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CAN 2025 : pourquoi le Sénégal n’a pas perdu la finale sur tapis vert

Par Valentin Feuillette
2 min.

La question d’une éventuelle défaite sur tapis vert du Sénégal s’est rapidement posée après la scène surréaliste vécue en finale de la CAN 2025 face au Maroc, lorsque les Lions de la Teranga ont quitté la pelouse pour protester contre le penalty accordé après intervention de la VAR. Sur le papier, le règlement de la CAF est pourtant très clair. L’article 82 stipule que « si, pour n’importe quelle raison, une équipe (…) refuse de jouer ou quitte le terrain avant la fin réglementaire du match sans l’autorisation de l’arbitre, elle sera considérée perdante et sera définitivement éliminée de la compétition en cours ». L’article 84 va encore plus loin en précisant que l’équipe fautive « perd le match 3-0 » et peut faire l’objet de sanctions supplémentaires. En théorie donc, un abandon de terrain expose immédiatement à une disqualification pure et simple. Mais, dans le cas précis de cette finale, plusieurs éléments expliquent pourquoi cette sanction extrême n’a pas été appliquée.

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D’abord, le match n’a jamais été officiellement arrêté par l’arbitre, qui n’a ni sifflé la fin définitive de la rencontre, ni acté un refus catégorique et irréversible de jouer. Les joueurs sénégalais sont revenus sur la pelouse après de longues discussions, ce qui place la situation hors du champ d’application strict des articles 82 et 84. L’article 83, qui traite du forfait en cas de non-présentation à l’heure du coup d’envoi, ne s’applique pas non plus ici. La question de la sécurité des joueurs de Pape Thiaw peut aussi être expliquée, en raison des échauffourées en tribunes. En pratique, les instances privilégient presque toujours la reprise du jeu dès lors qu’elle est possible, surtout en finale d’une compétition majeure. Cette séquence illustre parfaitement l’écart entre le règlement, très strict dans son texte, et la réalité du terrain. Les décisions de disqualification immédiate en plein match restent extrêmement rares, tant les autorités cherchent à préserver l’issue sportive, même au cœur d’un chaos sans précédent.

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