pas volé son ovation à sa sortie du terrain, lui qui a été remplacé par Martin (56e). Ce dernier aura fait de son mieux dans une fin de match difficile.

  • Camara (5) : à l’instar de Mounier sur l’autre aile, Camara a été très actif au pressing, et s’est dépensé sans compter. Seulement, lui aussi a été l’auteur de quelques maladresses. Remplacé par Mezague (74e).

  • Herrera (4,5) : l’attaquant argentin n’aura pas pesé sur la défense parisienne. Pour tout dire, il n’aura tenté qu’une frappe (50e). Enfin, deux, puisqu’il est à l’origine – un peu malgré lui – de l’ouverture du score des siens, sa frappe contrée ayant fait office d’assist pour Cabella. Remplacé par Montano (66e), qui pour son retour à la Mosson, n’aura pas montré grand-chose non plus.

La suite après cette publicité

PSG :

  • Sirigu (4) : pas exempt de tout reproche sur le but de Cabella, où il ne bouche pas bien l’angle. Mis en difficulté sur deux dégagements en début de rencontre, il n’a ensuite plus rien eu à faire.

  • Maxwell (6,5) : décidément, la Mosson lui réussit. Après y avoir marqué d’un joli lob la saison passée, il a encore trouvé l’ouverture, dans un style moins léché certes (60e). Défensivement, il n’a pas trop souffert. Pas assez présent offensivement en première période, il a su surgir au meilleur moment pour égaliser. Un match solide.

  • T. Silva (6) : impeccable dans ses interventions, qui se sont avérées assez rares. Herrera ne l’a pas beaucoup défié. Il ne peut rien sur le but encaissé.

  • Alex (6) : tranquille défensivement malgré l’ouverture rapide du score côté montpellier, il s’est encore montré précieux offensivement avec son jeu de tête.

  • Jallet (4,5) : Mounier l’a parfois passé, Cabella l’a embêté en dézonant à gauche, mais Jallet a plutôt tenu dans l’ensemble. Par contre, sa complicité avec Lucas reste toujours à parfaire et ses contres ont manqué de précision

  • Matuidi (5) : le seul Parisien présent dans l’impact en première période. Il a beaucoup couru mais récupéré moins de ballons qu’à son habitude. Il a apporté son aide offensivement sans se montrer véritablement dangereux.

  • Verratti (3) : le petit Italien a montré son pire visage. Coupable de très nombreuses pertes de balle, il a mis son équipe en danger à plusieurs reprises. Il choisit toujours la difficulté en voulant éliminer des adversaires plutôt que de distribuer le ballon sur les ailes. Autre point noir, l’intersaison ne l’a pas calmé. Il tire toujours autant les maillots et a été logiquement averti dès la 31e minute. Laurent Blanc va devoir être aussi sévère qu’Ancelotti avec le jeune Italien. Remplacé alors qu’il était à deux doigts du carton rouge par Ongenda (76e).

  • Pastore (5) : frustrant encore une fois. Il est capable d’adresser des passes splendides dans le dos de la défense, comme sur le but de Maxwell ou sur l’action de Cavani, mais il rate parfois des choses très simples. On le sent malgré tout impliqué et il prend ses responsabilités en réclamant le ballon lorsque rien ne bouge. Une frappe dangereuse en fin de rencontre (86e).

  • Lucas (4) : le Brésilien n’a pas eu beaucoup d’impact sur le jeu parisien. Il peine toujours à proposer des appels le long de la ligne de touche et repique trop souvent dans l’axe. Ses rares chevauchées n’ont pas abouti à grand-chose. Par contre, ses coups de pied arrêtés ont été pour la plupart très bien tirés et ont mis le feu dans la défense montpelliéraine. Remplacé par Rabiot (85e), qui était proche d’inscrire un but dans les dernière secondes d’une tête sur corner (90+2e).

  • Lavezzi (5) : il a beaucoup couru, comme à son habitude, mais n’a pas eu beaucoup de bons ballons à négocier. Positionné plus haut qu’Ibra en première période, il s’est démené mais ne s’est procuré qu’une occasion, de la tête à la réception d’un coup-franc. Plus bas au retour des vestiaires, il a pu donner un coup de main dans la construction des attaques. Généreux comme toujours. Remplacé par le très attendu Cavani (72e), qui aurait pu marquer sur son premier ballon sans un sauvetage miraculeux de Tiéné (75e). Il a aussi démontré sa qualité technique sur un joli contrôle dans la course. Prometteur.

  • Ibrahimovic (5,5) : insuffisant en première période, beaucoup mieux en seconde. Lent et peu impliqué en début de rencontre, il a quasiment tout raté, ses dribbles comme ses passes. Il se fait prendre sur le but montpelliérain, même s’il peut légitimement réclamer une faute. Il est revenu animé d’un tout autre état d’esprit en seconde période, où son impact physique a considérable pesé sur la défense héraultaise. Hilton et El Kaoutari ont concédé beaucoup de fautes et le Suédois a représenté une menace constante dans la surface. Son jeu de tête lui a permis de délivrer sa première passe décisive de la saison pour Maxwell. A lui désormais de démontrer cela sur 90 minutes.

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
Copié dans le presse-papier